Miss France 2022 : Que se serait-il passé si les votes du jury et du public étaient égaux …

Le 11 décembre, les français auront le pouvoir. Ou du moins, 50% du pouvoir pour élire la nouvelle reine de beauté qui aura la lourde et importante tâche de représenter la France pendant un an. Qui va donc succéder à Amandine Petit, notre Miss France actuelle qui a fait l'unanimité en cette année difficile ?

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Une parmi les 29 sera Miss France 

C’est un rendez-vous incontournable pour des millions de français chaque année. Peu importe s’ils regardent avec premier ou second degré, ils se prêtent au jeu, font des pronostics, choisissent leur candidate favorite, et partagent une partie de la soirée et de la nuit avec toutes ces femmes magnifiques. Vous avez peut-être vu, ces dernières heures, des articles se demandant s’il était possible de regarder Miss France et d’être (ou en tout cas de se considérer comme) féministe. 

Il faut dire que, chaque année, c’est la question qui fait débat dans le paysage audiovisuel français. Non seulement vous pouvez avoir des convictions féministes et aimer regarder l’élection (où, rappelons-le, des femmes libres choisissent de représenter les français) mais c’est tout simplement une question qui ne se pose pas tant elle revient à sous-entendre que les convictions féministes propres à chacun pourraient être mises à mal par un concours. Cela ne ferait finalement que prouver la précarité des convictions, et rien d’autre. 

 

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Osez le féminisme attaque le concours 

Il est évidemment possible de trouver ce concours sexiste – à condition d’avoir les arguments qui vont avec – ou suranné. L’association Osez le féminisme va, elle, plus loin, puisqu’elle attaque la cérémonie. Dans le viseur ? Un non-respect de la loi du travail. Dans son communiqué clame qu’il « est temps qu’enfin la télévision ne soit plus le reflet d’une société sexiste qui promeut la culture du viol et la femme objet« . Selon ses dires, l’élection va à l’encontre de la loi du travail puisque la relation qui unit ces filles au comité est la même que celle qui unit un employeur et un employé. Or, dans un cadre classique, il est interdit de choisir ses employés en se basant sur des critères physiques, d’âge ou de situation amoureuse

Ce combat, Sylvie Tellier ne le comprend pas et s’en défend chaque année, tout comme Alexia Laroche-Joubert (nouvelle présidente) qui veut, certes, que des changements soient faits, mais qui ne considère aucunement le concours comme sexiste, ou allant à l’encontre du féminisme. 

Un avis partagé par la vice-présidente LR de l’Assemblée nationale, Annie Genevard, elle qui ne se reconnaît pas dans ce combat mené par l’association : « Les féministes, nous les attendons sur des sujets autrement plus importants, que sont la liberté des femmes, empêchées d’accéder au savoir, à l’espace public, sur le voilement des fillettes, toutes ces libertés fondamentales qui sont aujourd’hui l’objet d’attaques. Je ne crois pas que lutter contre le concours de Miss France soit de première priorité pour les libertés des femmes.« 

 

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Que se passe-t-il en cas d’égalité des votes ? 

La cérémonie va se tenir, quoi qu’il arrive, le 11 décembre prochain. L’occasion pour nous de rappeler la règle. 29 femmes se présentent dans des portraits filmés et défilent sous les yeux des français. Parmi elles, 15 ont déjà été sélectionnées par des jurés qui les suivent au quotidien depuis plusieurs semaines. La beauté n’est pas le seul critère analysé : ils regardent aussi comment elles se comportent avec les autres Miss, ses résultats au test de culture général, son élégance… Le jury présent pendant le spectacle et le public n’ont pas encore leur mot à dire. 

Mais parmi les 15, cinq sont choisies pour la grande finale. C’est à ce moment-là que le jury et le public font entendre leurs voix. Et évidemment, ils votent à nouveau parmi les cinq restantes pour élire la nouvelle Miss France. Les votes du public compte pour 50%. Mais que se passe-t-il si deux Miss sont à égalité ? Sylvie Tellier donne la réponse avec une nouvelle règle : « En cas d’égalité, c’est le public qui a voix prépondérante« . C’est donc le public qui a le dernier mot alors qu’autrefois, c’était le jury qui devait trancher. Il est donc impératif pour toutes les femmes présentes sur scène le samedi 11 de parvenir à convaincre les téléspectateurs. Outre le physique, ces derniers sont très sensibles au moment où les candidates se présentent sur scène ou répondent aux questions qui leur sont posées. A elles de marquer des points à ce moment-là.