Claude Lelouch : les propos CHOCS du réalisateur sur sa propre mort

Le célèbre metteur en scène a toujours parlé ouvertement de son rapport à la mort, sans langue de bois. Il aborde toujours le sujet avec une certaine pudeur, quand d'autres l'évitent au maximum. Mais à l'occasion d'une interview accordée à La Nouvelle République, il fait une déclaration étonnante concernant… le jour de sa mort.

Claude Lelouch @L’internaute

La mort : un sujet qui préoccupe Claude Lelouch 

Les fans du réalisateur qui ont l’habitude de suivre ses entretiens pour des magasines ou sur les plateaux télé le savent : la mort est un sujet qu’il aborde facilement. Après tout, c’est sans doute le sujet le plus universel qui soit puisque nous sommes tous concernés. Mais dans la société occidentale, on parle finalement peu de la mort. Car elle symbolise la fin, la tristesse, le deuil. Mais Claude Lelouch, lui, n’hésite pas à en parler, même si cela lui fait peur. 

En septembre 2021, auprès de l’AFP, il en parle avec une certaine légèreté : « On ne pourra pas y échapper. Donc je préfère y aller en chantant. J’ai envie qu’elle me trouve sympathique. » Ne croyez pas pour autant qu’il n’a pas peur de la mort. C’est même tout le contraire lui qui a le « trac » dès qu’il pense à la fin de sa vie. Il ne le cache pas, cette peur vient sans doute de la mort brutale de son père, qui a perdu la vie sous les yeux de son fils : « Il est mort d’une crise cardiaque dans mes bras ».

 

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Claude Lelouch aime la vie mais envisage de choisir le jour de sa mort

Le réalisateur revient au premier plan en ce mois de mai avec la sortie de « Tourner pour vivre », un documentaire qui retrace sept années de sa carrière, filmées par Philippe Azoulay. A l’occasion d’un entretien avec La Nouvelle République, le metteur en scène a à nouveau abordé le sujet de la mort, mais avec optimisme (au début, en tout cas) et une belle analogie avec sa passion, le cinéma : 

« Je trouve l’énergie dans le fait que j’aime la vie et qu’elle n’en finit pas de me faire des surprises. Tous les matins, je me lève tôt pour ne pas rater le début du film et je me couche le plus tard possible pour en voir le maximum. Je suis une vraie concierge, curieux de tout et tant que mon cerveau pourra analyser, je resterai curieux. »

Pour autant, et même s’il a peur de mourir, Claude Lelouch ne s’en cache pas, il est tout à fait plausible qu’il choisisse, un jour, de mourir : « Il n’est pas impossible que je décide du moment où je vais partir », déclare-t-il dans Tourner pour vivre. Il tient alors à préciser cette phrase dans les colonnes de La Nouvelle République : « Si je peux le faire, je le ferai. Le jour où je sentirai que je suis un boulet. J’ai toujours tiré la charrue, été une locomotive et si un jour je sens que j’emmerde tout le monde, je partirai. »

Choisir sa mort, un débat de société 

Claude Lelouch choisit bien ses mots mais on comprend qu’il sous-entend qu’il se suiciderait. Il n’y a pas d’autres manières de choisir sa mort que par le suicide. Mais cela peut s’agir d’un suicide assisté, comme cela se fait en Suisse ou en Belgique. En France, la pratique est toujours interdite. Mais le débat existe dans la société, et nombreux sont les français à militer pour que la pratique devienne légale, afin que tout le monde puisse quitter ce monde dans la dignité. 

La chanteuse Françoise Hardy, gravement malade, n’a pas hésité à dire qu’elle était pour le suicide assisté. « Quand mon état deviendra encore plus insupportable, je n’aurai, hélas, pas le soulagement de savoir que je peux me faire euthanasier. La France est inhumaine sur ce plan-là« , a-t-elle confié. C’est l’argument défendu par les personnes qui veulent que la pratique soit possible en France. Pour que les personnes qui souffrent puissent enfin ne plus souffrir. Pour que les personnes qui savent que leur état de santé va considérablement se dégrader puissent partir avant de voir leur vie basculer. 

C’est un débat encore ouvert, pas tranché, et peut-être qu’un jour la France prendra exemple sur la Suisse et la Belgique. 

 

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