Victime d’une fausse couche, cette femme a été condamnée à 30 ans de prison !

Qui aurait pu croire que la justice condamnerait une femme à une peine aussi lourde. Quand on pense qu’elle a eu le malheur de faire une fausse couche ! Objeko vous dévoile les tenants et les aboutissants de cette sombre histoire…

Victime d’une fausse couche, cette femme a été condamnée à 30 ans de prison !
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Attention, cette histoire risque de vous faire bondir. Après une fausse-couche, l’État condamne lourdement. une femme. Aïe, ça fait mal !

Cette femme vit un cauchemar éveillé

 

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Comment se fait-il qu’en 2022, des pays réagissent avec autant de fermeté avec une femme ? En découvrant cette histoire, l’équipe d ‘Objeko a les larmes aux yeux. On a l’impression de faire un bond en arrière. On le sait maintenant, même si ça l’a rendu fertile, car réalisé dans de mauvaises conditions, Dalida a choisi l’avortement.

Ah si l’avocate Gisèle Halimi ou l’ancienne ministre Simone Veil étaient encore de ce monde. Nul doute qu’elles seraient en colère et fustigeraient avec la plus grand fermeté ce qui s’est passé pour Esme. Sans perdre une seconde, on va vous raconter précisément vous expliquer ce qu’a fait cette femme. D’ailleurs, dans le but de la protéger un minimum, son prénom a volontairement été changé par nos confrères. Donc, nous avons évidemment respecté leur choix et imité la procédure.

Que s’est-il passé ?

Actuellement, sept pays n’ont pas fait évoluer leur législation en matière de l’avortement. Il s’agit du Nicaragua, Honduras, de la République dominicaine, d’Haïti, du Suriname et de Malte. Cher lecteur d ‘Objeko, rien ne vous échappe. De fait, il en manque un à l’appel. C’est justement au Salvator que se déroule ce fait-divers totalement fou. Lorsque cette femme a souhaité procéder à une interruption de grossesse, elle sait qu’elle est hors la loi. Là-bas, c’est interdit, y compris si la cause de la venue de cet enfant était due à un v*ol !

Sans qu’elle sache véritablement qui, quelqu’un dénonce cette femme à la police. Et là, c’est le drame puisqu’elle l’accuse du pire des délits, celui d’homicide de type volontaire. Du reste, la malheureuse avait déjà une princesse de sept ans à sa charge. Désormais, si elle veut avoir des contacts avec sa mère, elle devrait se rendre en prison. Pendant ces deux prochaines années, elle serait incarcérée en attendant son procès. Hélas, l’issue elle la connait d’avance et par cœur : elle ne verra pas son aînée grandir. Interrogée par nos confrères du Gardian, l’avocate spécialisée en droits humains et directrice du Women’s Equality Center réagit avec perte et fracas. « La condamnation d’Esme est un pas en arrière dévastateur pour les progrès qui ont été réalisés dans la criminalisation illégale des femmes souffrant d’urgences obstétriques. »

Cette femme est loin d’être un cas isolé !

De son côté, elle fait tout pour que ce genre de tragédie ne se reproduise plus. Mais, elle met un peu de temps à surmonter cet énième choc. Par contre, elle ne perd pas sa motivation à s’engager aux côtés de toutes celles « injustement criminalisées retrouvent leur liberté et aient la possibilité de refaire et reconstruire leur vie » ! Au moins les choses sont claires. Au Salvador, il y a deux camps. Qui aura le dernier mot ? Pour l’heure, le mystère reste entier. Toujours est-il que le fait que des médias internationaux relaient le calvaire de cette femme a la capacité de réveiller l’opinion. Objeko croise les doigts !

 

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Les organisations qui font en sorte de mettre dans la lumière ce genre d’affaires estiment qu’il y aurait environ dix cas. C’est déjà beaucoup trop, il devrait y en avoir zéro ! Ce qu’on leur reproche est d’avoir préféré mentir pour avorter plutôt que de dire la vérité. Or, cela faisait sept ans qu’aucune femme n’avait été condamnée par la justice. Est-ce que Esme va s’en sortir sans y laisser des plumes et sera-t-elle la première d’une nouvelle série ?

Et du côté de l’État ?

En tout cas, le président du Salvador semble avoir retourné sa veste. Élu jusqu’avant le début de la pandémie, il avait promis de faire avancer les choses sur ce point précis tant il sait qu’il est la risée du monde à ce sujet. Or, Objeko constate que ce n’est pas d’actualité. En décidant librement de garder ou non l’enfant à venir, la femme prend le contrôle. Espérons que tout rentre dans l’ordre bientôt !

Merci à nos confrères du journal Le Monde et The Guardian

Deborah Attias

Je suis passionnée par les mots, le métier de rédactrice Web s’est dévoilé comme incontournable il y a plus de 8 ans. Je n’hésite pas à partager mon avis sur tous les sujets notamment la politique, la télévision et les people.