Stromae : une danseuse et une figurante balancent sur leurs conditions de travail, révélations fracassantes

Auprès des journalistes belges de la RTBF, une danseuse et une figurante du clip Fils de joie signé Stromae, de retour avec son album Multitude, ont pointé du doigt leurs conditions de travail dans un parc de Bruxelles. Objeko vous livre tous les détails à ce sujet.

© AP Photo/Thibault Camus

C’est l’un des grands événements musicaux du mois de mars : Stromae fait son grand retour avec son opus Multitude, sorti après une longue période d’absence.

Le retour événement de Stromae

Parmi ses nouveaux titres qui tournent déjà en radio : Santé, qu’il avait chanté en ouverture de la cérémonie des victoires de la musique 2022 car il était le président d’honneur. L’Enfer, dévoilé sur dans le JT de 20h de TF1 au sujet de sa dépression a aussi marqué les esprits. Sa prestation avait vraiment créé le buzz et permis d’évoquer le sujet du suicide chez les jeunes.

 

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Une nouvelle chanson extraite de Multitude : Fils de joie, vient d’être dévoilée et le clip a été diffusé cette semaine sur les réseaux sociaux. Comme l’indique l’équipe de Stromae sur YouTube, la vidéo avait été réalisée les 21 et 22 janvier en Belgique et produite par la société Abyssal. Mais, les conditions de travail de cette séquence ne passent pas auprès d’une danseuse et d’une figurante, mais aussi auprès de l’Union des artistes, une association culturelle belge.

Une danseuse très remontée contre lui

Comme le souligne les journalistes de la RTBF, la danseuse avait dénoncé, sur Facebook, les coulisses du tournage d’une durée de 5 jours contre un cachet de 150 euros, avant de dire : « On connaissait les jours de tournage, mais pas les jours de répétition. Ainsi pour quelqu’un qui travaille – il y avait des professeurs, il y avait un peu de tout…- c’était très compliqué de savoir comment s’organiser pour cette semaine. Au départ, il s’agissait d’un projet payé et lorsque l’on a appris qu’il s’agissait de 150 euros pour les 5 jours, on était déjà un peu engagé dans le projet. On attendait une rémunération. Pour moi, une rémunération, c’est un contrat de travail, ce n’est pas un défraiement. Si on veut offrir 150 euros pour un tel travail, c’est d’accord dans certains cas. Si le projet fait appel au bénévolat, alors là, oui ».

 

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La RTBF donne aussi la parole à l’une des figurantes du clip, qui s’appelle Cécile. Elle ne se plaint pas des 60 euros de défraiement touchés mais des conséquences du tournage sur sa santé : « Ça implique une forte disponibilité car on devait être là à partir de 6 heures du matin et, que la journée se finissait vers 17 heures. Et ça, durant deux jours. Le problème, c’est lorsqu’on se rend compte de ce que ça demande en termes de temps, de disponibilité, d’énergie, et là, en l’occurrence, de condition physique, car le tournage a eu lieu au mois de janvier et qu’il faisait à peu 1°C mais ressenti -2, sachant qu’on restait sur place. Cela signifie qu’on reste sur des scènes le temps que les caméras passent, en tant que public on était immobile. C’était très dur ». Le tournage s’est déroulé au parc du Cinquantenaire, localisé près de Bruxelles.

Tournage du clip Fils de joie de Stromae : des repas indignes

« 150 euros pour 5 jours, on rentre ici dans des conditions qui ne sont pas des conditions financières dignes, ni même recevables, acceptables d’emploi artistique mais de simple défraiement », explique Pierre Dherte, responsable de l’Union des artistes. Il dit aussi « quelques gaufres » en termes de repas sur une journée : « Tout ça ne rentre pas dans les normes réglementaires ».

 

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Avant de finir : « 30 euros par jour, on est bien en dessous du salaire journalier légal en vigueur… C’est tout à fait irrecevable ». Joint par la RTBF, le directeur de la société de production Abyssal n’a pas voulu s’exprimer à ce sujet. Cette affaire fait tâche et nuit à la réputation de Stromae.

Dans les semaines et mois à venir, Objeko ne manquera pas de vous parler de l’actualité de Stromae. En effet, avec les multiples concerts et passages télé que l’artiste va effectuer, nous aurons l’occasion de parler de ses prestations.