TPMP : une mère raconte une histoire glaçante sur le suicide de son fils qui s’est pendu à la maison

Cyril Hanouna souhaite que son émission Touche pas à mon poste soit un programme où des questions sociales et sociétales soient évoquées. Pour cela, il invite chaque jour des personnes qui peuvent témoigner, raconter leur histoire, mettre en avant des injustices, des dysfonctionnements. Le harcèlement scolaire en est un. Les médias en parlent de plus, les femmes et hommes politiques aussi. Mais les choses ne changent pas pour autant : le harcèlement tue, et cette femme invitée à TPMP a raconté une terrifiante histoire, celle de son fils, Christopher.

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TPMP: Il suffit parfois d’une raison 

En 2017, Netflix frappe un grand coup avec 13 Reasons Why, une série produite par Selena Gomez qui aborde la question du harcèlement scolaire. Un harcèlement qui mène au suicide de Hannah, le personnage principal. La série tombe à point nommé puisque les médias parlent de plus en plus de harcèlement. Et si Hannah explique dans la série les 13 raisons qui l’ont poussé à commettre l’irréparable, il en faut parfois moins. En réalité, il en suffit parfois d’une seule. Certes, il s’agit d’une fiction. Mais d’une fiction qui s’inspire de faits bien réels, avec un harcèlement qui se passe dans les couloirs de l’école, du collège ou du lycée, et qui se poursuit jusqu’à la maison sur les réseaux sociaux. 

4 ans après le choc qu’a provoqué la série, qu’en est-il ? Depuis le début de l’année 2021, seulement en France, 21 jeunes se sont donnés la mort, exténués par le harcèlement qu’ils subissent au point où arrêter de vivre devient une solution. Une solution pour ne plus souffrir, plus ne plus vivre sous les insultes, dans la crainte de l’autre. En 2017, année où sort la série et où jeunes et adultes discutent du harcèlement, Christopher perd la vie. Il décide de se pendre, après quatre années à subir au quotidien des insultes, des menaces. Quatre années de souffrance qu’il ne partage avec personne. Il garde tout ça en lui, comme un secret dont il avait honte. Sa mère, Sandrine, s’est exprimée sur le plateau de Touche pas à mon poste. 

 

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Son fils est mort, ses harceleurs n’ont pas été punis 

TPMP: C’est très émue que Sandrine a accepté de parler à Cyril Hanouna et à ses équipes de la mort de son fils, en revenant dans un premier temps sur le harcèlement terrible qu’il subissait de son vivant : « Christopher était en classe de 3e, il avait 16 ans. On a appris qu’il s’est fait harceler pendant quatre années. Ça a été des brimades, des ‘tu es gros, tu es un pd, parce qu’il faisait du cheval, il était champion départemental. C’était dans la classe, c’était au vu su de tout le monde. Beaucoup de professeurs ont entendu. C’était à l’école, c’était sur les réseaux sociaux« . 

Et après quatre ans de souffrance, Christopher a décidé de s’ôter la vie : « Christopher il en a eu marre, il s’est pendu, le 17 avril 2017, à la maison« . Jamais son fils ne lui aura parlé de sa situation. Avec le recul, elle reconnaît que certains éléments auraient pu lui mettre la puce à l’oreille. « Christopher ne nous en a jamais parlé. Il avait des maux de ventre, il avait un gros bleu au niveau de la cuisse. Ils vous lancent des signaux mais nous on arrive pas à les capter ».

 

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TPMP: Aujourd’hui, Sandrine doit apprendre à vivre sans son fils. Les harceleurs de Christopher, de leur côté, n’ont pas été punis pour ce crime : « Les harceleurs n’ont rien eu. L’établissement n’a rien eu non plus, ils continuent leur vie, comme tout le monde et nous la seule chose qu’on a c’est aller au cimetière« . 

Alors que la campagne présidentielle bat son plein et que les médias se concentrent sur un Eric Zemmour qui n’est même pas encore candidat et qui voudrait que la France fasse un bond de 50 ans en arrière, voilà un sujet qui mérite d’être traité. Le harcèlement fait encore des victimes. Et tant qu’il y en aura, il faudra en parler. Et se dire que c’est une série Netflix qui, depuis 2017, a abordé le plus justement le problème, nous aide à réaliser à quel point le gouvernement abandonne les professeurs et les élèves. En espérant que ce témoignage sera entendu et qu’il n’y ait à l’avenir plus aucune Sandrine, plus aucun parent qui perd son enfant à cause du comportement d’autres élèves.