Pekin Express : les coulisses de l’enregistrement de la voix off de Stéphane Rotenberg dévoilées

Hier soir et comme tous les jeudis soirs, les fans ont rendez-vous avec Pékin Express. Mais, savez-vous comment cela se passe dans un studio d'enregistrement ? Vous ne regarderez plus jamais un épisode de la même façon, c'est certain !

© M6

Beaucoup de téléspectateurs envient la vie de Stéphane Rotenberg. En effet, son travail consiste à voyager un peu partout dans le monde. Un rêve pour certains. Cette fois-ci ce n’est pas à l’autre bout de la planète qu’on a rendez-vous avec l’animateur, mais dans les locaux d’Atlantis Télévision à quelques mètres de la tour TF1. En effet, on va vous dévoiler comment cela se déroule en coulisses. Le présentateur de la chaîne M6 se trouvait au quatrième étage de cette société de postproduction pour enregistrer la voix off d’un épisode de son émission phare Pékin Express. Bonne découverte !

Pékin Express : sur les routes de l’enregistrement d’un épisode !

Le présentateur de Pékin Express s’installe dans une petite pièce fermée et insonorisée. Il regarde à travers la vitre pour voir l’épisode qui est en train d’être diffusé et qu’il doit donc doubler et commenter. Une autre personne se trouve aux manettes de la table de mixage. Lunettes, verres d’eau, c’est parti pour une heure d’enregistrement !

Toutes les phrases sont déjà écrites

La séance commence toujours par un échauffement de la voix. « Je n’ai pas un peu la voix nasillarde ? », demande-t-il avec inquiétude. Pas de problème pour l’ingénieur du son. Quelques secondes après le démarrage, Stéphane Rotenberg doit ajuster l’articulation de certains endroits comme celui du Wadi Rum. C’est le nom du désert de Jordanie qui se prononce « Wadi Roum ». L’animateur de Pékin Express fait abstraction du studio d’enregistrement et il se trouve en Jordanie pour la huitième et dernière étape du périple.

Entre le mixeur et Stéphane Rotenberg, c’est un vrai travail d’équipe. Ils font défiler rapidement l’épisode pour avoir une vue d’ensemble. L’ingénieur s’intéresse particulièrement aux moments où Stéphane Rotenberg doit parler. Et ce dernier a quand même 17 pages de textes à énoncer. « Le texte est généralement écrit par un responsable d’épisode », souligne-t-il. Ainsi, le présentateur de Pékin Express prend connaissance des phrases seulement quelques secondes avant de les dire à voix haute face au micro. Bien sûr, il apporte sa touche personnelle, mais le gros sur travail est sur le papier. « Un moment d’inattention risquerait de mettre le binôme en difficulté », lit-il. Mais il se demande : « on va peut-être mettre le verbe au présent ? ».

« Ce sont des ajustements à la marge, c’est plus que ça ne correspond pas à mon débit particulier. Au début, ça m’énervait de mal articuler. Mais ça fait partie de mon phrasé, il faut que je l’accepte. Quand ça devient incompréhensible, je recommence, mais souvent, j’accepte cette idée. », avoue Stéphane Rotenberg à nos confrères de 20 Minutes. 

Des petits bouts de paroles mixés

Avec l’expérience, le présentateur de Pékin Express arrive maintenant à enregistrer les séances en une seule fois. Bien sûr, cela est variable en fonction de sa fatigue ! Parfois, il peut bafouiller ou se tromper dans le nom d’un candidat. Pas de panique ! Le mixeur est là pour l’aider ! Alors, Stéphane Rotenberg recommence instantanément en conservant le même ton. Ainsi, une phrase prononcée sur vos écrans a été enregistrée au préalable : « J’aimerais être capable de le vivre comme dans un rêve. Je pense qu’on peut le faire avec moins d’erreurs mais je cherche la conviction », confie-t-il.

Après une heure d’enregistrement, le globe-trotteur de Pékin Express commence à avoir la voix qui faiblit. « Je me dis toujours que si quelqu’un rentre à n’importe quel moment dans le programme, ça se joue sur l’image mais aussi dans l’intensité de la voix. Ça me plaît beaucoup de penser que je peux porter le truc, devenir l’un des ambassadeurs. Je crois beaucoup à l’intensité de la voix. », explique-t-il. Dès que les raclements se font plus fréquents, il s’hydrate et ça va mieux.

Pékin Express : un enregistrement une fois par semaine

Par contre, il peut arriver que le texte soit trop long pour être énoncé et enregistré dans les délais impartis. Dans ce cas, il reste deux options : soit lire le texte plus rapidement, soit éliminer des mots. « J’ai viré trois merdouilles, on peut reprendre », dit-il en notant les modifications sur son papier.

Au bout d’une heure et demie, la séance d’enregistrement est terminée. « C’est fou comme tout passe par la voix alors il faut faire abstraction de la fatigue, de la contrariété, de l’humeur du moment », raconte le présentateur de Pékin Express. Après le montage terminé, l’épisode est regardé par la chaîne et des ajustements peuvent être demandés. Avant de partir, Stéphane Rotenberg enregistre en deux minutes quelques mots et petites phrases pour anticiper le prochain épisode. Rendez-vous la semaine prochaine pour enregistrer sa voix sur les images de la demi-finale.