France: Une nouvelle vague possible avec le variant indien, voici les dernières informations

Plus contagieux, le variant indien est observé de près au Royaume-Uni où il est maintenant majoritaire. En France, les cas sont limités pour le moment mais la situation pourrait évoluer. Objeko fait le point sur la situation.

France: Une nouvelle vague possible avec le variant indien, voici les dernières informations
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La troisième vague semble derrière nous, mais la pandémie est loin d’être finie. « Si le variant indien a une transmissibilité plus importante et se diffuse largement en France, cela pourrait amener à revoir les scénarios assez optimistes des modèles pour cet été », a indiqué Daniel Lévy-Bruhl, épidémiologiste à Santé Publique France, durant un point presse le 28 mai dernier.

France: Le variant indien explose au Royaume Uni

En effet, le variant indien connaît une forte croissance au Royaume Uni, où il constitue aujourd’hui un cas positif sur deux. Mais, ce qui est rassurant, c’est que le nombre de cas global est en baisse (entre 2000 et 3000 par jour), dans ce territoire très vacciné. Le variant indien est plus contagieux, reste à voir dans quelles proportions et quel est son effet sur les vaccins.

 

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Le site Huffington Post précise que dans une note éditée le 28 mai dernier, le Conseil scientifique souhaite améliorer le suivi des individus venant du Royaume-Uni, parce qu’il y a « un risque d’environ une personne touchée par le variant indien arrivant sur le territoire français quotidiennement ». Cela explique donc les mesures sur l’isolement des touristes anglais.

Mais ne sera peut-être pas suffisant, et les scientifiques indiquent que « l’élément stratégique crucila est d’avoir une stratégie de dépistage active par l’intermédiaire du criblage et le séquençage ». Pour le moment, le variant indien est peu détecté dans l’hexagone et ne semble être parvenu à s’imposer.

Le variant indien identifié dans dix régions

Les dernières données de Santé publique France soulignent que 46 « épisodes » de variant indien ont été identifiés, précise le site Huffington Post. La majorité concerne B.1.617.2, la souche la plus présente dans les autres États et celle qui dispose, apparemment, du plus fort avantage au niveau de la transmissibilité.

 

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Ces 46 épisodes veulent dire 46 foyers d’infection. « On a au total isolé une centaine de cas, mais cette donnée est sous-estimée, parce que tous les cas ne sont pas séquencés », détaille Sibylle Bernard Stoecklin, de la direction des maladies infectieuses de SPF. « On retrouve le variant indien dans 12 régions en France, dont 10 métropolitaines, surtout en Île-de-France ». 6 clusters n’ont pas de lien avec l’Inde.

Pour le moment, ces foyers n’ont pas diffusé et ont été contenus. Mais la hausse régulière de ces épisodes laisse penser qu’à un moment ou un autre, le variant indien réussisse à s’installer de façon durable en France. Mais, avant que cela arrive, il sera compliqué de le déceler au vu des moyens de séquençage.

Le variant indien peu identifié pour le moment

Sur la semaine allant du 17 au 23 mai, 3918 cas récupérés sur des tests positifs ont été séquencés. C’est peu. Face aux 83.000 cas détectés sur cette période, cela constitue un peu moins de 5%. Cette jauge est estimée par SPF comme le but minimal pour espérer avoir une vision fiable de la circulation de variant dans l’hexagone. C’est à partir de cette jauge que l’on devrait repérer un variant tôt, lorsqu’il ne représente que 1% des cas.

Par ailleurs, une grande part de ces séquençages peuvent donner une vision faussée de ce tableau. Ils sont faits de façon particulière, lorsqu’il y a un risque plus important : un cluster rapide, un voyageur venant d’Inde. Une bonne chose, mais pas suffisante.

Il existe des enquêtes, qui sont censées être représentatives de la population de l’hexagone en décryptant des séquences de génomes provenant de toute la France. Mais le protocole n’est pas transparent, « ce qui fait tiquer de nombreux chercheurs », explique le Huffington Post. Surtout, elles ne sont faites que toutes les deux semaines.

Si le séquençage est la meilleure façon de cerner l’évolution des variants, la France se reposait jusqu’à présent sur un autre dispositif pour analyser un grand nombre de cas : le criblage. « Les kits utilisés en France actuellement pour le criblage ne permettent pas d’identifier le lignage B.1.617, ils sont donc généralement classés ‘absence de variant’ », termine Sibylle Bernard Stoecklin.


Pierre Lefort

Passionné depuis tout petit par l'écriture et la musique (même la plus obscure) et de nature très curieuse, je m'intéresse à tous les sujets ! J'aime également les nouvelles technologies et le développement web qui ont été une révélation pour moi il y a 15 ans déjà.