Banque : donner votre numéro IBAN est-il dangereux, que risquez-vous ? Tout savoir ici

Banque : est-ce que donner son numéro IBAN représente un grand risque d'arnaque ? Que peut-on faire avec un IBAN ?

© LP/Lylia Berthonneau

Les arnaques dans l’univers de la banque sont de plus en plus nombreuses dans notre société actuelle. En effet, les pirates regorgent d’idées pour mettre la main sur nos informations personnelles et dilapider nos comptes bancaires. Mais, la bonne nouvelle, c’est qu’à force, les personnes sont de plus en plus averties et redoublent de vigilance afin d’éviter les escroqueries. Peut-être même un peu trop ? En effet, certains individus deviennent très peureux et ont peur de donner certaines données comme leur numéro IBAN. Mais, est-ce que donner son IBAN représente un grand risque de fraude ? On vous explique tout en détail dans cet article !

Banque : le numéro IBAN, en clair qu’est-ce que c’est ?

Le numéro IBAN signifie : international bank account number. Pour faire simple, c’est une sorte de plaque d’immatriculation qui identifie le titulaire d’un compte en banque et qui est uniformisée à l’internationale. De quoi permettre de fiabiliser et de sécuriser les virements d’argent. Il est composé de 27 caractères, partagé entre des chiffres et des lettres. Grâce aux deux premiers caractères, vous pouvez savoir le pays d’origine. En effet, le code FR signifie que vous êtes résidents en France. Ensuite, il y a une clé de contrôle à deux chiffres. Seulement après, c’est votre numéro du compte en banque.

Le numéro IBAN n’est pas vraiment confidentiel

L’IBAN est uniquement utilisé pour faire des virements uniques ou réguliers et automatiser des prélèvements entre son compte en banque et celui d’un autre. Ainsi, il n’est donc pas vraiment confidentiel. Par exemple, vous donnez votre IBAN à votre entreprise pour qu’elle puisse vous verser votre rémunération. Donc, un individu qui tombe sur ces chiffres ne pourra pas faire grand-chose à part vous réaliser des virements et créditer votre compte en banque. Pour que l’individu en question ait l’autorisation de prélever des sommes d’argent, vous devrez au préalable signer un mandat de prélèvement, la plupart du temps de manière électronique.

Il est toujours possible de réclamer à votre banque

Bien sûr, certains hackers sont plus malins que d’autres et ont réussi à trouver des failles. Mais, rassurez-vous, les cas de fraude déclarés sont quand même rares. Un escroc devrait contrefaire votre signature pour pouvoir prélever le montant souhaité sur votre compte en banque.

Si malgré la rareté des cas, vous devenez victime, pas de panique ! Il suffit de contacter votre banque pour faire une réclamation. Et vous avez du temps devant vous, car vous avez treize mois pour le faire. Sachez que la loi impose aux établissements bancaires de rembourser ses clients dans ce genre de contexte. Donc, rappelez-vous que fournir votre IBAN à quelqu’un ne représente pas un risque majeur.

La flambée des arnaques

Mais, avec l’évolution des arnaques en tout genre, ce n’est pas évident de rester serein. Vous pouvez vous faire escroquer par SMS, mails, appels téléphoniques… Au restaurant, en tapant votre code ou encore devant un distributeur de billets… Dernièrement, une nouvelle fraude vient d’être repérée par les autorités policières. Voici ce qu’elles ont expliqué : « C’est la première fois que ce type de fraude est détectée sur notre territoire, mais une alerte similaire a été émise à la mi-mars à Londres ».

D’après les sources des journalistes de 20 Minutes, les protagonistes sont deux ressortissants bulgares de 41 et 43 ans. Ils ont été mis en examen à Paris pour escroquerie en bande organisée et extraction frauduleuse de données. Ces malfaiteurs sont accusés d’avoir installé des boîtiers pirates dans onze parkings et stations-service dans la petite couronne parisienne entre les mois de février et d’avril. Avec cette arnaque, ils ont pu récupérer des informations personnelles en lien avec votre banque… Décidément, les voyous redoublent d’imagination pour arriver à leurs fins. Alors, soyez prudents !