Nicolas Hulot accusé de viol, Claire Chazal, son ex-collègue de TF1, balance ce qu’elle sait !

Depuis la diffusion du reportage d'Elise Lucet mettant en lumière les témoignages de femmes expliquant avoir été harcelées et agressées sexuellement par l'ancien ministre Nicolas Hulot, les langues se délient. Des célébrités du milieu audiovisuel et politique parlent. Aujourd'hui, c'est Claire Chazal qui donne son analyse de la situation.

© KCS

Claire Chazal: Quels sont les faits reprochés à Nicolas Hulot ? 

Elise Lucet a mené l’enquête, a rencontré des victimes, et a révélé au grand public les agissements de l’ancien ministre. Plusieurs femmes accusent en effet l’homme de viol, d’agressions sexuelles, de harcèlement. L’une d’elle était mineure au moment des faits (elle avait seize ans), en 1989, et n’a pas osé parler à une époque où la parole des femmes comptait moins, voire ne comptait pas du tout. 

Claire Chazal: Dans l’émission Envoyé Spécial, cette femme, Sylvia, témoigne à visage découvert. Elle explique avoir reçu une invitation pour assister à l’émission que Nicolas Hulot présentait à l’époque, Antipodes. Si Nicolas Hulot l’invite, c’est qu’elle lui a envoyé une lettre, dans laquelle elle se « présente, donne (son) âge, comme une ado qui écrit à une star de la chanson« . Elle partage un petit-déjeuner avec l’animateur, avant qu’il lui propose de la ramener en voiture jusqu’à une station de métro. Elle accepte. C’est dans cette voiture qu’elle sera violée. En effet, Nicolas Hulot aurait sorti « son sexe et défait son pantalon« , avant de forcer sa victime « à lui faire une fellation« . 

 

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Une plainte déposée contre Nicolas Hulot

On apprend aujourd’hui, via Le Parisien, que Sylvia a déposé plainte pour viol fin novembre. Dès le lendemain de l’émission, le parquet de Paris avait indiqué avoir « ouvert une enquête préliminaire des chefs de viol et agression sexuelle« . En effet, même si les faits que dénoncent Sylvia sont aujourd’hui proscrits, le parquet ouvre une enquête (même avant la plainte, donc) afin de déterminer s’il existe d’autres agressions non prescrites. C’est donc une victoire pour toutes ces femmes qu’on fait taire face à des hommes qui sont protégés par un système patriarcal depuis trop longtemps. 

Durant l’émission, Elise Lucet à cherché à joindre Nicolas Hulot. Elle a enregistré cet appel téléphonique. A la question de la journaliste qui lui demande, dans le cadre de son travail, sa « version des faits », l’ancien ministre a répondu en mettant en avant son état d’esprit face à cette pression : « Non Élise je ne peux pas vous répondre là, je suis anéanti donc… je ne peux même pas imaginer, voilà. C’est même pas que ça me surprend, c’est que je suis anéanti. Je n’ai jamais eu de relations ambiguës. Je veux dire, j’ai eu des histoires sans lendemain comme tout le monde, mais… je n’ai même pas envie de me défendre, ça ne m’intéresse plus. C’est pas une question de reconnaître, je n’ai même plus la force. C’est leur parole contre la mienne. Cela ne sert à rien, c’est plié d’avance. Je ne vous raccroche pas au nez, mais je vous quitte, voilà« .

Claire Chazal se dit féministe, mais pas victimaire

Dans le cadre d’un entretien accordé à Paris Match, Claire Chazal est revenue sur cette affaire, elle qui a notamment travaillé étroitement avec deux personnes accusées de viol : Patrick Poivre-D’arvor (elle a été sa compagne) et Nicolas Hulot. 

« Je le connais depuis toujours… Je n’en sais rien. Il n’y a pas eu de jugement » commence Claire Chazal, avant de poursuivre : « Je l’entends. Je suis féministe absolument. Pour l’indépendance financière, l’égalité du pouvoir. Mais pas victimaire. Je perçois cette ‘zone grise’ du consentement. Et j’ai conscience que certaines femmes n’ont pas les moyens de dire non. Qu’elles n’ont aucune arme pour s’opposer fermement. » 

Elle explique par la suite qu’elle « sait les violences, l’impuissance des femmes agressées ». Pour autant, elle refuse de rendre plus vulnérables ces femmes, car selon elle, cela ne les aide pas à mener leur combat : « Une femme peut tenir tête à n’importe qui, elle le doit ! On n’est pas plus bêtes ! »

Une prise de position qui n’en est pas vraiment une. Claire Chazal n’indique pas savoir si elle connaissait la réputation de Nicolas Hulot, contrairement à une Ségolène Royal qui indique que l’ancien ministre était « intouchable«  ou une Audrey Pulvar qui parle de lui comme d’un « homme à femmes« . Quant à Sandrine Rousseau, sur le plateau de Touche pas à mon poste, elle dit très clairement qu’il a toujours été protégé par ses pairs et supérieurs : « À partir de 2018, du moment où l’article d’Ebdo sort, le gouvernement met en place une stratégie pour le protéger. »