Impôts : voici toutes les taxes auxquelles les retraités doivent s’attendre…

Les impôts réduisent les revenus nets des Français actifs mais également des Français à la retraite. Quelles sont les taxes desquelles doivent s'acquitter les retraités ?

© Impots

Les impôts interviennent dès qu’un revenu est perçu par un administré. Que celui-ci bénéficie d’un haut revenu ou non, qu’il soit actif ou retraité. Cependant, les revenus d’une pension de retraite sont nettement inférieurs aux revenus d’une personne qui touche un salaire en tant qu’actif. Or, la retraite dépend d’un système de solidarité intergénérationnel. De sorte que les cotisations des actifs servent à payer les pensions des retraités en somme. Bien que ce soient également les retraités eux-mêmes qui aient cotisé en travaillant. Cela étant dit, il n’en reste pas moins que les impôts sont lourds et que les retraites sont taxées. Alors à l’approche de l’élection présidentielle, diverses propositions voient le jour pour tenter de pallier à ce phénomène.

Nos confrères du magazine Planet citent notamment l’exemple de la CPME, la confédération des petites et moyennes entreprises. L’un de ses représentants, invité chez BFMTV, estime qu’il faudrait insérer « une part de capitalisation dans le modèle actuel ». Cela reviendrait finalement à s’inspirer des retraites additionnelles de la fonction publique. Mais une telle proposition rencontre forcément des critiques. Notamment de la part de ceux qui veulent tenter de sauver le système de solidarité actuel. Rappelant que c’est à l’Etat de trouver des solutions et non aux retraités. Et pour justifier les charges qui pèsent donc déjà sur les personnes à la retraite, les confrères d’Objeko énumèrent différentes taxes, différents impôts qui pèsent sur les retraités. Une liste incomplète qui permet néanmoins de prendre en compte un large panorama de la situation.

Impôts : la réforme inévitable de la retraite ? Le point sur les taxes des retraités

Selon nos confrères du magazine Planet, la volonté des administrés est simple : « Moins d’impôts, plus de retraite. » Difficile de faire plus concis et plus légitime finalement. Néanmoins, pour arriver à une telle transformation, tous les experts semblent s’accorder pour envisager un recul de l’âge légal de départ à la retraite. En effet, même dans l’exemple de la capitalisation basée sur le système de répartition, il s’agit de repousser l’âge de fin d’activité pour pouvoir cumuler davantage de cotisations de la part des actifs. C’est pourquoi, à l’instar de nos confrères, Objeko tenait à mettre en lumière différentes taxes qui réduisent fatalement les revenus nets des personnes à la retraite.

Impôt sur l’indemnité de fin de carrière

L’indemnité de fin de carrière est elle aussi soumise aux impôts. Mais les modalités d’imposition varient. Notamment selon que le départ à la retraite est le choix de l’employé ou celui de son employeur. En fonction du montant de l’indemnité et du cas de figure, une exonération peut être partielle ou totale.

Impôt sur le revenu

Retraite ou non, tous les revenus sont soumis au régime des impôts. Ce sont les mêmes abattements fiscaux automatiques également qui s’appliquent. Le salaire d’une personne active ou la pension d’une personne à la retraites doit s’acquitter de charges fiscales similaires.

Prélèvement à la source

Ce dispositif introduit en 2019 pèse sur les rentres ou le capital des administrés. À la retraite aussi, les impôts interviennent donc de la même manière. Aussi, nos confrères du magazine Planet listent plusieurs rentes de régimes supplémentaires comme exemple. Le PER Entreprise notamment ou encore le Préfon. Finalement, seul le Perco n’est pas concerné disent-ils.

La contribution sociale généralisée (CSG)

Cet impôt est destiné à participer au financement de la protection sociale. Toutes les personnes qui résident en France s’acquittent de cet impôt. Il est prélevé à la source lui aussi. Et il est variable en fonction des revenus. De sorte que les taux de cet impôt peuvent représenter s’appliquent à 3,80% des revenus, à 6,60% ou également à 8,30% selon nos confrères. En somme, vous pourrez être exonéré de la CSG si votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas 17 535 euros, 3,80% sans dépasser 22 924 euros par an, 6,60% sans dépasser 35 575 euros et enfin, 8,30% au-delà.

La contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS)

Un autre des impôts, non déductible d’ailleurs, c’est la CRDS. Cette taxe est prélevée sur les revenus d’activité et sur les revenus de remplacement tels que les pensions de retraites ou encore les allocations chômage par exemple. Mais, comme pour la CSG, elle est calculée en fonction des revenus et certains administrés peuvent donc en être exonérés. Cet impôt a été créé en 1996 pour que les administrés participent au remboursement de la dette sociale, comme son nom l’indique. À un taux « normal » elle est de 0,5%.

La contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA)

Enfin, la CASA s’applique à tous les foyers fiscaux qui touchent plus de 14 915 euros par an, pour une personne seule, et plus de 22 879 euros pour un couple. Son taux est de 0,3% et les personnes à la retraite doivent donc s’acquitter elles aussi de ces impôts. Et les lecteurs d’Objeko l’auront deviné, cette taxe porte encore une fois bien son nom. En effet, la contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie est une taxe instaurée pour le financement de la sécurité sociale.