Drones : quand l’armée part à la chasse aux multirotors

Afin d’améliorer la sécurité des zones sensibles, l’armée déploie des moyens plus ou moins originaux afin de lutter contre les drones.

Face à l’explosion du marché des multirotors, les gouvernements s’intéressent de plus en plus au sujet de la sécurité. Afin de lutter contre le survol de zones sensibles comme les centrales nucléaires, les bases militaires ou encore les aéroports, diverses contre-mesures sont actuellement à l’essai. Cet article vous en présente quelques-unes. La plupart n’en sont qu’au stade de prototype, mais certaines sont sur le point d’être déployés plus massivement. Rassurez-vous, tant que vous respectez la loi, vous avez peu de chances de voir votre cher Phantom 4 à 1000€ se faire descendre en plein vol !

Des aigles anti-drones

La base de Mont-de-Marsan est actuellement à l’essai sur une méthode d’interception qu’on pourrait qualifier de “100% bio”. En effet, les militaires dressent depuis plusieurs mois des aigles afin de leur apprendre à intercepter les drones illégaux en plein vol. Une idée qui vient des Pays-Bas et qui semble avoir séduit les autorités françaises. Quatre aigles royaux sont en pleine formation intensive comme l’indique un reportage diffusé sur France 4.

Nourris dès leur plus jeune âge sur des carcasses de multirotors (des Phantom de DJI), les aigles sont habitués à voler auprès de ces engins. Une fois adultes, ils sont donc capables d’aller les intercepter en plein vol comme ils le feraient avec un oiseau classique. La méthode semble convaincre les autorités qui ont ainsi prévu de dresser une nouvelle portée de quatre aiglons. Pour ma part, je me demande néanmoins si une telle méthode n’est pas dangereuse pour les animaux qui doivent exposer leurs pattes à des hélices tranchantes. Un fait qui n’est pas abordé dans les reportages…

Un bazooka à filet

SkyWall est un bazooka anti-drones créé par une société anglaise. Contrairement à ses homologues plus classiques (et plus barbares), celui-ci utilise des roquettes contenant un filet. Il y a donc beaucoup moins de risques de blessures qu’avec un engin explosif plus conventionnel. SkyWall s’avère être un petit bijou de technologie, bardé de capteurs qui assurent au tireur une précision maximale en corrigeant sa visée si besoin. Pesant environ 10 kilos, l’appareil utilise de l’air comprimé pour envoyer la roquette à 100 m environ.

Une fois capturé par le filet, le drone immobilisé effectue une descente contrôlée grâce à un parachute. Il peut ainsi être récupéré quasiment intact. Divers projectiles peuvent être employés : filet, brouilleur, etc… Le SkyWall a ainsi été déployé lors d’une visite de l’ex-président américain Barack Obama lors d’une visite à Berlin.

Drone Defender, un fusil brouilleur d’ondes

Qu’ils soient automatisés ou pilotés par un opérateur au sol, les drones utilisent tous des ondes radio pour assurer le vol. C’est donc sur ce point qu’a travaillé la société américaine Battelle. Le Drone Defender possède un look futuriste qui fait passer les blasters de Stormtroopers pour de vulgaires jouets. Ce fusil n’utilise pas des balles, ce qui serait bien trop dangereux et relativement inefficace face à un multirotor en vol. Il s’appuie sur des ondes radios universelles, émettant un flux qui vient brouiller les signaux reçus par l’engin malveillant.

Fusil Drone Defender

Une fois dans le champ d’action du Drone Defender, le multirotor perd le contact avec son opérateur et les signaux GPS, ce qui le contraint à se poser. Il peut ainsi être récupéré sans casse. Le fusil a déjà été testé avec succès, il n’attend plus qu’une autorisation des organismes compétents pour passer à la phase de commercialisation.

Comme vous pouvez le constater, les idées ne manquent pas. Reste à savoir si toutes ces technologies se révéleront efficaces en situation réelle.

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