Une 4e dose de vaccin pour tous ? La réponse de Odile Launay

Le pass vaccinal n’est valable que pour les personnes qui ont un schéma vaccinal complet, c’est-à-dire la première ou les deux premières doses, et la dose de rappel. Cela fait deux ou trois doses au total (ceux qui ont eu le covid avant la vaccination n’ont eu besoin que d’une dose). Mais une nouvelle injection est-elle à prévoir ? C’est ce que pense l’infectiologue Odile Launey.

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© Pausette

Des vaccins temporaires 

L’immunité apportée par les vaccins contre le covid-19 n’est pas comparable à celle des vaccins contre l’hépatite A, la fièvre jaune ou l’hépatite B. L’immunité offerte ne dure que quelques mois, et les anticorps diminuent, jusqu’à rendre la personne vaccinée vulnérable à nouveau. D’où l’intérêt de faire une dose de rappel, pour se protéger une nouvelle fois et limiter considérablement les risques de développer une forme grave du covid-19. On le sait aujourd’hui, la vaccination n’empêche pas d’avoir la maladie, ni de la transmettre. En revanche, elle diminue la transmission, tout comme les symptômes graves qui peuvent conduire à une hospitalisation. Même s’ils sont très largement minoritaire sur le territoire, les non-vaccinés sont encore majoritaires en soins critiques. 

Selon l’infectiologue Odile Launey, la question de la quatrième dose ne se pose plus pour les personnes immunodéprimées. Pour elles, cette nouvelle injection est actée. Et pour les autres ? « Pour la population générale, la question commence à se poser pour les personnes vaccinées en septembre, en particulier les plus âgés » a-t-elle expliqué sur le plateau de BFM TV. 

Un nouveau vaccin ciblé contre Omicron ? 

Le nouveau variant Omicron, venu d’Afrique du Sud, est désormais présent partout sur le territoire français et fait exploser les contaminations. Près de deux ans après le début de la crise, c’est finalement au mois de janvier que les records sont battus. Il faut dire que ce variant est plus contagieux encore, mais moins agressif. Par conséquent, les citoyens le transmettent plus facilement puisqu’ils ignorent, pour la plupart, être malades. De plus, ils touchent également beaucoup les vaccinés puisque le vaccin ne protège pas bien contre ces nouvelles formes, qui n’envoient heureusement pas beaucoup de personnes à l’hôpital, contrairement au variant Delta, jusqu’alors majoritaire. 

La question d’un vaccin qui évolue pour protéger contre Omicron se pose alors. « Aujourd’hui, tous les vaccins qu’on a ont été vectorisés sur la souche dite ‘originale’, sur la protéine Spike du premier virus » note ainsi la spécialiste. « La question aujourd’hui est de savoir si on va avoir besoin d’un vaccin adapté à Omicron. Est-ce que ça va être un vaccin adapté à Omicron? Est-ce que ça va être un vaccin combiné au premier vaccin avec un vaccin adapté à Omicron? C’est une question qu’aujourd’hui beaucoup de gens se posent, en particulier pour une potentielle 4e dose ou d’un rappel qui pourrait être nécessaire à l’automne prochain« .

La vague Omicron en France 

Aujourd’hui, ce variant représente 92.5% des cas positifs en France, selon Covidtracker. Il a donc remplacé Delta comme variant dominant, ce qui n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, malgré des chiffres de contaminations qui explosent. En effet, ce variant est moins dangereux, mais permet cependant aux personnes touchées d’être naturellement immunisées contre le covid-19, et donc contre de potentielles formes graves. Et si avec ce nouveau variant le covid-19 nous rendait finalement un service ? Et si l’immunité collective, attendue depuis près de deux ans, arrivait grâce à lui ? 

Il permet en tout cas aux statistiques de s’envoler et d’atteindre des niveaux jamais vus. Jugez plutôt. En France, le taux d’incidence s’élève aujourd’hui à 2923. C’est à partir de 50 qu’une épidémie commence, et jamais ce taux n’a été aussi élevé. Même juste avant le premier confinement, il était huit fois inférieur. 

Face à cette vague, le gouvernement pense toujours que la vaccination est la solution, raison pour laquelle il est demandé aux citoyens de se faire injecter une dose de rappel. Les vaccinés qui n’ont pas un schéma vaccinal complet seront considérés comme des non-vaccinés par le pass vaccinal, qui remplace le pass sanitaire, et qui fonctionne uniquement avec toutes les doses faites. De quoi mettre en colère beaucoup de personnes contre ce vaccin et contre les méthodes du gouvernement, elles qui pensent que le pays sombre dans la tyrannie et que les libertés de tous sont bafouées. 

 

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Pierre Lacoste

Passionné par l'écriture, je me suis tourné vers le métier de rédacteur web en 2018 après plusieurs années d'expérience pour plusieurs blogs. Les médias, la télévision, le sport et le cinéma n'ont aucun secret pour moi et j'aime faire partager mes passions aux lecteurs.