Réforme des retraites : un énorme « chaos social » prévu dès la rentrée ? Cette mise en garde….

Depuis toujours, le sujet des retraites est fragile. Aussi, à peine réelu, Emmanuel Macron demande à ses équipes de plancher sur le sujet. Or, en coulisses, les syndicats préparent déjà des actions. Qui aura le dernier mot ? Objeko fait le point !

© Olivier Samain, édité par Romain David, avec AFP

Souvent tabou, les retraites sont pourtant une promesse de campagne du candidat Macron. Pourra-t-il la faire entendre raison aux syndicats ?

La réforme des retraites va-t-elle passer ?

Cette campagne présidentielle est unique en son genre. Encore choqués par la gestion de la crise sanitaire, les Français semblent en vouloir à Emmanuel Macron. Or, l’époux de Brigitte maintient le cap et parle d’autre chose que de la Covid-19. Par exemple, cette réforme des retraites, il compte vraiment sur sa première Ministre pour convaincre les députés fraichement élus de l’Assemblée nationale.

Hélas, c’est loin d’être gagné d’avance. Malgré ses vaines tentatives de rattrapage aux élections législatives, il n’a pas obtenu la majorité. C’est pourquoi, il va devoir ruser avec l’opposition. Or, affolée par les arguments de la loi sur les retraites, la NUPES et consort semble prête à en découdre. Pour preuve, l’organisation d’un faux mariage ainsi que les funérailles symboliques du front républicain risquent de chambouler l’équilibre du Palais Bourbon. Qui aura le dernier mot ? Le mystère reste entier !

Pour ou contre la mise à jour des cotisations de retraite ?

Elisabeth Borne n’oubliera jamais le 6 juillet. En effet, après avoir formé deux équipes, elle choisit la transparence. Selon ses propres propos, elle considère que mettre cartes sur table, c’est une « exigence » qu’elle nous doit. Déterminée à enrayer cette inflation qui cause du tort au pouvoir d’achat. Quant à la pénurie et hausse du prix de certains produits, elle est consciente que les Français ont du mal à gérer. Enfin, cette septième vague laisse présager le pire pour nos vacances ainsi que la rentrée. Le moins qu’Objeko puisse dire, c’est que son argumentaire sur les retraites donne rapidement le vertige. En exclusivité, Objeko vous explique son point de vue !

La remplaçante de Jean Castex n’y va pas par quatre chemins. Face à ses détracteurs, elle déclare que « les faux-semblants sont un manque de respect pour nos concitoyens. » C’est pourquoi, ceux qui estiment que le projet du gouvernement sur les retraites fait fausse route, elle leur demande devoir un minimum de considération pour les plus basses. Aujourd’hui en France, il y a des disparités entre ceux qui perçoivent un montant qui peine à atteindre les 4 chiffres et les autres qui partent avec des chèques en or. Donc, c’est une évidence pour le parti Renaissance. « Nous devrons travailler progressivement un peu plus longtemps ». De plus, elle tient à nous avertir. Certes, la loi « n’est pas [encore] ficelée ». Par contre, « elle ne sera pas à prendre ou à laisser [tant elle demeure] indispensable« .

Aïe, Laurent Berger monte au créneau

Laurent Berger ne tient pas en place. Y compris pendant l’entre-deux-tours de la présidentielle, il n’hésitait pas à monter au créneau. Par exemple, quand il entendait qu’Emmanuel Macron aimerait que le dossier soit bouclé à l’horizon de la rentrée 2023, il sort de ses gonds. C’est pourquoi, comme toujours, il brandit la menace d’une grève contre la réforme des retraites. Plus largement, le syndicaliste ne comprend pas l’intérêt d’en rajouter aux Français. Ces derniers ont le moral en berne tant ils ne voient pas d’issue à leur calvaire. Dans les colonnes de Libération, il tente de résumer les choses à sa façon. Dire que la « situation économique et sociale est très tendue en lien avec la géopolitique (…) » est un euphémisme.

Juste après cet entretien, deux syndicats décident de passer à l’action. Chez CGT et Solidaires, on ne peut pas accepter que la réforme des retraites revienne sur le devant de la scène.  Aussi, de juillet jusqu’à début octobre, ils demandent à leurs adhérents de faire grève. Peu importe le secteur ou le statut, tout le monde est concerné. Dans l’esprit d‘Objeko, la menace de la reformation des Gilets jaunes est prise très au sérieux. Et si tout recommençait ? Pour les économistes et les sociologues, ça serait un désastre !