Top Chef : un gagnant obligé de démissionner de son resto 4 étoiles, la raison choc !

Dans un récent entretien accordé à nos confrères d’Actu Nantes, un gagnant de Top Chef, a fait des révélations complètement dingues.

©M6 – Top Chef : un gagnant obligé de démissionner de son resto 4 étoiles, la raison choc !

Nous vous ne rêvez pas, c’est une histoire bien réelle. Un ancien vainqueur de Top chef, qui a annoncé qu’il avait été forcé par ses patrons de démissionner. Pourquoi ? Et bien, tout simplement, parce qu’il s’était rendu en Ukraine pour aider durant la guerre. Ne vous inquiétez pas, la rédaction d’Objeko, va tout vous dire sur le sujet. Vous êtes prêts ?

Sukhangad Singh quitte son poste de chef pour se rendre en Ukraine

Top Chef est un tremplin pour les candidats qui y participent, encore plus pour les gagnants. Et Sukhangad Singh, en sait quelque chose. En effet, gagnant de Top Chef Madagascar, il a vite été embauché en tant que sous-chef au restaurant de l’hôtel 4 étoiles de l’abbaye de Villeneuve aux Sorcières, près de Nantes. Mais quand la guerre éclate en Ukraine, il décide de tout quitter. Pour lui, il était tout simplement impensable de ne pas se rendre dans le pays pour aider les habitants.

 

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Il y a trois mois, Sukhangad Singh a quitté Nantes pour se rendre à Przemysl, à la frontière entre la Pologne et l’Ukraine. Là-bas, il cuisine des repas à la frontière ukrainienne pour les réfugiés. Si au départ, il n’était prévu qu’il ne reste qu’une petite semaine, il a décidé de rester là-bas plus longtemps : »Je vais rester le temps que la situation soit plus calme. Je ne sais pas quand je rentrerai. Toutes les semaines, je me dis : la prochaine, je rentre en France. Mais il se passe toujours quelque chose. C’est compliqué« .

L’ancien gagnant de Top Chef, contraint de démissionner

Mais ce choix de répondre à l’appel de l’ONG World Central Kitchen qui cherchait des bénévoles cuisiniers n’est pas sans conséquences. En effet, l’absence prolongée de Sukhangad Singh a fini par déplaire à ses supérieurs. Pire même, ses employeurs lui ont demandé de rédiger une lettre de démission : »Nous sommes un peu inquiets car nous achetons une maison et cela pourrait poser un gros problème avec notre prêt bancaire, mais je comprends aussi la position de mon employeur ».

 

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Malgré ce coup dur, Sukhangad Singh, ne veut pas quitter la frontière où il se sent utile. Il faut dire qu’entre 12 000 et 14 000 repas sont distribués chaque jours sur 7 lieux différents à la frontière ukrainienne : »Quand on voit la souffrance tous les jours… Les enfants blessés, brûlés, qui ont parfois perdu un bras, ou les vieilles dames de 90 ans avec leurs valises qui se sentent totalement perdues. Quand on sert les repas à des personnes comme ça… Ça fait quelque chose« .

Sukhangad Singh veut trouver un sens à son métier

Sukhangad Singh forme également d’autres chefs cuisiniers et restaurateurs en Ukraine, car il y a beaucoup de besoins en denrées alimentaires. Et sa situation en France, ne le rend pas triste du tout : »Je vis beaucoup d’émotions dans la même journée« . Une fois dans la cuisine, il oublie tout : »Quand on les voit, on comprend pourquoi on est ici. Ça encourage« . Voilà qui est dit.