Alerte rappel massif en France : ce produit Carrefour peut être dangereux pour la santé, il s’agit de saucisson

Pas une semaine ne se passe sans qu'un produit ne soit rappelé en magasins. Aujourd'hui, c'est la star de l'apéro, le saucisson, qui est au cœur d'une nouvelle campagne de rappel.

© Capture Facebook

Un saucisson contaminé à la salmonelle

Si vous avez récemment acheté un saucisson à Carrefour, il est impératif de vérifier vos placards avant de le consommer. Le site Rappelconso explique, le 24 mai, que des tests bactériologiques ont permis de détecter de la salmonelle dans les saucissons. C’est pourquoi, bien évidemment, Carrefour lance une campagne de rappel jusqu’à juillet afin que les consommateurs qui ont acheté ce saucisson puissent le ramener et être remboursés.

Le produit concerné est le Saucisson sec Beaufort 180 g VPF. Le code-barres du produit est le suivant : 3498301003320. Les lots concernés sont le lot 13922 avec une date de durabilité minimale jusqu’au 18 juillet 2022 ; et le lot 14022 avec une date de durabilité minimale jusqu’au 19 juillet 2022.

 

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Qu’est-ce la salmonelle ?

La salmonelle est une bactérie qui provoque la salmonellose. Il s’agit d’une infection qui peut être grave et qui s’exprime comme une maladie intestinale pour l’homme. Les symptômes les plus courants de la salmonellose sont les suivants : diarrhée (avec parfois du sang dans les selles), crampes abdominales, nausées, vomissements, fièvre, frissons et maux de tête. Les symptômes durent généralement entre trois et sept jours et apparaissent rapidement après la consommation d’un aliment contaminé par la salmonelle (trois jours au maximum après).

La plupart des personnes touchées doivent se soigner comme elles le feraient avec une grippe ou une gastro : en buvant beaucoup d’eau, en faisant tomber la fièvre grâce à un doliprane, et en se reposant. Pour les cas les plus graves, une hospitalisation est nécessaire. La prise d’antibiotiques est toute conseillée pour éliminer la bactérie. Pendant plusieurs semaines (voire plusieurs mois) après la contamination, l’intestin peut ne pas retrouver son activité normale. Dans certains cas bien plus graves, la salmonellose peut provoquer une infection du sang, et parfois même de l’arthrite ou une méningite.

Les aliments qui sont le plus susceptibles d’être contaminés par la salmonelle sont les suivants : les viandes crues (principalement le poulet, mais aussi le porc et le bœuf), les produits frais (légumes, fruits, graines) contaminés par des selles animales, les œufs crus ou insuffisamment cuits, les produits laitiers crus ou non pasteurisés.

 

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Des scandales sanitaires de plus en plus courant

Une autre bactérie a fait beaucoup parler d’elle récemment à cause du scandale des pizzas Buitoni. La bactérie E. coli. Il s’agit d’une bactérie qui, comme le rappelle l’Organisation mondiale de la santé, peut entraîner une maladie grave d’origine alimentaire. On la retrouve dans la viande hachée et le lait cru.

Dans les jours qui suivent la contamination, les symptômes observés sont similaires à ceux vus ci-dessus pour la salmonellose : « des crampes abdominales et des diarrhées qui, dans certains cas, évoluent vers des diarrhées sanglantes (colite hémorragique)« . La fièvre et les vomissements font aussi partie des symptômes. Cette bactérie touche principalement les reins des enfants (d’où les insuffisances rénales dont souffrent certaines jeunes victimes). Le docteur Lionel Barrand, médecin biologique cité par Le Parisien, ne minimise pas les risques puisque la bactérie peut « avoir des conséquences catastrophiques ».

En effet, l’OMS le dit,  « l’infection peut évoluer vers une forme potentiellement mortelle« . Les adultes en bonne santé, plus solides, guérissent généralement au bout d’une dizaine de jours. Mais si certains symptômes s’aggravent, il leur faut impérativement consulter un médecin afin d’être bien traités. Mais pour eux, dans la plupart des cas, les symptômes sont ceux d’une gastro.

La multiplication de ces scandales pose un vrai problème. La directrice de l’information chez Foodwatch, Ingrid Kragel, ne cache pas sa colère auprès du Parisien : « On ne parle pas de petites entreprises isolées qui auraient fait une erreur de parcours mais de multinationales qui savent très bien ce qu’elles font. À chaque nouveau scandale, on voit que les mêmes erreurs, les mêmes infractions, la même légèreté se répètent. Les industriels agissent en réaction, non en prévention« .

La directrice générale de Foodwatch, Karine Jacquemart, regrettent le sentiment de supériorité des entreprises qui mettent en danger les consommateurs : « Des groupes comme Nestlé ou Ferrero se sentent au-dessus des lois et on veut absolument casser ce climat d’impunité. D’après nos informations et les enquêtes, elles n’ont pas répondu à plusieurs de leurs obligations légales à savoir de s’assurer qu’elles ne mettaient sur le marché que des produits qui ne mettaient pas des personnes en danger« .