Rebond de l’épidémie en France : Olivier Véran fait machine arrière, ce qui devait arriver arriva…

Si le ministre de la Santé fait machine arrière, cela risque de ne pas plaire aux Français, c'est certain ! Objeko vous fait un point sur la situation actuelle et vous partage les chiffres.

© Capture Facebook

Depuis deux ans, la France et le reste de la planète a dû s’adapter à de nouveaux modes de vie en raison de l’arrivée de l’épidémie de la Covid-19. Les populations ont découvert les protocoles sanitaires dans les endroits clos, les confinements, les couvre-feux, le télétravail, la vaccination contrainte… Bienvenue dans le « monde d’après » ! Mais, on pensait retrouver notre liberté avec les dernières annonces : fin du pass vaccinal et du port du masque dans certains endroits clos. En effet, la situation était sous contrôle et c’est pour cette raison que le gouvernement avait annoncé l’assouplissement des règles sanitaires. Nous nous étions éloignés de la situation d’alerte et d’urgence. Hélas, le nombre de contaminations a augmenté soudainement depuis une semaine dans l’hexagone. On vous explique les données partagées par l’institut Pasteur et qui ne vont pas plaire aux Français.

Rebond de l’épidémie en France : fin de l’assouplissement ?

Ce jeudi 10 mars, l’Institut Pasteur a révélé qu’il y avait un petit rebond de l’épidémie. Les courbes ne sont pas au niveau du pic du mois de janvier, mais la situation inquiète. Les mesures devaient être assouplies à partir de ce lundi 14 mars. Est-ce que cela va quand même se faire ou le gouvernement fait marche arrière ? Ce vendredi 11 mars, Olivier Véran était en déplacement dans l’Isère avec Gabriel Attal dans un Ehpad. Ce dernier a fait un « rebond » dans les cas de contaminations. Alors, les personnes âgées et fragiles doivent « continuer à se protéger ».

Le ministre de la Santé explique la chose suivante : « Nous constatons actuellement un rebond, en France, dans les pays qui nous entourent, c’est-à-dire qu’il ne baisse plus, il augmente même ». Olivier Véran ajoute et précise : « Au vu des derniers chiffres d’hier c’est 20 % d’augmentation ». Par contre, la bonne nouvelle, c’est qu’il y a quand même moins d’hospitalisations. Tout va bien alors ? « En revanche, la charge hospitalière continue de baisser, mais le rythme de cette diminution a commencé à se ralentir, donc nous sommes extrêmement vigilants », a continué Olivier Véran.

Des chiffres en hausse !

Pour information, les hôpitaux ont accueilli jeudi dernier 1 928 malades, dont 121 nouvelles arrivées ces dernières 24 heures. Il y en avait 1 962 mercredi dernier et 2 231 le jeudi de la semaine dernière. Il s’agit des personnes prises en charge dans les services de soins critiques. « Nous serons lundi dans les objectifs que nous nous étions fixés, il n’y a donc pas de difficulté à aller au bout de la démarche de la fin du pass vaccinal et la fin du masque, sauf dans les transports », a rassuré le ministre de la Santé. Ouf ! C’était moins une ! Selon les chiffres de Santé publique France, le nombre de cas positifs est de 74 818 personnes actuellement au lieu de 60 225 la semaine dernière.

Une quatrième dose de vaccin à prévoir ?

En plus des règles sanitaires et de l’assouplissement de ces dernières, un autre sujet inquiète les Français. Il s’agit de celui de la quatrième dose de vaccin. La plupart des gens étaient plutôt d’accord pour la première et la seconde dose de vaccin. Mais, au moment de la troisième, l’angoisse les a quand même submergés. En effet, ils ont eu l’impression de s’être fait berner et d’avoir mis le doigt dans un engrenage sans fin. D’ailleurs, c’est à partir de cette période que les manifestations anti pass vaccinal ont commencé. En effet, les populations ont bien vu que la vaccination ne protégeait pas de la contamination et la propagation de l’épidémie. Alors, pourquoi imposer un pass vaccinal ?

Concernant la quatrième dose, Olivier Véran a fait appel à la Haute autorité de santé (HAS) : « Nous n’avons pas le retour pour l’instant des autorités scientifiques mais il pourrait paraître cohérent d’ouvrir cette 4e dose aux personnes fragiles ». Donc, pour le moment, l’assouplissement va bien démarrer à partir de ce lundi 14 mars et il n’y a pas de quatrième dose à envisager. L’épidémie n’est pas encore derrière nous, peut-être ne le sera-t-elle jamais ? En tout cas, nous allons certainement être tranquilles jusqu’à la prochaine élection présidentielle…