Alerte info : comment les emballages trompent sur la réelle composition des aliments ?

Ce débat ne date pas d’hier ! Les consommateurs doivent être prudents. Il existe une différence entre les jolies étiquettes qui sont de la communication et les ingrédients contenus réellement dans les produits. Objeko vous dévoile les résultats de l’enquête de l’association CLCV. Ce n’est pas encore gagné…

énergie Les emballages nous trompent-ils sur la composition des aliments ?
© Mehrad Vosoughi / Unsplash

Une sérieuse enquête a été réalisée sur les emballages alimentaires pendant une durée de cinq ans par l’association CLCV. Après toutes les recherches et vérifications effectuées, cette dernière conseille aux enseignes deux choses. La première est de limiter au maximum leurs additifs, mais aussi de faire preuve de plus de transparence avec les consommateurs.

Est-ce que les emballages des aliments nous dupent ?

Les emballages alimentaires ne reflètent pas toujours la réalité. En effet, ils exagèrent et sont souvent un outil de communication. Les consommateurs doivent faire attention à ne pas se laisser tromper par le visuel impactant. Prenons l’exemple d’un yaourt avec une jolie fraise sur son étiquette. Si on regarde la composition, le produit contient très peu de fruits… On peut aussi citer les produits qui vantent leurs qualités nutritionnelles alors qu’ils sont trop sucrés ou trop gras… La liste peut être longue, mais chacun d’entre nous est témoin de ces emballages qui nous trompent sur la marchandise. Alors, l’association de défense des consommateurs et des usagers qui s’appelle CLCV a réagi. En effet, ce mercredi 19 janvier, l’organisation a demandé à avoir davantage de règles et de cadre pour les industriels.

Une communication mensongère ?

L’association a réalisé une grande étude sur “les emballages et la composition de près de 900 produits” sur cinq années entre 2017 et 2021. Elle a fait ce travail sur des produits très différents afin d’avoir une analyse complète et objective. En effet, cela pouvait concerner des céréales pour le petit-déjeuner, des plats préparés à base de viande, des produits de la mer panés, des gâteaux, des aliments végétaux, des jus de fruits ou encore des produits laitiers. Celle-ci a mis en exergue le fait que les emballages et la communication visuelle « induisent le consommateur en erreur”.

Par exemple, CLCV cite des “raviolis au bœuf qui ne comptent que 4% de bœuf” ou encore un yaourt avec un fruit en visuel alors qu’il y en a très peu dans la composition, « voire inexistante”. De plus, elle a souligné aussi les “allégations nutritionnelles ou de santé” ou le terme “détox” qui sont utilisés sur les emballages même si ce n’est pas correct.

“Quant à l’origine des ingrédients, elle reste très souvent inconnue malgré les nombreux drapeaux français que nous avons relevés, mais qui indiquent en fait le lieu de conditionnement ou de fabrication”, dénonce l’association CLCV. Elle pointe du doigt aussi des produits pour les enfants qui sont “très sucrés, gras, salés et débordants d’additifs”. 

Une demande de régularisation

L’association souhaiterait une meilleure information pour les consommateurs. Alors, elle a demandé “la mise en place de seuils minimums d’ingrédients pour pouvoir mettre en avant leurs images”, et « un meilleur encadrement de l’utilisation des allégations nutritionnelles et de santé”.

De plus, elle souligne qu’il est impératif de limiter les additifs et d’établir des « quantités maximales » que ce soit sur « les arômes, le sel, les matières grasses et le sucre dans les produits pour enfants”. L’association pousse les fabricants à mettre à jour leurs emballages “sans attendre une réglementation contraignante”. En effet, les industriels doivent utiliser moins d’additifs, de conservateurs ou d’arômes chimiques, mais surtout ils ont le devoir d’être totalement transparents avec leurs clients.

La bonne nouvelle, c’est que certains industriels jouent le jeu. “Concernant les pratiques des industriels, nous avons noté, suite à nos enquêtes, des améliorations de recette de certains produits, des suppressions de mentions, l’affichage du Nutri-Score qui ne l’était pas auparavant…”, énonce la responsable scientifique de l’association, Lisa Faulet, à l’AFP. Hélas, tous les fabricants ne suivent pas forcément les règles de bonne conduite. Ces changements “ne sont malheureusement pas généralisés à l’ensemble des produits puisqu’il s’agit d’initiatives volontaires de certaines marques”, explique la spécialiste qui demande à “aller plus loin au niveau réglementaire”.

C’est pourquoi il est toujours important de bien lire l’étiquette et la composition du produit acheté. Et surtout, de ne pas se focaliser sur le visuel attractif.


Celine Cossa

A la base, chargée de communication dans l’édition, j’ai donc déjà une expérience dans l’écriture et l’image. De nature très curieuse, je me suis toujours intéressée aux médias, à l’actualité et à la culture au sens large. Ainsi, associer mon amour des mots et mon goût pour les news a été une évidence !