Un troisième confinement est-il inévitable, 4 semaines en prévision de l’été? On vous dit tout!

Alors que de plus en plus de solutions de confinement local s'envisagent en France, on se demande si un national strict mais court ne serait pas plus adapté. C'est en tout cas l'avis de cet ancien ministre ! on fait le point !

Crédit photo : STEPHANE MAHE AFP

L’année 2021 identique à 2020 ? En ce qui concerne la probabilité d’un troisième confinement, les Français épuisés ont un air de déjà vu.

Pour ou contre le troisième épisode de reconfinement ?

Les partisans de la version locale

Comme le montrent ces images, il y un an, Nice était un modèle en matière de surveillance du confinement. Aujourd’hui, c’est la catastrophe dans les Alpes-Maritimes. À tel point que Christian Estrosi tire la sonnette d’alarme. En montrant ses chiffres, il arrive à convaincre les autorités. Dès lors, quelque chose en local se met en place. Certes, son projet sera différent des anciens vu qu’il ne sera valable que le week-end. Est-ce qu’un tel scénario fonctionne ? Dans le nord comme de l’Est de la France, l’épidémie progresse à la vitesse de la lumière. Va-t-on appliquer des réponses similaires ?  Objeko vous tient au courant puisqu’on devrait être fixés dans les heures qui viennent.

La semaine dernière, il a fait particulièrement beau sur l’ensemble du pays. Moroses depuis un an, les Français ont souhaité se balader dans les rues de la capitale. Présents sur place, des journalistes ont filmé des scènes incroyables où le port du masque n’était absolument pas respecté. De nouveau, le canal Saint-Martin a accueilli les foules. Suite à ce comportement inacceptable, le préfet a pris une grande décision. En plus du couvre-feu à 18 heures, deux rues seront interdites à la circulation à partir de la fin de matinée.

Mis à part les tests qui stagnent autour de 25 000 cas par jour, les eaux usées sont le nouveau référent pour détecter la présence du variant. Les résultats ne sont pas bons. Les autorités sont inquiètes. Au sommet de l’État, on ne voudrait pas que la situation atteigne un point de non-retour. De leur côté, les Français se sentent totalement déboussolés. Si certains se basent la méthode préconisée à l’étranger, c’est l’inverse qui se produit dans l’Hexagone. Qui a tort ou raison ? Objeko fait le point !

La position du gouvernement évolue de minute en minute

Souvenez-vous. En début d’année, quand les premières doses de vaccin arrivent, c’est le doute puis la cohue. Or, il y a encore quelques semaines, des rumeurs de confinement circulaient sur les chaines d’information en continu. Pire, le conseil Scientifique ne cachait pas que son avis penchait plus de ce côté de la balance. Le premier ministre ainsi que celui de la Santé nous implorait de respecter les interdictions. Pour réveiller les inconscients, ils expliquent que le pays joue sa dernière carte pour en sortir sans trop de dommages collatéraux.

De toutes manières, depuis la rentrée scolaires les vacances de février sont sujettes à polémique. Comme toujours en France, il y a plusieurs avis sur la question. Faut-il les annuler, déplacer ou bien prolonger ? Le ministre de l’Éducation Nationale fait tout pour rassurer les parents débordés ou déprimés. En coulisses, à l’instar des fêtes de fin d’années, le gouvernement craint fortement que les déplacements interrégionaux et surtout le non-respect des gestes barrières.

Dans un entretien exclusif, l’ancien maire de Toulouse, Philippe Douste-Blazy nous donne son point de vue. Fort de son expérience de médecin et ferveur défenseur du Professeur Raoult, son avis est clair et sans appel. Pour lui, si on veut retrouver une vie normale cet été, on devrait forcément passer un volet de confinement.

Suivez l’exemple !

Pour justifier ses propos alarmistes, Philippe Douste-Blazy fait une comparaison qui marque les esprits. Après tout, la période fait partie des plus sombres du siècle « Comme dans toutes les guerres, comme dans toutes les crises, comme dans des soins intensifs de médecine, il faut passer par un traitement, sinon ça ne marche pas » D’ailleurs, il a bien une idée derrière la tête. Mais la pilule risque d’être difficile à accepter pour les personnes fragilisées.

Pendant quatre semaines, l’ordonnance de Philippe Douste-Blazy est claire comme de l’eau de roche. Dans un premier temps « vous ouvrez dans toutes les villes, les quartiers, les petites communes, un endroit avec une plateforme téléphonique. » Ensuite, une politique combinée de dépistages massif et de tri commence « On teste, et les patients positifs, on s’occupe d’eux avec 150 000 personnes mobilisées. On va leur demander de rester chez eux, on peut aussi ouvrir des hôtels pour cela, mais on s’en occupe vraiment. » 

Ainsi, la France ne sera plus jamais la risée du monde. D’ailleurs, l’ancien ministre de la Santé précise d’autres pays ont déjà appliqué et approuvé ce confinement de la dernière chance. Et vous…qu’en pensez-vous ?