L’explosion des prix des billets d’avion mine les vacances d’été des Français

Les compagnies aériennes augmentent leurs tarifs depuis quelques semaines déjà. Certains Français optent donc pour un plan B pour éviter de payer le prix fort.

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Les prix des billets d’avion s’envolent et ce n’est malheureusement pas qu’un mauvais jeu de mot. En effet, d’après les journalistes d’Europe 1, c’est une hausse de 19% des prix à laquelle les voyageurs font face. Un hausse calculée entre le mois de mai 2021 et le mois de mai 2022. Objeko vous l’accorde, c’est sans doute un pourcentage encore plus important qui s’applique au mois de juillet 2022.

Or, cela va inévitablement remettre en question les projets des vacanciers. Celles et ceux qui avaient prévu des voyages qui incluent un aller-retour en avion n’avaient sans doute pas imaginé que les prix des billets d’avion allaient leur coûter autant d’argent. Des solutions de secours sont donc trouvées par certains. Tandis que d’autres changent carrément leurs plans pour ne pas avoir à prendre l’avion du tout.

Les prix des billets d’avion imposent des changements pour les vacances

En effet, rares sont les personnes qui peuvent se permettre de ne pas regarder à la dépense quand elles prévoient leurs vacances. Même les compagnies aériennes ne peuvent pas ignorer le contexte économique actuel. De fait, si les prix des billets d’avions augmentent, c’est à cause de l’inflation qui sévit en ce moment. Mais c’est aussi une conséquence de la crise sanitaire et des avions cloués au sol pendant trop longtemps. Et même de la montée des prix du carburant…

Les compagnies tentent donc de se refaire une santé en augmentant leurs prix des billets d’avion. Mais les usagers vont plutôt se faire plus rares en réponse à cette hausse qu’ils jugent trop importante. En France, Objeko ne vous cache pas que c’est effectivement une majorité de vacanciers qui revoit sa copie. Certains vont au bout de leurs projets vacances mais trouvent des alternatives moins chères pour le transport.

Par exemple, comme cité sur les ondes d’Europe 1, une étudiante au budget serré a renoncé à prendre l’avion depuis Paris pour se rendre au Portugal cet été. Elle va plutôt prendre un bus depuis la capitale pour se rendre d’abord au Luxembourg. Puis, de là-bas, elle prendra un avion en direction de ses vacances. Faire ce détour lui prendra du temps. Notamment environ cinq heures de bus. Mais elle ne paiera tout son voyage que 60 euros au lieu de 300. « On en a eu pour 40 euros de billet par personne pour un aller-retour depuis là-bas et il faut ajouter les 20 euros de bus. Donc, c’est beaucoup moins que les 300 euros demandés au départ de Paris. », disait ainsi cette étudiante au micro de nos confrères. En somme, elle fait un pied de nez aux prix des billets d’avion français.

 

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Mais là encore, tout le monde ne peut pas se permettre de rallonger ses vacances de la sorte. De passer cinq heures dans un bus pour réaliser des économies. Certains privilégient le confort avant l’argent et cela même si la conclusion est qu’il faut changer tout le plan initial des congés d’été.

Les vacanciers vont préférer déserter les aéroports ?

Les prix des billets d’avion ne poussent donc pas seulement les usagers à modifier leurs trajets aériens. Certains renoncent purement et simplement à prendre l’avion de tout l’été. Les destinations de proximité sont alors privilégiées alors que l’inflation fait rage. Une sage décision sans doute, Objeko vous l’accorde, puisque l’épidémie est en train de reprendre de la vigueur. En effet, les Français ont de bonnes raisons de croire que les frontières verront prochainement le retour du pass sanitaire.

Alors, le plus prudent est peut-être, il est vrai, de préférer une destination en France. Les chiffres ne seront disponibles qu’à la rentrée. Mais entre la hausse des prix des billets d’avion, les mouvements de grève et les pertes de bagages des compagnies aériennes, il faut avouer que l’avion n’a pas bonne presse ces derniers temps. Sans compter que l’urgence écologique rentre de plus en plus en compte dans les préparatifs de voyage des Français. Cela va sans dire, l’avion n’est pas le moyen de transport dont l’empreinte carbone va convaincre celles et ceux qui s’inquiètent, à juste titre, du sort de la planète.

De plus, nous allons sans doute assister à une situation qui va alors aller en empirant. Car, pour compenser les pertes financières liées à ces voyageurs qui préfèrent se déplacer autrement à cause de la hausse des prix des billets d’avion, ces derniers vont sans doute encore augmenter.