Un chirurgien poursuivi par la justice, il se servait de ses clients comme cobayes…

Qui aurait cru que ce chirurgien dupait la confiance de ses patients à ce point ? Personne ! D'ailleurs, à son procès, il ne semble pas réaliser la gravité de ses actes. Appelé à la barre, l'un de ses patients est la preuve flagrante qu'il a été trop loin !

©index santé

À Gap, le procès de ce chirurgien défraie la chronique. Dans son cabinet, il procédait à des expériences machiavéliques. On vous dit tout !

Quand un chirurgien de Gap choque la France entière

En 2018, Raouf Hammami tire la sonnette d’alarme. Choqué par les méthodes douteuses de son confrère chirurgien Gilles Norotte, il brise le silence auprès de la direction de l’hôpital. Résultat des courses, le concerné passe en conseil de discipline avant d’être limogé. Celui qui a mis du temps à dénoncer les choses n’a pas à rougir puisqu’il obtient officiellement le statut de « lanceur d’alerte ». Du reste, à Gap, on ne parle plus que cette affaire et des ses conséquences sur ses patients et les soignants. Ah si les murs pouvaient témoigner, ils en donneraient des détails ! Il aura fallu quatre ans d’investigations afin que le procès débute. Objeko a décidé de faire le point en vous narrant tous les subtilités, y compris les plus sombres. Accrochez-vous, nous rentrons dans une zone de turbulences !

Un témoignage fracassant

En pleine crise sanitaire, l’heure est au règlement de compte. Plus que jamais, les autorités ont besoin de rassembler des témoignages de victimes de ce chirurgien. Comble de l’honneur, sa stratégie était si bien rodée qu’elles ignoraient totalement qu’elles étaient considérées comme des rats de laboratoire. Il semblait si confiant que cela en devient déroutant !

 

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Face aux caméras de France, à visage découvert, un témoin n’en démord pas. Il avoue « avoir découvert deux mois après l’intervention qu’on [lui] avait fait une cimentoplastie ». Et le résultat hallucinant sur sa santé mérite un coup d’œil. Handicapé à vie, ses douleurs lui rappellent son triste sort. D’heure en heure, elles augmentent sans lui laisser le moindre répit. Le moins qu’Objeko puisse dire c’est que c’est la double peine. Le seul responsable, c’est le chirurgien. Vu qu’il n’a pas clairement expliqué les tenants et les aboutissants de cette délicate opération, le patient « cobaye » n’a pas pu se forger sa propre opinion. « Au moins j’aurais pu peser le pour et le contre en sachant qu’il y avait un risque que ça ne marche pas »

Un chirurgien convaincu du bien-fondé de sa méthode

Nos confrères du site Egora n’y vont pas par quatre chemins. Comment croire que le chirurgien a « injecté du ciment acrylique dans les disques intervertébraux de ces patients » sans avoir le moindre scrupule ? D’ailleurs, pendant deux longues années, tout ceci a été fait sans la bénédiction et « l’autorisation » de la direction. Avec les progrès réalisés par la science, Objeko estime que c’est fou que de telles pratiques puissent s’effectuer aujourd’hui.

Alors qu’on pourrait s’attendre à une once de remords, le chirurgien campe sur ses positions. À ses yeux, ce ne sont que « soins courants« . Il minimise son geste en rappelant à la cour qu’il « s’agit simplement d’une injection ». Sans la moindre once de regret, il précise qu’il n’est pas un cas isolé et qu’il « assume parfaitement les choix thérapeutiques dans l’intérêt des patients. » Comme pour se justifier de telles pratiques, il étale sa science et dévoile que sa méthode était sûre à hauteur de… 75 %.

Et maintenant ?

Plus que jamais, son devoir était de « soulager la douleur« . En ces temps de pandémie, les opérations étaient annulées en masse. Donc, afin de leur « éviter, compte tenu de leur âge, une chirurgie plus lourde », la piqûre de ciment était la meilleure alternative. Qui croire et surtout qui aura le dernier mot ? Est-ce que les 10 000 euros d’amende, dont 5000 avec sursis requis contre ce médecin suffiront à apaiser la souffrance des uns et la colère des autres ? Suite au prochain numéro !

Merci à nos confrères d’Egora