Patrick Poivre d’Arvor : 8 femmes apportent de nouveaux témoignages contre le journaliste

Depuis février 2021, la réputation de Patrick Poivre d'Arvor prend un sacré coup. Une première plainte est déposée contre lui et tout s'enchaîne. Au total, 8 plaintes et 23 témoignages le qualifient de prédateur. "Libération" offre une place, ce mois-ci, à 8 nouveaux témoignages contre PPDA.

© Frédéric Andrieu / Panoramic / Bestimage

Patrick Poivre d’Arvor est dans la tourmente. Depuis le mois de février 2021 et la plainte déposée à son encontre par Florence Porcel, le journaliste concentre toutes les attentions. Pourtant, la plainte de l’écrivaine a été classée sans suite. De même, malgré les 8 plaintes au total contre lui, ainsi que les 23 témoignages qui soutiennent ces dernières, le parquet de Nanterre a classé le dossier.

Patrick Poivre d’Arvor ne peut que se réjouir de cette décision. Mais il le fait en silence, évidemment. Car le ton monte sur les réseaux sociaux, dans la presse et chez l’opinion publique. En effet, si le parquet de Nanterre décide de classer ce dossier pour « prescription » des faits ou pour « insuffisance de preuves », la parole des présumées victimes refuse de retourner au silence. C’est ainsi que dans les colonnes de Libération, ce sont 8 nouveaux témoignages qui incriminent Patrick Poivre d’Arvor. Et un énième dans les colonnes de 20 Minutes. Objeko vous raconte tout.

Patrick Poivre d’Arvor au plus mal, les accusations continuent de se multiplier

Patrick Poivre d’Arvor, dès le mois de février 2021, avait fait savoir qu’il collaborerait avec les enquêteurs. En effet, si il niait les faits, ou en reconnaissait certains sans admettre la moindre contrainte, il restait prêt à tenter de redorer son blason. Il portait même plainte contre celle qui était sa victime présumée pour diffamation. À terme, les deux plaintes ont été classées sans suite. Mais plutôt que de se battre dans les médias pour se refaire une réputation, Patrick Poivre d’Arvor s’est fait discret. Ce n’étaient alors que ses avocats qui prenaient la parole. Et il aura donc bien fait de rester dans l’ombre car la tempête est loin d’être passée.

En effet, à la suite de la plainte de Florence Porcel, il s’était ridiculisé sur le plateau de Quotidien. En voulant se défendre, il avait montré qu’il était une personne de la « vieille école », aujourd’hui étonné que des femmes ne tolèrent plus un bisou dans le cou de la part de leurs collègues de travail. C’était donc en silence que la suite de l’affaire se passait pour Patrick Poivre d’Arvor. Laissant le soin à ses avocats de s’exprimer en son nom. Rappelant évidement sans cesse le principe de la présomption d’innocence.

À la suite de ce phénomène médiatique autour de cette première plainte, de nombreux témoignages ont vu le jour. Des témoignages accablants pour la réputation de Patrick Poivre d’Arvor. Certains de ses proches, Claire Chazal et Jean-Pierre Pernaut notamment, ont pris la défense du journaliste ouvertement. Mais cela n’a pas ralenti les prises de paroles pour dénoncer son comportement clivant. 23 témoignages sont totalisés finalement et le classement de l’affaire ne réduit pas les présumées victimes au silence.

Des témoignages glaçants qui pointent du doigt le journaliste

Dans les colonnes de Libération, ce sont donc 8 nouveaux témoignages de femmes qui voient le jour. Et ce malgré, ou à cause, du classement de l’affaire par le parquet de Nanterre. Des témoignages accablants concernant l’attitude de Patrick Poivre d’Arvor. Objeko respecte le principe de la présomption d’innocence. Cependant, la rédaction est forcée d’admettre que la réputation de Patrick Poivre d’Arvor pourrait ne plus jamais se relever après de tels témoignages. L’opinion publique est écœurée et souhaite laisser les présumées victimes s’exprimer.

Patrick Poivre d’Arvor a été contacté par les médias suite à la parution de ces nouveaux témoignages. Des témoignages dont l’un était celui d’une mineure de 16 ans au moment des faits, encore vierge. Et le journaliste a adressé une réponse écrite aux questions posées par ses confrères. Il souligne simplement que l’enquête préliminaire lui a été favorable, de même que la décision de justice. Patrick Poivre d’Arvor ajoutait que la publication de Libération était donc « regrettable »« inquiétante » et « dangereuse »« synonyme d’une tentative de contournement d’une décision de justice par les médias. »

Dans les colonnes du magazine 20 minutes, il est possible de découvrir les détails de cette énième plainte contre Patrick Poivre d’Arvor, celle de la mineure de 16 ans au moment des faits. Nous étions en 1988 et elle écrivait au journaliste pour espérer avoir la chance de rencontrer Francis Huster. Il lui aurait alors répondu pour l’inviter à son bureau et exaucer son souhait. Mais en réalité, elle explique qu’il a abusé d’elle sur le sol de ce même bureau. Alors qu’il savait qu’elle était encore vierge. Pas de doutes possibles, Objeko est certain que l’affaire Patrick Poivre d’Arvor n’a pas fini de faire couler de l’encre.