Pouvoir d’achat : les frais bancaires dénoncés par UFC-Que Choisir, tout savoir ici

Il y a quelques jours, UFC-Que Choisir a dénoncé les frais d'intervention pratiqués par les banques françaises.

© L’équipe Dynamique Entrepreneuriale

Dans une étude publiée ce mardi 7 juin, l’association UFC-Que Choisir dénonce les pratiques abusives des banques concernant les frais de rejet de prélèvement. Elle estime qu’au moins un milliard d’euros pourrait être économisé par les consommateurs. Ne vous inquiétez pas, la rédaction d’Objeko, va tout vous dire sur le sujet. Vous êtes prêts ?

La France, championne en matière de frais bancaires

Emmanuel Macron le sait, le pouvoir d’achat fait partie des préoccupations principales des Français. Et justement, grâce à l’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, il pourrait faire quelque chose d’intéressant pour les ménages les plus modestes. Dans une récente étude, on apprend que la France, est championne en matière de frais bancaires élevés. Elle représente pas moins de 1,8 milliards d’euros sur le budget des consommateurs.

 

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Par exemple, les frais de rejet de prélèvement sont 17 fois plus élevés en France qu’en Allemagne. Mais également, 8 fois plus qu’en Italie et 3 fois plus qu’en Belgique. C’est énorme, n’est-ce pas ? C’est pour cette raison, que l’association UFC-Que Choisir, demande une plus grande transparence aux banques. Elle exhorte également le gouvernement à mettre au pas les excès des banques. Un argument qui peut faire mouche en pleine crise du pouvoir d’achat.

Plus d’un milliard d’euros d’économies

Pour UFC-Que Choisir, si le gouvernement faisait cela, ça pourrait être pas mal. En effet, elle estime que les consommateurs français pourraient gagner plus d’un milliard d’euros. Si et seulement si, les frais de rejet étaient limités à 8 euros. Cela maintiendrait la France au rang des pays où ces frais seraient les plus élevés. En effet, avec cette proposition, elle serait toujours au-delà des tarifs qui sont pratiqués en Belgique, en Espagne ou en Italie.

Elle permettra ainsi aux consommateurs d’avoir du pouvoir d’achat supplémentaire dans cette période de crise très importante. Pour rappel, aujourd’hui, le plafond est à 20 euros en cas de rejet de prélèvement. Et c’est systématique chez les banques. L’association a calculé que la durée moyenne de ces interventions était inférieure à 1 minute 30, et évalué les marges des banques françaises sur ces frais d’incident à 86%. Une grosse facture pour une intervention très courte.

La Fédération bancaire française se défend

Suite à la demande de l’association UFC-Que Choisir, la Fédération bancaire a pris le temps de réagir. Tout d’abord, la FBF souligne qu’en France, selon l’Insee, les frais bancaires ne représentent que 0,5% du budget des ménages pour un usage au quotidien des services bancaires. Et que la transparence des tarifs bancaires est une réalité depuis de nombreuses années. Elle estime également que l’accompagnement personnalisé des clients permettait d’identifier des solutions.

Notamment pour que les personnes en situation de fragilité financière puissent réduire leurs frais bancaires totaux. Mais ce sujet, n’est pas une nouveauté. En effet, l’encadrement des frais est un sujet qui revient régulièrement dans les débats, face à des banques qui sont souvent accusées par les associations de consommateurs d’en faire leurs rentes. Reste à savoir ce que le gouvernement décidera dans les prochains jours. On vous tiendra au courant.