« Vous avez couché pour réussir ? » : Alexandra Lamy choquée lors de sa 1e interview

Quand elle regarde derrière elle, Alexandra Lamy peut être fière. Sa carrière est en effet brillante, elle qui a réussi autant à la télévision qu'au cinéma, avec notamment des premiers rôles marquants dans des succès populaires. Tout n'a pourtant pas été si simple, elle qui a reçu des critiques sexistes à ses débuts, et même de la part de femmes.

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Alexandra Lamy : le succès sinon rien ?

Plus de 21 millions de personnes sont allées voir Alexandra Lamy au cinéma. Une belle moyenne de plus de 700 000 entrées par film. Elle a en effet participé à des films très populaires qui ont rencontré leur public : Brice de Nice, Retour chez ma mère, Tout le monde debout, Chamboultout… autant de succès qui prouvent qu’elle fait partie des actrices les plus populaires de sa génération. 

Bien des années après ses débuts à la télévision grâce à la série culte Un gars, une fille, Alexandra Lamy poursuit une belle carrière au cinéma. Elle revient d’ailleurs dans les salles obscures, quelques mois seulement après Belle Fille et Le Sens de la famille. Dans Le Test, elle tient le premier rôle féminin. A ses côtés, Philippe Katerine. Cette comédie délirante tourne autour d’un test de grossesse qui est la cause de nombreuses interrogations dans la famille.  

Une question honteuse pour la jeune Alexandra Lamy 

Invitée sur le plateau de C à vous, Alexandra Lamy est revenue sur sa toute première interview à la télévision. Anne-Elisabeth Lemoine et ses chroniqueurs ont en effet diffusé une partie de cet entretien filmé, mais pas son entièreté, comme le souligne la comédienne. « C’était ma première télé. J’étais hyper en angoisse » a-t-elle d’abord indiqué, avant d’affirmer qu’il serait « intéressant de l’écouter en entier ». Et Pierre Lescure voit où l’actrice veut en venir, lui qui indique que certains propos ont en effet été coupés au montage. Et en particulier « les passages où aujourd’hui, ils mériteraient elle et lui (les deux animateurs qui recevaient la comédienne alors toute jeune sur leur plateau, ndlr) deux claques« . 

Alexandra Lamy acquiesce, et indique que cette interview n’aurait pas été la même aujourd’hui : déjà car l’époque est différente, mais également parce que l’actrice n’est plus la même femme : « Aujourd’hui, évidemment, avec l’âge et l’expérience que j’ai, honnêtement, je serai intervenue ». Mais elle se rappelle de deux choses. D’abord, d’avoir eu l’impression d’être « la petite jeune entourée d’hommes« . Et ensuite, d’une question honteuse ! 

Le sexisme à la télévision était (est ?) monnaie courante 

Alexandra Lamy ne fait pas durer le suspens plus longtemps et annonce la question posée ce jour-là par une femme : « Et d’ailleurs, la première question, qui vient d’une femme, était : ‘Vous avez couché pour réussir ? Quand on regarde toute la vidéo, on se dit : ‘Wouah’ ». A tel point qu’elle a eu l’impression sur le moment de se tenir « au milieu de tous ces loups ».

Cette révélation laisse Anne-Elisabeth et ses chroniqueurs complètement abasourdis. L’animatrice rappelle que cet entretien s’est tenu en 1996, soit une année pas si éloignée de la nôtre. Cela semble aujourd’hui impossible – ou en tout cas une vive polémique éclaterait sans doute si de tels propos étaient tenus – mais le sexisme a toujours eu une place prépondérante sur les écrans. Et ce sexisme se retrouve notamment dans la différence de traitement qui existe entre les hommes et la femme. A commencer par la rémunération. 

Elle se rappelle en effet de la grosse différence de salaire entre elle et Jean Dujardin sur le tournage de la série Un gars, une fille. Les deux acteurs n’étaient pas connus du grand public à ce moment-là, rien ne vient justifier cette différence. Pour nos confrères de La Dernière Heure, elle s’est rappelée du jour où Jean Dujardin a appris cette différence : 

« Pour ‘Un gars, une fille’, je ne touchais que le tiers du salaire de Jean (Dujardin, ndlr), alors la série était produite par trois femmes et qu’on avait une directrice des programmes. Que des femmes ! Au bout de huit ou neuf mois, j’en parle à Jean. Il était d’autant plus scandalisé que c’était souvent moi qui réécrivais les textes ou les adaptais. Je faisais plus de boulot que lui et je touchais nettement moins. Jean s’est rendu dans le bureau des productrices et a exigé que je gagne la même chose que lui, sinon il quittait le programme«