Santé : les effets secondaires des médicaments connaissent une hausse hallucinante

Un communiqué de presse de RFCRPV, le Réseau Français des Centres Régionaux de Pharmacovigilance, rapporte une hausse de 136% des hospitalisations, dues aux effets indésirables des médicaments, sur les 11 dernières années en France. Un phénomène qui mérite toute notre attention...

Médicaments @Santé Mgazine

La santé est encore une fois un domaine qui est mis à mal donc. Mais ce ne sera pas à cause de la pandémie dans l’article que nous allons traiter aujourd’hui. En effet, il s’agit bien plutôt d’effets secondaires dont on parle moins dans les médias alors qu’ils sont pourtant beaucoup plus nombreux. Alors que la population a les yeux rivés sur le vaccin pour ne manquer aucun de ses potentiels effets indésirables pourtant rares, il semble important de rappeler que la santé n’est pas seulement concentrée autour du virus de la Covid-19.

Sur les ondes de RTL, Michel Cymes rappelle la procédure pour déclarer des effets indésirables des médicaments sur internet. Comme il le dit si bien, les patients sont des acteurs importants dans l’univers de la santé publique. Déclarer les effets indésirables des médicaments permet de faire avancer la recherche et collabore au bien-être général. Ce site c’est « signalement-santé.gouv.fr ».

Or, grâce à ses signalements mais aussi à ceux qui ont pu être faits par les hôpitaux, il apparait donc que les hospitalisations pour effets indésirables des médicaments sont en hausse de 136% sur les onze dernières années. Les centres régionaux de pharmacovigilance publient ces données dans un communiqué de presse dont Objeko vous rapporte l’essentiel. Une question de santé publique incontournable.

Les effets indésirables des médicaments en hausse, la santé des patients étudiée de près

C’est une étude publié le 19 mai dernier qui met en exergue ces données qui peuvent être inquiétantes. En effet, d’après nos confrères du site internet Doctissimo, le Réseau Français des Centres Régionaux de Pharmacovigilance a mené une étude nationale pour l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament). L’agence allait ainsi pouvoir « actualiser les données sur les hospitalisations liées à la survenue d’un effet indésirable médicamenteux (EIM) », précisent nos confrères.

Malheureusement, au lieu de constater des données satisfaisantes, ils notent donc une hausse des hospitalisations. Des hospitalisations dues aux effets indésirables des médicaments. L’étude rapporte notamment que ce sont 212 500 personnes qui sont hospitalisée à cause d’un effet indésirable médicamenteux. Et cela tous les ans, en France métropolitaine. Ensuite, les lecteurs d’Objeko se doutent bien que toutes ces hospitalisations ne se soldent pas que pas des convalescences heureuses. Tout le monde ne retrouve pas la santé. Certains patients décèdent en effet. Leur nombre est estimé à 2 760 par an.

Pour davantage de précision, la hausse de 136% sur les hospitalisations pour effets indésirables médicamenteux se situe entre 2007 et 2018. Le communiqué précise également que c’est une tendance qui ne s’observe pas seulement en France. Elle se fait jour aussi dans d’autres pays.

 

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Comment comprendre cette hausse des données ?

Pour interpréter plus précisément encore les données avancées par l’étude du Réseau Français des Centres Régionaux de Pharmacovigilance, il convient ensuite de s’intéresser aux profils des patients hospitalisés. En effet, il faudra leur trouver des caractéristiques communes. Peut-être des problèmes de santé communs même. Ainsi, il sera peut-être possible de mieux comprendre cette hausse des hospitalisations suite à des effets indésirables médicamenteux. Ensuite, il conviendra aussi de s’intéresser aux médicaments eux-mêmes. S’ils sont davantage consommés, une hausse des effets indésirables serait logique par exemple.

Sauf que cette étude du domaine de la santé n’indique pas qu’une hausse de la consommation soit en cause. Au contraire, elle rapporte une baisse de 4%. C’est donc du côté des profils des patients qu’il faudra regarder de plus près. Le premier des points communs à souligner est l’âge des personnes hospitalisées. Elles ont souvent plus de 65 ans. De même, les personnes qui décèdent sont toutes des personnes âgées.

Les conclusions que tirent alors les experts de la santé tiennent à resserrer davantage le « bon usage » des médicaments. Certains classes médicamenteuses jugées à risque doivent faire l’objet de réflexions approfondies. Objeko ne saurait vous dire combien de temps cela prendra. Mais en attendant, n’oublions pas que les effets indésirables des médicaments sont inévitables. Bien que dans certains cas ils soient bénins, aucun médicament ne peut se vanter de ne jamais en provoquer chez ses patients.

Dès lors, les avis des professionnels de la santé sont essentiels. Enfin, les personnes qui souffrent de maladies qui nécessitent un traitement long sont invitées à consulter plusieurs spécialistes pour obtenir plusieurs avis. La clé de cette étude reste l’usage des médicaments. Un usage qui doit prendre en compte d’innombrables paramètres, certains uniques selon les patients. La vigilance est donc toujours de mise face aux médicaments.

 

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