Amandine Pellisard (Familles nombreuses): Exclu, ses révélations saisissantes et fracassantes, du rire aux larmes

Amandine Pellissard, maman vedette de « Familles nombreuses, la vie en XXL », accepte de parler de son aventure à la télévision et d’influenceuse sur les réseaux sociaux. Son message aux femmes victimes de fausses couches est poignant.

Amandine Pellisard
© Instagram

Amandine Pelissard est bien connue des lecteurs d’Objeko. En effet, les téléspectateurs qui suivent de près Familles nombreuses, la vie en XXL, connaissent bien cette maman de huit enfant à la vie si atypique. Très naturellement et sans faux semblants, elle répondait aux question de la rédaction. Nous allons commencer par parler de son arrivée dans le programme de TF1 devenu culte, puis aborder des sujets plus personnels. Car Amandine Pellissard brille auprès de ses fans par son courage mais aussi par sa franchise. N’hésitant pas notamment à briser les tabous sur les fausses couches.

Amandine Pellisard: Une interview qui risque de vous faire passer du rire aux larmes

Objeko vous invite à découvrir une interview sincère d’Amandine Pellissard. Un échange très sympathique et sans langue de bois.

Pourquoi avoir décidé de rejoindre Familles nombreuses, la vie en XXL ?

« Le casting s’est passé « malgré nous » parce que nous on a pas cherché à être castés d’une façon ou d’une autre. En plus l’émission était totalement inconnue puisque nous sommes arrivés en tout début de première saison. Donc c’est l’agence de casting qui nous a contacté, suite à une autre émission dans laquelle on était passé qui n’avait rien à voir avec le vie de famille, qui était Capital sur M6. Elle s’était intéressée aux ventes que je réalisais sur Vinted parce que je vendais énormément sur Vinted, c’était mon activité principale à l’époque. On a accepté pour pouvoir dépoussiérer les clichés que tout le monde avait un peu d’encrer dans leurs esprits sur les familles nombreuses, aujourhdui en 2021. C’était en 2019 à l’époque, il était temps de dépoussiérer un peu tout ça. » expliquait la maman de huit enfants.

Vous aviez un message précis à faire passer au grand public ?

« Nous on a été pris pour l’émission parce qu’on a quand même un profil un peu atypique. Et on l’assume complètement. On a fait des choix qui ont été très critiqués, très jugés, qui ont été en désaccord avec plein de principes qui émanent même de notre famille, de nos proches. Déjà c’était de nous dévouer à nos enfants totalement, après la naissance de notre sixième enfant, la naissance de Charles. Donc c’est vrai qu’il y avait vraiment des choses à dire et à montrer. Je pense que les gens ne soupçonnent pas, dans une grande famille. Parce qu’on est avant tout une famille comme les autres. On est juste plus nombreux. Donc évidemment qui dit plus nombreux dit tout est démultiplié. Que ce soit le temps, le budget, l’organisation, et on arrive à des journée qui sont très très remplies. » détaillait alors Amandine Pellissard.

« Comme je me suis retrouvée hospitalisée avant la naissance de mon sixième enfant, avec mon bébé qui allait très mal, en fait ça a été un peu un déclic. Et je me suis dit il est temps d’arrêter. Parce que j’avais un boulot de vendeuse en boulangerie donc j’avais des horaires très compliqués, je marchais beaucoup parce qu’on habitait à l’extérieur de Besançon. Comme on est pas véhiculé je marchais beaucoup enceinte, je faisais 5 kilomètres par jour, aller-retour. Du coup ça a failli m’en coûter ma fin de grossesse et mon bébé. Donc ça a été un déclic et je me suis dis à partir de là ‘Non, faut arrêter’. On a eu 5 enfants en 6 ans c’est pas pour nous décharger et ne pas être présents. C’était pas cohérent avec nos choix. » continuait-elle.

Un choix d’autant plus courageux pour Amandine Pellissard que de l’assumer ainsi à la télévision !

« Certains de nos proches et des membres de notre famille ont été les premiers a critiquer nos choix. Nous on vient pas de familles nombreuses. On vient tous les deux de familles qui ont des situations confortables. Chez moi ils sont tous de droite et bien de droite donc on a fait des choix qui étaient absolument pas dans l’éducation qu’on a reçu l’un et l’autre. » Nous on ne se serait jamais dit : ‘on va le montrer’. Je pense que même aujourd’hui si on était pas dans le programme on irait pas passer le casting. On est pas assez prétentieux pour se dire on a pas du tout dans cette optique là. » répondait humblement Amandine Pellissard à Objeko.

« Au départ on pensait pas que ça allait être un succès de cette envergure là déjà. En plus, surtout, on devait pas être sur TF1, on devait être sur TFX. Ça c’est quelque chose aussi qui change la donne, de part les audiences d’abord. Et en plus quand on nous a proposé l’émission, ça devait être accès sur la naissance d’Octave dont j’étais enceinte à cette époque. Et du coup ça devait plutôt être sur le côté ‘comment se passe l’arrivée d’un nouveau bébé dans une famille déjà très nombreuse’. On ne nous avait annoncé que huit jours de tournage pour la saison 1, on pensait être une famille de passage et on pensait pas être encore là en saison 4 aujourd’hui. » concluait-elle.

Comment gérez-vous cette notoriété acquise grâce à votre présence à la télévision ?

« Nous on se prend pas tellement la tête avec cette histoire de notoriété, de célébrité. Alors c’est sûr que ça vous tombe dessus comme ça, du jour au lendemain on vous reconnait dans la rue. On vous reconnait partout. Je ne peux plus aller faire mes courses au supermarché. Il ya des choses qui changent, évidemment qu’on est obligé de s’adapter. On a mis une alarme à la maison par exemple. Il y a des choses au niveau de la sécurité et de la logistique qu’on est obligés de changer. » nous explique Amandine Pellissard.

« Après, nous en soi, on a pas changé. Mais on comprend vite en fait que si on commence à être « vu », forcement il ya des opportunités qui s’ouvrent à vous et ce serait hypocrite que de dire : ‘Non notre vie elle a pas changé’. Bien sûr que notre vie elle a changé et tant mieux ! Parce qu’en plus personne le présageait ! On a jamais accepté de faire cette émission dans ce but là, on pensait pas d’ailleurs que ça aurait cette issue-là. Aujourd’hui bien sûr on est très content de la tournure qu’ont pris les choses. Et nous on est très hermétiques aux critiques et aux côtés négatifs. On préfère voir le verre à moitié plein. » ajoutait la maman de huit enfants.

Trouvez-vous qu’il soit important de rappeler aux téléspectateurs et aux lecteurs d’Objeko qu’il s’agisse d’un documentaire et non d’une télé-réalité ?

« Effectivement beaucoup de gens pensent que c’est une télé-réalité et que c’est scénarisé et rémunéré. Mais nous c’est absolument pas ça notre contrat de diffusion. C’est déjà pas un contrat de travail. C’est une autorisation de diffusion. On a un statut de documentaire donc on est pas rémunérés. » explique alors Amandine Pellissard.

La rédaction d’Objeko rappelle que si il s’agissait d’un contrat de travail, cela serait extrêmement compliqué pour TF1 de pouvoir faire travailler des enfants.

« Oui en effet. Mais les gens aiment beaucoup se faire des idées en fait. Ils aiment beaucoup spéculer. Forcément, pour beaucoup, si vous passez à la télé c’est que vous êtes riches. C’est automatique. Il y a a même qui sont allés jusqu’à penser, parce que pour eux c’était tellement incroyable qu’on ait pu déménager à l’autre bout de la France compte tenu de notre situation, que c’était TF1 qui nous avait loué la maison. C’est incroyable jusqu’ou peut parfois aller la folie des gens. » ajoutait Amandine Pellissard en riant.

Mais si les fans font l’amalgame, c’est peut-être que vous devenez une star des réseaux à l’instar de nombreuses personnalités de télé-réalité ?

« On s’en fout des commentaires méchants des gens. Je préfère me moquer de ces gens-là parce que c’est tellement triste. Avant d’être à la télé, je regardais la télé, et je la regarde toujours et il y des gens que j’aime et d’autres que j’aime pas. Mais jamais je serai aller poursuivre, pourchasser, harceler quelqu’un, en faire des pages sur des forums. Si ils ne m’inspirent rien je passe la route en fait. Et je préfère économiser mon temps et mon énergie pour d’autres choses. » précise Amandine Pellissard.

« Je pense que ces personnes ont surtout de grosses frustrations et qu’ils sont pas soignés. C’est très dommage pour eux après tout. Moi ma vie elle est magnifique aujourd’hui, je suis très contente de ce qu’elle est. Je suis bien dans mes baskets, j’ai huit enfants qui vont bien, j’ai un mari avec qui tout va bien, on a plein de beaux projets. Encore une fois, l’émission de TF1 a changé notre vie mais personne l’a présagé donc tant mieux. » répondait-elle.

Ce nouveau statut d’influenceuse est-il difficile à gérer ?

« Je l’assume complètement. C’est un travail comme un autre. C’est un travail déclaré. Je suis entrepreneuse, je paye mes cotisations à l’URSAF, enfin voilà c’est un travail. Alors bien sur c’est un nouveau travail, ce sont des nouveaux métiers mais ce sont des métiers c’est comme ça. Ce sont les nouvelles pubs, c’est la nouvelle communication, les réseaux sociaux sont parfois même plus regardés que la télévision. Donc évidemment que les marques s’y intéressent et qu’elles s’intéressent aux personnes qui sont actives et qui sont suivies. » explique-t-elle alors, très lucide sur la réalité de son métier.

Comment Amandine Pellissard trouve-t-elle le temps pour toutes ses activités ? Tournages, placements de produits, huit enfants et un mari ?

« Ce qui est primordial pour nous c’est que tout ce passe depuis chez nous. Même avant, quand on travaillait énormément sur Vinted, ça nous prenait autant de temps, voire plus parce qu’on faisait en plus les colis la nuit. Mais c’était chez nous. Donc on s’adapte, on fait ce qu’on a à faire dans notre journée. Une fois qu’on a terminé, qu’on a un temps morts, qu’il y a la sieste, qu’il y a les enfants vont se coucher, on se met au boulot et bien c’est exactement la même chose. Alors effectivement j’ai moins le temps, voire plus du tout, pour Vinted malheureusement. J’ai voulu m’y remettre mais ça a été un projet un peu trop ambitieux pare que je n’arrive pas à tout combiner dans 24 heures c’est pas possible sinon j’arrête de dormir. » répond Amandine Pellissard.

« J’adapte mon emploi du temps, j’adapte mon planning, je respecte mon cahier des charges, mon brief, le client reçoit sa prestation en temps et en heure. Mais moi je la tourne, je fais mon montage et je fais ce que je veux comme je veux. Mais c’est vrai que quand on est en tournage, j’ai beaucoup moins de temps donc les jours où on tourne, en principe j’évite de prendre du travail dans mon planning. On est pas des machines. » ajoutait-elle, toujours très lucide malgré ses maigres heures de sommeil.

Et pour l’éducation des enfants, comment votre mari et vous parvenez à suivre la scolarité de toute la famille ? Avez-vous des conseils pour les mamans débordées ?

« On se pose même pas la question en fait, nous c’est notre quotidien. Donc les choses en fait, elles s’enquillent naturellement dans une journée. Alors je vous cache pas que si vous venez chez nous et que vous nous regardez vivre, vous serez peut-être un peu dépassés. C’est souvent les retours qu’on en a. Ça peut paraître dingue mais pour nous ça ne l’est pas. C’est une habitude, c’est un pli qu’on a pris. On a eu des enfants en plus de façon très rapprochée donc vous vous posez pas la question. » explique-t-elle alors avec l’humilité qui la caractérise.

« Vous avancez, vous vous levez le matin, vous vous levez pour vos gamins et vous faites tout ce qu’il a à faire. Après je vous avoue que le soir, à 21 heure, on souffle. On est très contents de les voir le matin mais on est très contents aussi de plus les voir le soir c’est la réalité. Et puis les parents qui diraient le contraire seraient des menteurs. » dit-elle en riant.

« Mais c’est normal je pense. C’est légitime d’être fatigué et d’être vidé en fin de journée. C’est qu’on a fait notre taff donc c’est très bien. Et pour rien au monde je déléguerais l’éducation de mes enfants. Pour rien au monde je prendrais une nounou. Je pourrais, prendre à la maison quelqu’un qui m’aide, qui prête la main. Bien sûr ça faciliterait la tâche mais non il en est hors de question. C’est pas moi du tout. Et mes enfants ne l’accepterais pas, en plus. » ajoute Amandine Pellissard.

« Quand on me demande des conseils je ne sais pas quoi répondre. Se sentir débordés ça veut tout et rien dire. Moi j’étais beaucoup plus débordée avec deux enfants que je le suis aujourd’hui avec huit. Parce que j’ai vieilli, j’ai acquis de l’expérience, parce que j’ai eu d’autres enfants, parce que j’ai gagné en rigueur. Les jeunes mamans se sentiront plus vite débordées et il n’y a rien d’anormal là-dedans. Ça s’apprend d’être maman, et plus on a d’enfants et plus on est expérimentée. C’est comme les années d’ancienneté dans une entreprise c’est pareil. » explique cette maman extraordinaire à Objeko.

Vous avez notamment parlé de votre désir de grossesse pour un neuvième enfant. De votre fausse couche. Cela demande beaucoup de courage.

« J’en ai parlé en fait par la force des choses. On a annoncé la grossesse parce qu’on la pensait avancée et on se pensait « protégé » par ce cap des 12 semaines. Donc, malheureusement, ça s’est mal passé et que j’ai perdu mon bébé. Alors, c’est sûr que j’aurais pu ne pas développer et refuser de m’exprimer dessus. Mais en fait quand on a annoncé la mauvaise nouvelle, j’avais juste mis un message parce que j’étais absente depuis quelques jours et les gens s’inquiétaient. Donc j’ai juste expliqué rapidement que j’avais fait une fausse couche, que j’étais hospitalisée et que j’avais besoin d’un peu de temps. » dit-elle, non sans émotions.

« En fait j’ai eu un tel retour massif de messages de femmes, de témoignages qui relataient des vécus similaires. On se rend compte que tellement de femmes le vivent. Tellement de femmes font des fausses couches, précoces, tardives et que tellement de femmes n’en parlent pas. Parce qu’on a toute un peu ce sentiment d’échec, ce sentiment de honte. Parce que la femme est faite pour porter la vie. De ne pas réussir à faire vivre ce bébé, à faire tenir cette grossesse, on a le sentiment de ne pas avoir été à la hauteur. Alors que c’est la fatalité. » explique Amandine Pellissard.

Amandine Pellissard brise le tabou sur les fausses couches, la violence est réelle

« J’avais déjà fait une fausse couche l’année dernière déjà. Plus tôt, à six semaines. J’attendais des jumeaux en plus, il y en avait deux. Et ça ça a été tourné. C’était passé dans l’émission en saison 2. Ça a été tourné, malgré moi en quelque sorte. Parce qu’on devait tourner l’échographie de datation de cette grossesse. Qui pour moi, était une bonne nouvelle. Je pensais ressortir de cette échographie avec une date de terme, une estimation de l’âge de la grossesse, etc. Et en fait à cette échographie j’ai appris que les deux embryons s’étaient arrêtés. Donc déjà qu’il y en avait deux et que les deux s’étaient arrêtés. Sur le moment j’en ai pas parlé sur les réseaux. J’ai été absente une semaine, j’étais vraiment pas bien mais j’en ai pas parlé du tout. » expliquait Amandine Pellissard.

« J’en ai parlé au moment où ça a été diffusé, dans l’hiver. La chaîne avait quand même été très respectueuse parce que sur le moment j’avais dit que je voulais pas que ce soit diffusé et ils sont revenus me poser la question quelques mois après, une fois que le temps ait eu fait son travail. Et là j’ai dit :‘Oui, parlons-en, parce je suis pas toute seule dans ce cas là’. Et je sais à quel point on peut s’enfermer dans cette souffrance, avec toutes les questions que ça peut générer. ‘J’ai un problème’, ‘Et pourquoi ça marche pas ?’. Moi je me suis tout de suite posé ces questions, surtout quand j’ai vu que l’histoire se répétait. » ajoutait-elle auprès de la rédaction d’Objeko.

« Et du coup c’est important d’en parler parce qu’on se rend compte qu’il y a vraiment beaucoup de femmes qu’ont vécu des fausses couches. Certaines qui les ont vécu toute seule dans leurs salles de bain ou dans leurs toilettes. Avec aucun soutien, que ce soit médical, psychologique, moral, aucun soutien d’aucune sorte. Et c’est hyper violent parce qu’une fausse couche c’est très violent. Physiquement, psychologiquement, tout ce que ça génère, tout ce qu’on voit. On voit quand même des choses qui sont traumatisantes. On voit un bébé mort, immature, partir, des litres de sang. C’est très douloureux, c’est hyper violent et c’est trop banalisé. » insiste Amandine Pellissard, déterminée à mettre des mots sur cet enfer.

Un engagement qui qui reçoit un écho sur toute la Toile

« Le système de santé banalise beaucoup aussi les fausses couches. Vous arrivez, on vous dit ‘c’est pas grave, ça arrive, donc on va vous faire ça…’ c’est très technique, très protocolaire. Pour en avoir vécu deux en un an je peux vous le dire. La deuxième fois je suis tombée sur une gynécologue très compatissante parce qu’un moment donné j’ai vrillé. J’ai fais une crise de nerfs quand j’ai compris ce qu’il se passait. Je me suis mise à pleurer, à avoir des spasmes, à être vraiment pas bien. Il y a quand même eu cette gynécologue qui est venue et qui m’a dit ‘allez-y pleurez, moi j’ai pleuré quatre fois’. Donc ce que j’ai compris c’est qu’elle avait fait quatre fausses couches du coup. Elle était quand même très humaine, très compréhensive. » explique ensuite la maman de huit enfants.

« J’ai pas pu m’empêcher de faire un amalgame entre mes deux fausses couches successives. Elles étaient complètement différentes et pour deux raisons complètement différentes. Mais quand vous le vivez, croyez-moi, vous ne le vivez pas comme ça. Vous vous dites forcément qu’il y a un truc qui va pas. » concluait-elle, consciente de la souffrance silencieuse de nombreuses femmes.

Les haters ne l’indifférent pas toujours…

« Après en plus les gens sont très méchants. On m’a dit ‘Vous en avez déjà huit, ne vous plaignez pas !’. C’est des comparaisons de souffrance qui n’ont rien à faire là. ‘Votre histoire m’agace, moi  je me suis battue pendant 7 ans contre la maladie pour avoir mon fils et j’ai failli mourir pendant l’accouchement, alors vous n’êtes pas en position de vous plaindre’. Mais en fait c’est pas un concours ! Faut apprendre à respecter les autres. Apprendre à respecter l’histoire et la vie de chacun et les souffrances de chacun. Il y aura toujours plus malheureux et plus heureux que soi mais les douleurs ne se comparent pas. Et puis si un jour j’en ai 11 et que je perds un douzième enfant et bien je serais toute aussi triste. Parce qu’être maman c’est avant tout avoir de l’empathie et aimer ses enfants d’un même amour. » ajoutait-elle, visiblement agacée.

« Je sais à quel point les gens sur la Toile peuvent être violents mais je me dis quand même que dans des moments pareils certains devraient apprendre à se taire. Ou à aller parler ailleurs et pas venir me dire à moi ces choses-là alors que je suis en plein deuil. Parce que c’est la réalité on fait un deuil. » ajoutait Amandine Pellissard.

Sur ces paroles douloureuses et censées, Objeko demande donc à Amandine Pellissard si le projet de grossesse tient toujours. Et sa réponse risque de ne pas étonner ses fans.

« Non du tout, mais je suis pas comme ça moi j’abandonne jamais. (Rires) Je lâche pas l’affaire. On espère avoir ce petit neuvième très bientôt. » Décidément, celui qui lui fera perdre son sourire n’existe pas.

Puis, nous interrogeons Amandine Pellissard sur les grosses gémellaires.

« Ma maman ne connaissait pas son père biologique. Elle l’a retrouvé et elle a un frère qui a des jumelles. Donc on a su d’où venait cette histoire de jumeaux. Parce qu’en fait Octave aussi, ils étaient deux au départ. Mais je l’ignorais. Quand j’ai appris ma grossesse, j’étais déjà enceinte de trois mois. Et je ne savais qu’il y a fait un deuxième embryon et on l’a vu à l’échographie, qui n’a pas tenu. Comme quoi on en apprend tous les jours. » nous explique-t-elle alors.

La dispute avec sa maman s’est déroulée au début de la saison 1 de Familles nombreuses, la vie en XXL. Une dispute si violente qu’elle n’est pas venue au mariage d’Amandine Pellissard.

« Ça a été vraiment très dur. Surtout que j’ai toujours idéalisé ma maman. On a toujours eu des rapports compliqués mais je l’ai toujours aimé très fort. Puis j’ai toujours eu qu’elle surtout, et mes grands-parents. Donc c’est vrai que ça a été violent quand même pour moi de me marier sans mes proches. J’avais mon frère et ma sœur quand même. » disait Amandine Pellissard.

« Et elle est revenue vers moi peu de temps avant la fête des mères. Donc ça s’est arrangé à ce moment-là. Je suis montée chez elle le week-end de la fête des mères et elle est venue à la maison au mois de juillet. Après, j’en dis pas plus parce que tout ça a été filmé pour la nouvelle saison. J’ai pas le droit de spoiler le contenu des épisodes. Mais bon c’est chouette quoi, faut en profiter. Faut profiter de ses proches tant qu’ils sont là parce qu’on sait pas ce qu’il peut se passer. » dit-elle.

Pouvez-vous nous parlez davantage de votre prochain livre ? Il devrait davantage parle de votre père ?

« Mes parents ont divorcé quand j’avais deux ans. J’ai vu mon papa régulièrement comme tous les enfants de parents divorcés, avec un droit de visite et d’hébergement classique. Et c’est vrai que très vite il y a eu des problèmes qui se sont présentés chez lui. Non pas avec lui mais avec un membre de sa famille qui m’a fait subir des inc*stes pendant des années. » détaille Amandine Pellissard avec beaucoup de recul.

« Tout est ressorti peu de temps avant mes 12 ans. Ça a explosé pare que j’en avais pas parlé à ma maman même si j’envoyais des signes, des perches. Il s’est passé un drame avant mes 12 ans et là tout a été dit et on est parti dans toute une procédure judiciaire pour ne plus que je me rende chez mon père, avant tout parce qu’on enlève pas un enfant à son parent comme ça. Après un an et demi de procédure, on lui a retiré son droit de visite et son autorité parentale. » ajoute-t-elle pour Objeko.

« Néanmoins, l’auteur de ces violences, je n’ai pas souhaité l’attaquer au pénal parce que c’est une personne qui est handicapée, malade mentale et atteinte de trisomie 21. » raconte avec courage Amandine Pellissard. Ce sera en effet le sujet de son prochain livre. Un livre qui devrait sortir dans l’hiver et qu’elle espère finir assez rapidement, sans le bâcler pour autant.

« Le livre c’est plus long que ce que je pensais. J’écris que le soir et la nuit. Donc pas encore de date. Il devait arriver dans l’hiver, avant Noël j’espère. Après fait compter deux bons mois pour le travail de la maison d’édition. Et le processus d’écriture est pas douloureux du tout. J’ai un regard avec beaucoup de recul sur tout ça. Sinon je pleure à toutes les lignes. » explique la maman qui ne dort que trop peu.

« 10 ans en arrière, j’aurais pas réussi à le faire. Les douleurs se panse avec le temps. C’est en plus très thérapeutique. Ça fait du bien et ça peut être très salutaire. Aujourd’hui ça va bien. Je suis passée à autre chose, je ne peux pas me permettre de gâcher encore de belles années. Je ne regarde pas dans le rétro. C’est grâce à mes enfants de toute façon. Moi je suis née le jour où j’ai mis mon premier fils au monde. » de quoi conclure sur une note positive.

Le mot de la fin d’Amandine Pelissard, un nouveau casting en vue

« La vie est très belle, on va pas se plaindre. Il y plein de projets. Des portes s’ouvrent un peu de partout et je me dis que le roue tourne et ce qui doit arriver arrive. J’ai un beau casting à passer la semaine prochaine, auquel je ne croyais même pas donc je suis assez superstitieuse donc je vais pas en dire plus avant de l’avoir passé. Mais vraiment si ça abouti c’est fantastique parce que c’est quelque chose de très beau. Quelque à quoi je n’imaginais même pas pouvoir prétendre un jour. Donc c’est super. Je préfère regarder devant plutôt que de voir derrière. » ajoute Amandine Pellissard.

« On a pas fini de la voir la mère Pellissard donc tant pis pour les rageux. Faudra qu’ils zappent si ils sont pas contents. » conclut Amandine Pellissard pour cet entretien avec Objeko. Toute la rédaction la remercie pour son temps et ses confidences.


Julie Bourdin

Julie Bourdin - Rédactrice web passionnée par la culture et par l’actualité. Je me fais un devoir de tenir mes lecteurs informés sur les dernières news.