Un employé reçoit par erreur 286 fois son salaire, il démissionne et se volatilise

Un salarié d'une entreprise chilienne a reçu une rémunération exceptionnelle. Près de 286 fois son salaire.

©par Martine Fuxa

C’est une histoire incroyable que nous allons vous raconter aujourd’hui. Celle d’un chilien, qui a reçu par erreur 286 fois son salaire. Sauf qu’au lieu de rembourser, le salarié a démissionné et s’est volatilisé. Ne vous inquiétez pas, la rédaction d’Objeko, va tout vous dire sur le sujet. Vous êtes prêts ?

Un salaire de 170 000 € au lieu de ses 515 € habituels

Les erreurs à la banque sont fréquentes. Mais ce salarié ne s’attendait sûrement pas à une erreur aussi grande de la part de son employeur. En effet, au lieu de toucher ses 500.000 pesos habituels, soit près de 515 euros, l’employé du Cial (Consorcio industrial de alimentos), le leader de la charcuterie au Chili, a reçu pas moins de 170 000 euros. Une fortune dans le pays, quand on sait que le salaire moyen s’élève à 750 euros par mois. Suite à cette erreur, le salarié en parle rapidement à son manager qui remonte l’incident à sa direction.

Celle-ci décide ensuite de convoquer l’homme et l’invité à rembourser le trop-perçu. Dans un premier temps, celui-ci se montre coopératif et assure qu’il passera à la banque dès le lendemain matin pour régulariser la situation. Sauf que, ce ne sera pas du tout le cas. En effet, le lendemain, les heures passent. Et aucune trace du virement et surtout, l’employé ne se présente pas à son poste.

Il envoie une lettre de démission avant de disparaître

Finalement, l’entreprise parvient à le joindre. Et là, il prétexte une panne de réveil et réitère son engagement à se rapprocher de sa banque pour retourner les fonds indûment perçus. Les jours passent et rien ne se déroule comme c’était prévu. En effet, l’employé n’aura pas résisté à la tentation de garder l’argent. Plusieurs jours après l’incident, le service des ressources humaines de la société a reçu une lettre de démission de la part du salarié. Il s’est donc volatilisé en empochant les 170.000 euros.

Pas sûr, que juridiquement cette parade suffise à bloquer les poursuites. Et des poursuites justement, il y en aura. Evidemment, son ex-entreprise ne compte pas en rester là. Elle a a décidé de déposer une plainte pour détournement de fonds contre l’homme en question. Le document indique notamment : »Il a été informé et précisé que cet argent ne correspondait au paiement d’aucun service« . S’il est retrouvé, l’ex-employé devra donc rendre la somme, et pourrait être poursuivi en justice.

Comment ça se passe en France ?

En France, l’employeur peut demander à son ancien salarié le remboursement des sommes injustement versées dans un délai de 3 ans à compter de la fin du contrat du travail. Toutes les sommes versées en trop au cours des 3 années précédant la fin du contrat de travail sont concernées. Dans cette situation, l’employeur peut proposer à son ancien salarié les conditions d’un remboursement à l’amiable. En cas de refus, l’ancien employeur peut entamer une action en justice. Reste à savoir maintenant comment ça se passe au Chili. Nous vous tiendrons au courant.