Un influenceur français accusé d’avoir escroqué des millions d’euros des aides Covid ! Hallucinant !

Un influenceur a profité des aides Covid et a arnaqué l'État de millions d'euros. Découvrez comment il a fait et comment il en a fait profiter toute sa communauté.

©Adobe Stock/Illustration

Paul Antony qu’on surnomme PA7 est un influenceur connu dans le milieu des réseaux sociaux. Aujourd’hui, on parle de lui pour un sujet beaucoup plus grave. En effet, il est présumé coupable d’une arnaque aux aides Covid alors qu’il réside à Dubaï avec six autres personnes. Le jeune homme aurait détourné des millions d’euros... Lundi dernier, il se trouvait devant le tribunal de Paris pour répondre de ses actes. On vous explique tout dans les détails !

Un influenceur qui aurait détourné des millions d’euros grâce aux aides Covid…

Ce n’est pas la première affaire que l’on a attendue sur les arnaques aux aides Covid depuis la crise sanitaire, mais cette fois-ci la somme est colossale. En effet, cet influenceur n’hésitait pas à montrer sa vie luxueuse sur les réseaux sociaux. Pire même, il montrait sa technique toute simple pour avoir des millions d’euros dans sa poche. Simple, mais légale ? Comme vous le savez, le gouvernement Macron a mis en place un fonds de solidarité pour les entreprises pendant toute la crise sanitaire. Non seulement le jeune homme de 24 ans a détourné près de 7 millions d’euros avec les aides de l’État, mais en plus, il a fait profiter ses followers du tuyau…

L’influenceur est passé par la falsification de documents

En effet, Paul Antony a fait de faux documents et a généré une dizaine de formulaires de demandes d’indemnisation. Le président de la République a lancé le système du Quoi qu’il en coûte dès la première vague en mars 2020 pour essayer de sauver l’économie française. L’influenceur a tout de suite repéré le bon filon et a menti sur plusieurs choses. Tout d’abord, il a créé des sociétés irréelles. Ensuite, il a demandé des aides de l’État sur le site web des impôts avec en plus des chiffres d’affaires exagérés soi-disant basés sur l’année écoulée.

D’après les enquêtes, le gouvernement a versé l’argent aux entreprises sans effectuer beaucoup de vérification. Ainsi, cela a permis à l’influenceur PA7, mais aussi d’autres entreprises, de percevoir des millions d’euros ni vu ni connu. En plus, le jeune homme ne s’est pas arrêté en si bon chemin, car il a même partagé le « bon tuyau » à tous ses abonnés. À savoir, sa communauté représente près de 60 000 abonnés sur les réseaux sociaux, ce qui est loin d’être négligeable. Les personnes en charge de l’enquête ont su qu’il avait communiqué l’astuce pour arnaquer l’État sur la messagerie WhatsApp. Voici ce qu’il a par exemple écrit à ses abonnés : « J’ai un plan la famille c’est une dinguerie, réservé que pour l’élite de ma clientèle !!!! jusqu’à 300 000 euros en 27j. »

Il fait partie de la grande délinquance

Ce sont les enquêteurs de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) qui se charge de ce dossier hallucinant. Ces derniers ont découvert que près de 657 individus ont profité de cette arnaque relayée par l’influenceur. Cela représente des milliers d’euros de perte pour l’État et donc les Français.

En plus de ça, l’influenceur ne manque pas de culot. Il a, en effet, pris une « commission » pour chaque faux dossier. En effet, il recevait 30 à 50% sur chacun des versements. Ainsi, il est parti tranquillement s’installer à Dubaï, mais ce fut de courte durée. En effet, il a été arrêté et expulsé vers l’hexagone fin août 2021 afin d’être jugé à Paris.

En plus, cette immense arnaque n’aurait pu ne jamais être découverte. C’est à la suite d’un contrôle basique du fisc chez un jeune livreur. Celui-ci avait perçu 16 000 euros de la part du fonds de solidarité. Par conséquent, le Trésor public essaye maintenant de retrouver ses petits et demande aux personnes qui ont fraudé de rendre l’argent. L’influenceur s’est présenté devant la justice ce lundi 13 juin, avec six autres personnes. L’audience a duré quand même quatre jours. Le verdict n’a pas encore été donné, mais il risque jusqu’à dix ans de prison.