Terminée la reconnaissance faciale ! Voici la nouvelle application d’identité numérique

Le précédent projet basé sur la reconnaissance faciale avait créé de vives polémiques. Aujourd'hui, le gouvernement propose une application d'accès à ses services basée sur la carte d'identité numérique.

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Identité numérique, biométrie, reconnaissance faciale, il va falloir vous habituer à tous ces termes compliquésEn ce moment même, le gouvernement planche sur une nouvelle application qui nous permettra d’accéder à tous les services publics. Sa particularité : elle n’exploitera aucune donnée biométrique. Ce système se basera sur la nouvelle carte d’identité numérique. Bien sûr, cette nouvelle appli ne sera pas obligatoire. Si vous ne l’installez pas sur votre smartphone, vous pourrez toujours accéder aux services publics en ligne.

Une application qui remplace le projet « Alicem »

Alicem, l’application du gouvernement basée sur la reconnaissance faciale a suscité de vives polémiques. Certaines associations dénonçaient l’obligation d’accepter ce dispositif. Aujourd’hui, ce projet est abandonné. Le nouveau consiste à proposer une application mobile qui permet l’identification et l’authentification des personnes sans utiliser la reconnaissance faciale. C’est la nouvelle carte d’identité numérique qui sera exploitée.

Concrètement, si vous possédez un smartphone doté de la technologie NFC, vous pourrez lire les informations stockées par ce dispositif et vous connecter à différents sites de services publics. Avec l’application dédiée, vous accèderez à une lecture sans contact, comme lorsque vous effectuez un paiement avec votre carte bancaire, sans avoir à taper de code.

Cette nouvelle application remplace donc le fameux projet Alicem basé sur la reconnaissance faciale. Il est vrai que la carte nationale d’identité numérique sauvegarde l’image de nos empreintes digitales sur une puce sécurisée. Mais l’application et le Service de Garantie de l’Identité Numérique ne pourront pas lire ces données.

 

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Exit la biométrie et la reconnaissance faciale, bienvenue à l’identité numérique

Même s’il n’est plus question de biométrie, l’usage des données personnelles reste au programme. C’est indispensable pour authentifier les utilisateurs. Parmi les informations qui pourront être utilisées et enregistrées : le nom, le prénom, le lieu et la date de naissance, le sexe, la nationalité, la photo d’identité, le numéro de téléphone, l’adresse mail et l’adresse postale.

En éliminant la reconnaissance faciale du projet, le gouvernement tenait à éviter toute nouvelle polémique. Pourtant efficace pour limiter les fraudes à l’identité, cette technologie est loin de faire l’unanimité. En effet, l’identification par le visage inquiète. Du point de vue éthique, les voix sont très nombreuses à s’élever contre ce système. Quelle que soit son efficacité, la biométrie base son principe sur l’exploitation des données sensibles. Or, celles-ci sont soumises à des protections spéciales.

Quelques infos techniques sur la nouvelle appli basée sur l’identité numérique

Cette nouvelle application propose une durée de stockage des données étendue sur cinq ans. Le décret publié annonce que ce délai démarrera « à compter de la dernière vérification d’identité de l’usager« . En outre, dans le cas où l’appli est désinstallée du smartphone ou si le moyen d’identification électronique est supprimé, toutes les données seront automatiquement effacées.

Les données sauvegardées ne seront accessibles que lorsque l’utilisateur utilisera l’application. Quant aux données non personnelles, elles bénéficieront d’un traitement différencié en termes de délai de stockage, mais également en matière d’accès et de sécurisation.

Toutes les données stockées par l’application seront supprimées après deux ans d’inactivité. De même, si l’utilisateur ne finalise pas l’installation de ce mode d’accès, la suppression automatique se déclenchera deux mois après le début de la procédure.

 

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Une application facultative

Cette nouvelle application ne sera pas obligatoire. Ceux qui ne souhaitent pas l’utiliser auront toujours accès aux services publics en passant par le site d’authentification « FranceConnect ».

Le décret présentant cette nouvelle application est sorti peu de temps après le second tour de l’élection présidentielle. Le premier ministre, Jean Castex, et le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, l’ont ratifié, mais ne se sont pas encore exprimés à son sujet. Pour le moment, il s’agit simplement des fondations techniques du projet. Il reste donc un travail colossal à réaliser avec notamment l’élaboration de l’application, la conception de la base de données et la mise en place de tous les services liés à son utilisation. Il faudra donc attendre plusieurs mois pour vois ce projet finalisé. L’équipe d’Objeko ne manquera pas de vous tenir informé de l’évolution de ce projet.