Retraite : tout ce qu’il faut savoir sur le cumul emploi-retraite ! Les infos ici

Les retraités peuvent reprendre une activité professionnelle sans perdre leurs pensions de retraite. Mais attention aux limites de ces cumuls !

©SNPHARE

La retraite n’est pas toujours aussi confortable qu’espérée. En effet, certaines personnes se retrouvent dans l’obligation de reprendre une activité professionnelle pour joindre les deux bouts. Les pensions ne sont parfois pas assez suffisantes ou bien les hasards de la vie ont fait qu’il n’était plus possible de se contenter de sa pension. Quoi qu’il en soit, certaines personnes n’ont donc d’autre choix que de reprendre le travail. Mais est-il possible de travailler tout en conservant sa retraite ? Et dans quelles limites peut-on cumuler ses droits avec un nouvel emploi ? Sur la base des conseils du magazine en ligne L’écho des seniorsObjeko répond à ces questions. Aussi, nous préciserons quelles sont les particularités légales et financières de ce cumul de plus en plus répandu.

Tout le monde peut opter pour le cumul travail et retraite

En effet, certains pourraient croire que c’est incompatible. Le fait d’être en cessation d’activité offre une pension mensuelle. Cela semble donc incohérent avec le fait de reprendre le chemin du travail. Et pourtant, tout le monde peut travailler tout en conservant ses droits. Enfin, sous certaines conditions. D’abord, travailler tout en étant en cessation d’activité porte un nom. Il s’agit du cumul emploi-retraite. Sous certaines conditions, travailler pourra donc augmenter les revenus du retraité qui reprend une activité. Mais parfois, le montant de la retraite sera abaissée pour que le cumul des revenus ne dépasse pas une certaine somme. Objeko vous propose donc de faire le point sur ce que les cadres légaux prévoient en pareille circonstance.

Il existe ainsi deux cas de figure à distinguer. Le cumul emploi-retraite peut être intégral ou il peut être plafonné. Lorsqu’il est intégral, aucune limite de revenus ne s’applique pour la personne qui reprend une activité. Mais lorsqu’il est plafonné, des calculs s’imposent pour ne pas se retrouver lésé.

Des détails qui comptent, des calculs importants

Deux cas de figure sont donc à distinguer avant de reprendre une activité. Et dans ces deux cas de figures, plusieurs situations vont encore se différencier. D’abord, notons que lorsqu’une personne à la retraite souhaite reprendre son activité chez l’employeur qu’elle vient de quitter, elle doit attendre un minimum de six mois pour cela. Autrement, lorsqu’elle démarre une nouvelle activité, elle peut immédiatement se remettre au travail. Notons aussi que la reprise d’une activité rémunérée n’ouvre pas de nouveaux droits. En effet, une fois cette nouvelle activité cesse, votre pension ne sera pas recalculée.

À présent, voyons dans les détails les deux grandes catégories du cumul emploi-retraite. Objeko vous le disait plus haut, de même que nos confrères chez L’écho des séniors, il existe le cumul intégral ou le cumul partiel (plafonné).

Le cumul emploi-retraite intégral

Ce cumul intégral est la situation idéale en cas de reprise d’activité. En effet, il ne sera pas nécessaire de faire des calculs dans ce cas de figure. Vous n’aurez pas de limite de revenus auxquels vous astreindre. Mais pour entrer dans cette case, il faut en effet répondre à quelques critères. Dans l’une des sous-catégories de ce cumul, une limite d’âge est imposée. Il faut ainsi avoir au moins 67 ans pour justifier d’un cumul intégral. Mais ce n’est pas tout ! Il est aussi possible d’appartenir à cette catégorie en ayant liquidé ses droits en totalité. C’est-à-dire, avoir cessé son activité sans minoration, toucher sa pension à taux plein. Si aucune de ces deux catégories ne correspond à votre situation, il faudra s’attendre sur le cumul plafonné, ou partiel.

Le cumul emploi-retraite plafonné

Dans ce cas de figure, la reprise d’activité d’une personne à la retraite doit répondre à un calcul précis. En effet, les revenus de cette dernière sont plafonnés et ne doivent pas dépasser un certain montant. Si tel est le cas, c’est la pension qui se réduit pour que les revenus totaux ne dépassent pas une certaine somme. Certains pourront peut-être trouver ce cas de figure injuste. Mais si la loi prévoit ce cadre, c’est aussi pour éviter des excès. Indépendants, fonctionnaires ou salariés, si la retraite n’a pas été prise à taux plein ou si elle est anticipée, le cumul sera partiel ou plafonné.

Et encore une fois, plusieurs catégories se retrouvent sous le CER partiel. Des catégories dont les plafonds se définissent de cette manière, comme indiqué chez nos confrères L’écho des séniors :

  • « 100% du montant du dernier salaire perçu ou, si le calcul est plus avantageux, 1,6 fois le SMIC brut (2 433,95 euros en 2019) pour les ex-salariés, 7 024,94 euros par an en 2019, majorés d’un tiers de la pension annuelle brute pour les ex-fonctionnaires. »
  • « 50% du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), soit 20 262 euros en 2019 pour les ex- travailleurs indépendants (artisans, commerçants, chefs d’entreprise). Le plafond est porté à 100% du PASS (40 524 euros en 2019) si l’activité est exercée dans une zone de revitalisation rurale (ZRR) ou dans une zone urbaine sensible (ZUS). »
  • « 100% du PASS (40 524 euros en 2019) pour les professions libérales (médecins, notaires, architectes, experts-comptables…). »