Scandale Buitoni : une nouvelle plainte vise une autre gamme de la marque, méfiez-vous !

L'énorme scandale sanitaire n'est pas derrière Nestlé (qui a racheté Buitoni en 1988). Alors que la communication autour de ces plaintes et accidents est quasi-absente, une nouvelle plainte vient s'ajouter. Ce n'est pas un enfant qui souffre cette fois-ci des symptômes provoqués par la bactérie E. coli, mais une femme de plus de trente ans.

©par Solène Leroux

Qu’est-ce que la bactérie E. coli ? 

Il s’agit d’une bactérie qui, comme le rappelle l’Organisation mondiale de la santé, peut entraîner une maladie grave d’origine alimentaire. On la retrouve dans la viande hachée et le lait cru. Dans les jours qui suivent la contamination, sont observées « des crampes abdominales et des diarrhées qui, dans certains cas, évoluent vers des diarrhées sanglantes (colite hémorragique) . La fièvre et les vomissements font aussi partie des symptômes. Cette bactérie touche principalement les reins des enfants (d’où les insuffisances rénales dont souffrent certaines jeunes victimes). Le docteur Lionel Barrand, médecin biologique cité par Le Parisien, ne minimise pas les risques puisque la bactérie peut « avoir des conséquences catastrophique »

Pizzas Buitoni: En effet, l’OMS le dit,  l’infection peut évoluer vers une forme potentiellement mortelle« . Les adultes en bonne santé, plus solides, guérissent généralement au bout d’une dizaine de jours. Mais si certains symptômes s’aggravent, il leur faut impérativement consulter un médecin afin d’être bien traités. Mais pour eux, dans la plupart des cas, les symptômes sont ceux d’une gastro. 

Si l’affaire des pizzas fait la une des médias, c’est qu’il s’agit d’une « épidémie de la plus grande ampleur ». C’est en tout cas ce qu’indique un épidémiologiste de Santé publique France sur les ondes de France Info. D’après Le Parisien, 41 cas graves ont été recensés, tandis que 34 autres sont actuellement surveillés. 75 cas au total identifiés dans 12 régions. Deux enfants sont malheureusement décédés après avoir mangé une simple pizza. 

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par 20 Minutes (@20minutesfrance)

Pizzas Buitoni: Une nouvelle gamme de pizzas concernée par la bactérie

Jusqu’à présent, c’est la gamme Fraîch’Up qui était concernée par les plaintes et les problèmes sanitaires. Mais une nouvelle fois gamme est désormais pointée du doigt. Aujourd’hui, il s’agit de la gamme Bella Napoli, qui est toujours commercialisée par la marque. La plainte a été déposée par une mère de famille vivant dans les Pyrénées-Orientales. Elle consomme une pizza de la gamme fin mars, et les ennuis commencent pour elle. A cause de vives douleurs à l’estomac, elle se rend à l’hôpital. Les analyses sont alors sans appel : elle est contaminée par deux bactéries. La E.coli et la Shigella. Les médecins, évidemment au courant du scandale sanitaire, lui demande si elle a consommé une pizza surgelée récemment. 

Avant l’histoire de cette femme, ce sont plusieurs parents qui ont raconté le cauchemar qu’ils sont actuellement en train de vivre. Difficile de penser que la vie peut prendre un tel tournant à cause de simples pizzas. Aurélie, dont le fils Yatis à 4 ans, est en réanimation car ses reins ne fonctionnaient plus. Elle avait acheté les fameuses pizzas entre le 28 février et le 7 mars. Tous ses enfants en ont mangé mais c’est le petit Yatis qui est sévèrement touché par la bactérie. Les parents de Bérénice, 6 ans, se sont également confiés à RMC. C’est le 16 mars dernier que la petite a mangé la pizza. « Ça a commencé par les reins, c’est remonté au cœur. Les reins ne fonctionnant plus, ça a dégagé beaucoup de toxines, qui ont atteint le côté neurologique ».

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Adam Ribeiro (@permafrost230)

La fillette est actuellement dans le coma après avoir souffert d’amnésie, d’hallucinations, et de deux arrêts cardiaques. Elle se bat pour s’en sortir. Mais comment la bactérie peut-elle avoir des effets si néfastes sur la santé, et plus précisément sur les reins ? 

Pizzas Buitoni: Matthieu Jamme, réanimateur et néphrologue, a répondu sur Twitter à cette question. Il précise que « certaines bactéries sont capables de fabriquer des protéines qui vont leur donner des propriétés augmentant leur potentiel d’atteinte ». Une fois ingérée, la bactérie « libère sa toxine » dans le tube digestif, avant d’atteindre les reins via les vaisseaux sanguins. « Une fois dans les reins, la toxine va faire des brèches dans les petites artères appelées capillaires. Ces brèches vont être colmatées grâce à d’autres cellules présentes dans le sang : les plaquettes. Leur taux va donc baisser. Mais cette réparation va s’accompagner d’une réduction du calibre des capillaires ce qui va occlure entièrement ou partiellement les vaisseaux ».