Scandale à l’Élysée : cette accusation de viol qui fait trembler la République

Une enquête judiciaire a été ouverte après une accusation de viol dans l'enceinte de l'Élysée. Un militaire a été placé sous le statut de “témoin assisté” par le juge d’instruction chargé de l’enquête.

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Voilà bien une histoire qui doit secouer les couloirs du palais de l’Élysée. En effet, une militaire assignée à la résidence du chef de l’État aurait déposé plainte en juillet dernier concernant des faits d’abus dont elle aurait été victime sur son lieu de travail. Un scandale qui bien évidemment fait grand bruit et sur lequel Objeko vous livre de plus amples détails.

Un scandale au palais de l’Élysée : une jeune femme victime d’abus

Un quinquennat compliqué

Décidément, les problèmes s’enchaînent dans l’enceinte du palais de l’Élysée. Alors qu’il y a quelques mois, l’affaire Benalla provoquait déjà un véritable tollé en raison du scandale judiciaire et politico-médiatique, un autre dossier vient aujourd’hui faire trembler le 55 rue du Faubourg Saint-Honoré. En effet, le siège de la présidence de la République française aurait ainsi été le théâtre d’un v*ol qui met en cause un militaire du palais. Concernant la victime, il s’agirait d’une jeune femme présente dans le cadre de ses fonctions de sécurité.

En réalité, toute cette affaire commence le 11 juillet dernier. À l’occasion d’un pot de départ de l’un des militaires en faction au palais de l’Élysée, une petite soirée s’organisent entre collègues. À l’issue de ce cocktail, une jeune militaire se serait présentée au commissariat du 8e arrondissement de Paris pour déposer une plainte concernant des abus dont elle est victime. Elle explique ainsi avoir pris part à cette réunion en présence de personnes qu’elle connaissait très bien. À un moment donné, un gradé aurait abusé d’elle. Dès le départ, les autorités ont donc ouvert une information judiciaire pour faire toute la lumière sur cette affaire.

Des précisions importantes

Selon nos confrères du journal Libération, cette affaire concernant l’Élysée est donc très sérieuse. « Des auditions ont ainsi été menées par le service de police chargé du dossier, la garde à vue et l’interrogatoire du suspect ont déjà eu lieu. L’intéressé a été placé sous le statut de témoin assisté par le juge à préciser l’AFP après la parution de notre enquête ». En tout cas, cette histoire suscite un grand nombre d’interrogations, notamment en raison des lieux où elle s’est produite. Il s’agit effectivement d’un endroit particulièrement sensible dans lequel la sécurité ne devrait effectivement pas être un vain mot.

Pour plusieurs observateurs, il est donc difficile d’imaginer que des militaires aient véritablement pu s’adonner à une fête au cœur même de l’Élysée sans que personne ne s’en rende compte. Cependant, certains détails font aujourd’hui leur apparition. Tout aurait en réalité commencé après un événement plutôt protocolaire. Le président de la République tenait en effet à rendre hommage au général de brigade Valéry Putz qui quittait ses fonctions ce jour-là. Cet homme était l’adjoint de son chef d’état-major durant plusieurs années. Cependant, après le départ d’Emmanuel Macron, la situation aurait visiblement dégénéré au point que certains militaires aient dépassé toutes les bornes.

Un nouveau coup dur

En tout cas, ni le président de la République ni ses collaborateurs ne se sont pour l’instant exprimés sur le sujet. Il faudrait effectivement attendre le résultat de l’enquête pour pouvoir déterminer exactement de quoi il retourne. Cependant, il est vrai que ce nouveau scandale qui survient à l’Élysée fait une fois de plus couler beaucoup d’encre. Il faut bel et bien rappeler qu’au début du mois de novembre, le verdict dans le procès d’Alexandre Benalla faisait également trembler les murs du palais. Pour rappel, l’ancien chargé de mission au palais de l’Élysée vient effectivement de recevoir une condamnation de trois ans de prison, dont un an ferme notamment dans le cadre des violences sur de la contrescarpe.

La justice semble effectivement avoir estimé qu’Alexandre Benalla a usurpé la fonction de policier lors de la manifestation du 1er mai 2018. Il pourra néanmoins purger sa peine de chez lui avec un bracelet électronique. Un dossier plutôt gênant quand on sait que le chef de l’État avait nommé le condamné au titre de directeur de la sûreté de la sécurité avec un accès libre au palais de l’Élysée et plus particulièrement au bureau du président de la République.

Quand les fondations de l’Élysée tremblent

En tout cas, ces deux affaires pourraient démontrer qu’il existe véritablement des problèmes structurels au cœur même de la résidence du chef de l’État. D‘un côté, la sécurité du président est confiée à une personne non formée, et de l’autre, les militaires en charge de défendre les institutions organisent une soirée  arrosée. Et ce, derrière les murs de l’institution censée gérée la France. Il faut également rappeler que dans cette deuxième affaire, il existe aujourd’hui une présumée victime qui affirme bien être victime d’abus au cœur même du palais de l’Élysée.