« On m’a traîné dans la boue » : Michel Cymes fait une mise au point musclé

Que s’est-il passé pour que le médecin de la télé se retrouve au sein d’une polémique inédite ? On vous dit tout !

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© Veeren-CVS/Bestimage

À 64 ans, Michel Cymes tient le coup. Il aura essuyé en effet l’arrêt de deux émissions et surtout, une violente polémique pendant la pandémie. Aujourd’hui, il se dit en paix. Ses fans l’ont retrouvé dernièrement dans le premier épisode de La Doc et le Véto sur France 3, en mars 2021. Mais le médecin du PAF tient quand même à régler ses comptes…

Je suis plus serein et cela va de pair avec la fin de l’obsession pour le Covid et de l’agressivité générale qui en découlait. C’est le revers de la médaille quand vous avez la chance d’être populaire et, de fait, très exposé.”, commence-t-il par expliquer à nos confrères de TV Magazine.

 

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Dans cette polémique, on raconte ainsi que Michel Cymes aurait dit, au début de la pandémie, que le Covid était une grippette. Pourtant, l’animateur n’a jamais raconté ça. Et il tient à le redire. “Je ne l’ai jamais dit. Je n’arrête pas de le répéter partout où je vais, en vain. Comme dit Roselyne Bachelot «quand le ventilateur à m…de se met en route, c’est très compliqué de l’arrêter». Tout est parti d’un SMS de Nadine Morano. J’intervenais dans une émission dans laquelle j’ai jugé qu’il était irresponsable de sa part d’entretenir un climat de psychose sur le virus. Elle l’a mal pris et a écrit après coup le tweet «Cymes #grippette». C’est parti comme ça.”, lâche-t-il ainsi.

Michel Cymes reconnaît ses erreurs

Forcément, il a très mal vécu ce lynchage médiatique. “Cela m’a secoué, je ne crois pas avoir mérité un tel torrent de boue sur la tête. Plein de gens m’ont appelé en me disant «Houla!, qu’est-ce que tu te prends, là!» Avec le recul, j’ai compris que cette polémique ne concernait que les réseaux sociaux des complotistes et des politiques d’extrême droite et d’extrême gauche. Cela ne représente absolument pas l’opinion française. Il faut vraiment démystifier les réseaux surtout que la plupart s’y expriment de façon anonyme. Moi, je les ai quittés depuis longtemps, sauf TikTok pour rester en contact avec les jeunes.”, relativise-t-il ainsi.

Pourtant, cette épreuve ne l’a jamais poussé ainsi à envisager d’arrêter la télé. Sa réaction a été en effet plus équilibrée. “Je me suis mis en retrait et j’ai réfléchi. Je reconnais que j’ai commis deux erreurs. La première a été de m’attaquer aux politiques qui racontaient n’importe quoi sur le Covid. Je suis trop grande gueule et impulsif! La prochaine fois, je resterai dans mon domaine strict. Je ne suis pas Robin des Bois, je ne peux pas me mêler de tout, tout le temps.”, regrette-t-il en effet.

«On m’a traîné dans la boue»

Quant à sa deuxième erreur, ce serait d’avoir été en effet omniprésent à l’antenne. “Je me suis trop exposé pendant la pandémie. Je l’ai fait en effet de façon altruiste et pas du tout pour montrer la gueule, je n’en ai pas besoin. Quand «C à vous» ou autre m’appelait sans cesse pour que je vienne donner mon avis sur la pandémie, je jugeais que c’était mon devoir d’informateur au vu de ma popularité. Les gens ont dit: «On ne voit que lui». C’est dur à accepter pour un médecin, mais j’ai appris à dire: «Je ne sais pas». Nous aurions dû le dire plus souvent. Je me souviens avoir dit pourtant: «Tout ce que je vous dis, c’est en fonction des connaissances à l’instant T» mais tout le monde a oublié.”, nuance-t-il ainsi.

 

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Face à ses déboires comme à ses succès, Michel Cymes garde ainsi le cap. Et surtout les pieds sur terre ! “J’ai pour maximes «Souris aux gens que tu croises en montant, tu recroiseras les mêmes en descendant» et «La roche Tarpéienne est proche du Capitole» qui signifie il n’y a qu’un pas entre les honneurs et les oublis. J’ai toujours pris du recul avec la popularité. Quand vous avez 25 ans et que vous faites des nuits au SAMU, vous êtes confronté à la mort et à des images dramatiques, cela vous fait tout relativiser. Cela vous blinde à vie! L’amour, le désamour des Français, être élu «animateur préféré des Français», oui, tout cela est loin d’être anodin mais j’ai toujours su le relativiser.”, résume-il ainsi.

 


Alix Brun

Passionnée de rédaction, je m’intéresse à tous les sujets qui animent l’actualité française et mondiale. Rédactrice web de profession, j’ai à coeur d’informer le lecteur de la manière la plus précise possible, tout en offrant une information qualitative. Pigiste pour Objeko, j’ai également pour but de contribuer à un canal d’information distinct des grandes rédactions journalistiques omniprésentes sur le web, offrant ainsi un point de vue différent sur notre actualité quotidienne.