Pôle emploi crée la polémique après avoir organisé une soirée à un coût exorbitant !

C'est un scandale dont se serait sans doute passé Pôle Emploi. Surtout dans un contexte compliqué pour les chômeurs, qui suite à une réforme, vont se retrouver amputés d'une partie de leur allocation.

© Arnaud Le Vu/Hans Lucas via Reuters Connect

On parle d’une soirée à 286 000 euros. Cette soirée, organisée par Pôle Emploi au Stade de France, a été rendue publique par les journalistes du Canard Enchaînés. Contactée par le palmipède, la direction régionale de Pôle Emploi ne semble rien regretter, puisque les prix sont conformes à ceux pratiqués en région parisienne.

Un séminaire managers qui coûte très cher

L’information est révélée par Le Canard Enchaîné. D’après le journal, Pôle emploi a organisé une soirée au Stade de France. Un événement qui aurait coûté 286 000 euros hors taxes. Forcément, la polémique enfle. Car cet événement, « un séminaire managers » a été organisé avec de l’argent public, ce que regrette un syndicaliste : « C’est de l’argent public qui devrait être consacré à l’accompagnement des demandeurs d’emploi« .

Des demandeurs d’emploi qui sont, en outre, touchés par une réforme qui ne les arrange pas. Le timing aurait, en effet, difficilement être plus mauvais. D’après l’estimation de l’Unédic, suite à la réforme, plus d’un millions de demandeurs d’emploi pourraient voir leur allocation baisser de 17%. 

Contactée, la direction régionale de Pôle emploi ne nie pas les faits. Au contraire, elle cherche à les banaliser en indiquant que les prix sont conformes à ceux « pratiqués en région parisienne ». Les prix sont les suivants : 260 euros hors taxes par invité. Ainsi, le Canard enchaîné estime le coût total à 286 000 euros hors taxes. Plus de 1000 personnes étaient conviées. 

 

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Pôle emploi : les données personnelles vendues sur internet ?

Ce scandale survient quelques jours après un autre, plus discret, mais néanmoins important. Les données personnelles de plus d’un million de chômeurs se sont-elles retrouvées sur internet ? C’est ce qu’affirme un hacker sur un forum spécialisé. « Je vends une base de données liée au site français de recherche d’emploi pole-emploi.fr« . Le fichier est vendu pour 1000 dollars. Il contient les données de 1.2 millions de demandeurs d’emploi.

Si une enquête est en cours pour savoir si cette vente est réelle, le hacker en question est bien connu. De quoi laisser penser qu’il ne s’agit pas d’un simulacre de ventes. Les données auraient bel et bien été hackées. A l’heure actuelle, Pôle Emploi n’a ni confirmé ni infirmé le vol des données en question. Mais quel est le risque pour les personnes concernées par le vol des données ? Elles deviennent la cible privilégiée d’arnaqueurs en ligne qui possèdent leurs informations personnelles.

Les demandeurs d’emploi risquent d’être encore plus mécontents puisqu’un récent décret permet désormais aux agents de pôle emploi d’avoir accès à certaines informations personnelles. C’est Capital qui annonce la nouvelle :  « Un décret permet à Pôle emploi d’obtenir certaines informations sur les demandeurs d’emploi auprès de leur établissement bancaire, de leur fournisseur d’énergie ou encore de leur opérateur de téléphonie« .

 

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Quand les Pays-Bas souhaitent attirer les chômeurs français

Aux Pays-Bas, le taux de chômage est faible, à peine 3.2%. En France, il est plus élevés, et les jeunes sont massivement concernés. De quoi convaincre la ministre néerlandaises des Affaires sociales et de l’Emploi qu’un lien peut être fait. En effet, Karien van Gennip s’adresse aux habitants… des banlieues françaises, selon elle massivement touchées par le chômage :

« Il y a un taux de chômage des jeunes vraiment élevé en France, surtout dans les banlieues. Je pourrais imaginer que nous investissions dans ces jeunes Français ou Espagnols qui sortent de l’école pour les faire travailler ici dans le secteur de l’hôtellerie ou de l’horticulture, a-t-elle expliqué au journal AD. « Je n’imagine pas que nous puissions faire fonctionner notre économie sans eux ». Les Pays-Bas ont dû mal à trouver de nouveaux travailleurs nationaux. Elle pense dès lors que la solution réside à l’étranger. 

En France, le taux actuel de chômage est de 7.2%. Il est supérieur à la moyenne des pays européens, qui est de 6.8%. Il s’agit du plus bas niveau historique. Les mauvais élèves sont l’Espagne (13.3%), la Grèce (12.7%) et l’Italie (8.4%). Les Pays-Bas ont évidemment un des taux les plus bas, mais ils sont battus par la République Tchèque (2.4%), l’Allemagne (3%) et la Pologne (3%).