Retraite : voici les 5 meilleurs conseils pour optimiser le montant de votre pension

Afin de comprendre l'univers de la retraite à taux plein, il faut s'y intéresser. Dans cet article, on vous révèle les 5 points qui peuvent vous aider à y voir plus clair !

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Au cours de votre carrière, vos salaires peuvent évoluer. Suite à des augmentations, en fonction de votre ancienneté ou même de l’inflation. Mais, ce n’est pas le cas des pensions de retraite. Alors, il est important de préparer sa retraite et de ne pas s’y prendre à la dernière minute. On vous explique dans cet article les 5 méthodes pour optimiser votre retraite le moment venu.

Retraite : connaître les conditions du taux plein

La première des choses à faire et de s’y intéresser ! Tout d’abord, vous devez analyser le taux de remplacement. Il s’agit de la comparaison entre la pension nette de prélèvements sociaux et la dernière rémunération perçue, net de cotisations sociales. Par exemple, un employé né en 1956, qui veut prendre sa retraite à taux plein (sans décote ni surcote) a un taux est de 72,6 %. Un salarié cadre est de 53,5 % seulement, d’après les informations du Conseil d’orientation des retraites qui date de juin 2018. Ensuite, découvrez les 5 conseils ci-dessous pour vous préparer.

1) Vérifiez tous vos droits à la retraite

La première étape consiste à vérifier vos trimestres et points. Et, pour cela, vous devez créer un compte retraite sur le site info-retraite.fr. Celui-ci est le seul et unique site officiel qui vous permet d’éditer votre relevé de carrière. Normalement, il est censé être complet, mais les oublis et les erreurs arrivent souvent. Par exemple, si vous avez travaillé à l’étranger ou si vos points Agirc-Arrco sont différents alors que votre salaire n’a pas changé. Pour faire corriger ces erreurs, il faut un justificatif que vous devez envoyer par courrier à votre caisse de retraite de base ou complémentaire, et cela, à n’importe quel moment.

 

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2) Estimez le montant que vous pourrez toucher selon les situations

Le relevé de carrière vous indique le montant de votre futur « taux plein » et votre date éventuelle de départ en retraite. Pour savoir combien d’années il vous reste à travailler, il faut comparer le nombre de trimestres déjà acquis et ceux qu’il vous reste à acquérir. Les individus nés en 1957 doivent cumuler 166 trimestres et 167 pour ceux qui sont nés entre 1958 et 1960. Pour éviter une erreur de calcul, additionnez les trimestres cotisés (travaillés) et assimilés (chômage, maladie) et les trimestres qui peuvent vous être offerts (8 par enfant né avant 2010). Ces éléments ne sont pas toujours indiqués sur votre relevé de carrière.

Par exemple, si vous avec 62 ans et qu’il vous « manque » 6 trimestres, cela signifie qu’il vous faudra travailler encore un an et demi sauf si vous acceptez une pension de retraite minorée. Avec les informations du site, vous pourrez estimer le meilleur moment de départ en retraite. Soit à partir de 60 ans, car vous avez un handicap ou si vous avez commencé à travailleur jeune, ou à partir de 62 ans qui est l’âge légal ou même quelques années après.

3) Analysez l’option de la « surcote »

Bien sûr, il est possible de continuer à travailler même après 62 ans. Cela peut vous permettre d’optimiser vos futures pensions de retraite. Les avantages sont réels. En effet : une majoration de 5 % de votre retraite de base chaque année de travail en plus. Et aussi une complémentaire plus haute pour Agirc-Arrco. Par exemple, surcoter au moins 4 trimestres vous permettra d’échapper au malus Agirc-Arrco. Si vous surcotez de 2, 3 ou 4 ans, vous pourrez avoir un « bonus ». Entre 10 % et 30 % pendant un an sur votre pension Agirc-Arrco. « La surcote est pertinente lorsque le salaire de fin de carrière est beaucoup plus élevé que celui du début. Elle l’est également pour un salarié ayant travaillé à l’international, car il va améliorer sa faible retraite, liée à une carrière courte en France », explique Pascale Gauthier, associée chez Novelvy Retraite.

4) Pensez à la retraite progressive

Dans le cas où vous devez travailler plus, vous pouvez prendre l’option de la retraite progressive. Cela est possible à partir de 60 ans et si vous avez 150 trimestres cotisés ou assimilés. Ainsi, vous avez un assouplissement du temps de travail qui est compensé en partie par une pension de retraite progressive. Par exemple, le temps partiel est compris entre 40 % et 80 % du temps plein annuel. Pour un temps partiel qui correspond à 70 % de temps plein, la partie de pension versée sera donc égale à 30 %.

«Avec l’accord de leur direction, les cadres en forfait jours, pour le moment encore exclus de ce dispositif, peuvent, via un avenant à leur contrat de travail, basculer en forfait heures. Et négocier le maintien des cotisations retraite sur la base de leur ancien temps plein», explique Snyla Chinnayya, consultante senior chez Mercer France.

Cette mesure est légale et permet de ne pas perdre vos trimestres ni aucun point Agirc-Arrco. Elle est encore plus importante si votre nouveau temps de travail ou rémunération sont plus faibles qu’au départ. « Un employeur peut refuser ce maintien de cotisations sans que le salarié puisse y faire quelque chose. Il peut aussi l’accepter à hauteur de la seule part patronale, et dans ce cas le salarié paie sa part de cotisations retraite, ou encore prendre à sa charge 100 % des parts patronale et salariale de l’ancien équivalent temps plein, ce qui constitue évidemment la meilleure option pour le salarié», informe Snyla Chinnayya.

5) Étudiez l’option de rachat de trimestres

Si vous avez bientôt atteint l’âge légal et si vous êtes loin d’avoir une retraite à taux plein, pensez aux rachats de trimestres. Celui-ci est possible jusqu’à 12, dans le cadre d’études supérieures ou d’années incomplètes. Selon les trimestres rachetés, vous pouvez réduire la décote sur votre retraite de base et les baisses sur votre retraite complémentaire. En plus, les sommes versées sont complètement déductibles de votre revenu imposable.

Toutefois, si votre rémunération est supérieure à 40.524 euros brut soumis à cotisations (le montant annuel maximum de la Sécurité sociale en 2019), le prix de rachat d’un trimestre (4.367 euros à 60 ans, 4.510 euros à 62 ans…) est stable. C’est surtout intéressant si votre salaire est élevé. « Pour autant, cette opération ne peut s’envisager que lorsque l’on a une bonne visibilité sur ses droits retraite, le devenir de la réglementation et le déroulé de sa fin de carrière professionnelle», souligne Pascale Gauthier.