RSA : les bénéficiaires devront travailler, mais alors comment feront les pauvres ?

Le RSA est une aide qui touche des millions de personne en France. Mais il semblerait que ce dernier soit plus difficile à mettre en place !

©Essey les nancy

Le RSA est une aide qui permet à de nombreuses personnes de pouvoir bénéficier d’un revenu qui arrive chaque mois. Mais ce sujet est souvent remis sur la table lors de chaque nouvelle course à la présidence Co.mme pour le programme de Emmanuel Macron, qui souhaite changer les conditions d’obtention de cette aide !

Les nombreuses aides en France, comme le RSA 

Il existe de nombreuses aides en France, qui permettent de soulager le quotidien des français et françaises. Notamment envers ceux qui sont dans la difficulté quotidienne et qui vivent sous le seuil de pauvreté.

Certaines aides sont présentes depuis de nombreuses années, permettant ainsi de définir avec précision les personnes qu’elles doivent aider. Ainsi, on peut notamment définir des aides pour différents secteurs. 

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On peut donc retrouver des aides pour le logement, qui servent à soulager les personnes d’un certain montant de leur loyer. Mais également des aides qui concernent les personnes qui travaillent. Comme la prime d’activité qui concerne des millions de personnes. 

Dans un autre sens, il existe des aides pour les personnes en grande difficulté, comme le RSA. Ce dernier touche une certaine catégorie de la population, permettant donc de pouvoir aider des chercheurs d’emploi, mais également des personnes en difficulté. 

Concernant le RSA, et selon le programme du candidat et actuel président Emmanuel Macron, ce dernier pourrait voir ses conditions d’obtention modifiées. 

Un RSA différent ? 

Comme lors de chaque nouvelle course à la présidence, la question de l’économie est mise sur la table. 

Ainsi, on peut notamment évoquer les mesures qui concernent la retraite, qui sont déployées tous les cinq ans. Mais également les mesures qui concernent le RSA. Une aide qui touche des millions de personnes en France et qui pourrait bien être modifiée d’ici quelques mois, voire, quelques années. 

Pour cela, il faut comprendre que cette aide vient en aide aux personnes les plus démunies, ou pour les personnes qui sont actuellement à la recherche d’un emploi. 

Ainsi, le président actuel Emmanuel Macron et Valérie Pécresse, ont décidé de changer les conditions d’obtention de cette aide. Autrement dit, il demandent à ce que 15 ou 20 heures de travail ou d’insertion  hebdomadaires soient effectuées en échange de cette aide. 

Une suggestion qui plaît à certains, et qui déplaît à d’autres personnes. Ainsi, il semblerait que la question serait d’accompagner les personnes dans leur quotidien. Et dans leur insertion professionnelle. 

Cependant, il se pourrait bien que tout ceci soit plus difficile que prévu. La Drees a mis au point différents chiffres qui permettent de démontrer que cette aide et cette nouvelle mesure serait assez difficile à appliquer. 

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En effet, il se pourrait bien que cela ait un impact moral sur les personnes qui bénéficient de cette aide. Précisons tout de même que le préambule de la Constitution de 1946 prévoit que « tout être humain qui, en raison de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence« .

Un avenir difficile ?

En 2020, plus de 2 millions de foyers bénéficiaient du RSA. Mais parmi les personnes qui bénéficient de cette aide, 16 % d’entre elles avaient un travail. Et 10 % d’entre elles avaient un emploi salarié. 


Les personnes au chômage et qui veulent toucher cette aide, doivent être dans l’obligation de chercher un travail. Comme le prévoit l’article L262-28 du code de l’action sociale et des familles. « Le bénéficiaire du revenu de solidarité active est tenu, lorsqu’il est sans emploi ou ne tire de l’exercice d’une activité professionnelle que des revenus inférieurs à une limite fixée par décret, de rechercher un emploi, d’entreprendre les démarches nécessaires à la création de sa propre activité ou d’entreprendre les actions nécessaires à une meilleure insertion sociale ou professionnelle« . 

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Mais certains bénéficiaires du RSA semblent en incapacité d’effectuer cette insertion de 15 à 20 heures hebdomadaires. En effet, selon la Drees, 21 % des allocataires se déclarent en mauvais état de santé. De plus, 43 % souffrent de maladies chroniques. Et 38 % se déclarent limités et fortement limités pour effectuer un travail. 

Ainsi, cette aide pour le RSA semble avoir de grandes difficultés à trouver preneur et cela pourrait bien faire un flop !

 

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