Une femme a été enterrée et on a découvert plus tard qu’elle avait accouché dans sa tombe

Une femme a été enterrée avec son fœtus encore dans le ventre. Découvrez la découverte macabre de ces archéologues.

©capture facebook

Cette histoire a fait tristement la une des journaux, il y a peu. En effet, elle se déroule à Imola, au nord de l’Italie. Certains archéologues ont été ravis de découvrir une tombe avec un c*rps de femme à l’intérieur. Ces derniers essayent de retracer l’histoire du défunt et d’en découvrir davantage. Ils ne vont pas être surpris par ce qu’ils vont apprendre par la suite.

Une femme enterrée avec son bébé encore dans le ventre

Dans la tombe découverte par les archéologues, le squelette de la femme se trouve de face. Par chance, car ce n’est pas toujours le cas, celui-ci est intact. Mais, ils ont trouvé autre chose dans la tombe… En effet, un fœtus se trouve entre ses jambes avec une blessure à la tête. Les spécialistes en archéologie ont demandé une enquête approfondie qui a été publiée dans le magazine World Neurosurgery. Ce sont des chercheurs des universités de Ferrare et de Bologne qui ont travaillé sur le sujet.

Ils se sont basés sur la taille et la longueur de l’os du fémur et ont pu déterminer que le fœtus avait environ 38 semaines de gestation. La tête et le haut du corps du nourrisson défunt étaient sous la cavité pelvienne de la femme. Tandis que les membres inférieurs comme les jambes étaient encore à l’intérieur du ventre. Ainsi, cela veut dire que le bébé s’était engagé par voie basse et que la naissance allait se produire incessamment sous peu. Cette situation est très rare dans la littérature médico-légale contemporaine et dans les découvertes bioarchéologiques. En effet, selon les chercheurs, il s’agit d’une expulsion fœtale post-mortem ou d’une naissance de cercueil.

Un bébé expulsé de force

La bioarchéologue Siân Halcrow, de l’Université d’Otago en Nouvelle-Zélande, explique ce qu’il s’est passé pour cette femme enceinte. Quand le c*rps rentre en décomposition, celui-ci produit et accumule du gaz qui entraîne une expulsion forcée du fœtus. C’est un point de vue intéressant dans le domaine de l’archéologie. En continuant leurs investigations, les spécialistes ont découvert autre chose qui les intéressait beaucoup.

Une étrange marque sur le front

Cette femme possède une petite marque sur le front. Il s’agit d’un trou circulaire de 5 mm. Les chercheurs expliquent qu’il pourrait s’agir d’une trépanation. Une chirurgie au niveau du crâne où les médecins percent la boite crânienne pour extraire une partie du cerveau, comme une tumeur par exemple. Ainsi, cela signifie que la défunte a été trépanée et qu’elle a vécu environ une semaine après son intervention chirurgicale.

Dans l’article, on apprend que les spécialistes italiens émettent l’hypothèse d’un lien entre la femme et sa grossesse. En effet, il se pourrait qu’elle ait eu un problème d’éclampsie. « Parce que la trépanation était autrefois utilisée dans le traitement de l’hypertension pour réduire la pression artérielle dans le crâne, écrivent-ils, nous avons émis l’hypothèse que cette lésion pourrait être associée au traitement d’un trouble de grossesse hypertensive », expliquent les chercheurs.

Une femme enceinte avec un problème d’hypertension

Pour rappel, l’éclampsie est l’apparition de crises chez la femme enceinte qui est victime d’hypertension artérielle en lien avec sa grossesse. Il y a plusieurs siècles, ce problème était une cause courante de décès maternel. En effet, une femme enceinte qui a des fièvres, des convulsions ou des maux de tête intenses au Moyen Âge était la plupart du temps trépanée. « Compte tenu des caractéristiques de la plaie et de la grossesse tardive, notre hypothèse est que la femme enceinte a subi une éclampsie, et qu’elle a ensuite été traitée avec une trépanation frontale pour soulager la pression intracrânienne », soulignent les experts en archéologie.

Pour conclure, le destin n’a pas été clément avec cette femme. Sa trépanation ne l’a pas sauvé et elle a été enterrée avec son bébé qui a été partiellement expulsé.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Eugénie (@eug0110)