Nabilla : sa publicité cachée pour le bitcoin ne passe pas, une amende colossale…

Pour la toute première fois en France, une star des réseaux sociaux est sanctionnée pour une publicité déguisée..

© Instagram

Nul n’est au-dessus des lois, et ce d’autant plus si vous êtes suivi par plusieurs millions d’abonnés sur les réseaux sociaux. Nabilla en sait quelque chose. L’influenceuse a dû régler une amende pour avoir fait de la promotion déguisée pour un site dédié au Bitcoin. Ne vous inquiétez pas, la rédaction d’Objeko va tout vous dire sur le sujet. Vous êtes prêts ?

Nabilla Benatia épinglée par la DGCCRF

En septembre dernier, l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité publiait une étude édifiante. En effet, selon elle, 43% des influenceurs se livrent à de la publicité déguisée sur les réseaux sociaux. Et face à ce constat, les autorités françaises ont décidé de ne plus se laisser faire. D’ailleurs, la première personne a avoir été épinglée, n’est autre que Nabilla-Vergara. Sa faute ? Avoir vanté sur son compte Snapchat, les mérites d’une formation de trading en ligne.

 

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Une publication partagée par Nabilla Vergara ✨ (@nabilla)

Il y a quelques années (en 2018 plus exactement), la jeune femme vantait notamment les mérites d’une plateforme de vente et d’achat de Bitcoins à ses abonnés sur son compte Snapchat. Evidemment, dans sa publication, elle n’avait pas dit qu’elle était payée pour le faire. Alors, si accepter un contrat rémunéré n’est interdit, ne pas le signaler à ses abonnés au moment du post ou de sa story est contraire au code de la consommation.

Condamnée à 20 000 euros d’amende

Mais ce n’est pas tout. Nabilla Benattia-Vergara a également fait passer le Bitcoin pour un placement sûr. Ce qui est totalement interdit. Dans sa publication, elle alléguait notamment  la gratuité du service proposé par le site de trading, mais aussi de la récupération systématique des sommes investies et de rendements pouvant aller jusqu’à… 80 % grâce à leurs conseils. Pour tenter de contrer ce phénomène, une « task force » vient d’être lancée. Elle rassemble le Parquet de Paris, l’Autorité des marchés financiers, la Banque de France et la DGCCRF.

 

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De son côté, Nabilla Benattia-Vergera a été condamnée en juillet 2021 à 20 000 € d’amende par la répression des fraudes. La Task Force assure qu’elle mène actuellement l’enquête sur d’autres influenceurs célèbres, rappelant au passage qu’elle a le pouvoir de suspendre les différents comptes des personnes incriminées. Bonne joueuse, l’ancienne candidate de télé-réalité s’est empressée de poster sur compte Twitter, qu’elle assume totalement les conséquences de ses actes.

Une exposition des fraudes à cause des influenceurs

Alors si ce type d’arnaques existe depuis de nombreuses années, elles ont flambées ces dernières années. Pour le moins qu’on puisse dire, c’est que les réseaux sociaux et les influenceurs sont le nouveau point d’entrée apparu ces dernières années : »Par ce biais, c’est un public plus jeune, de milieu plus modeste que la cible traditionnelle des arnaques au placement, qui est désormais touché, en particulier dans le domaine du trading« . C’est pour cette raison, que la répression des fraudes annonce donc faire de la lutte contre les pratiques déloyales du marketing d’influence un de ses axes de contrôle prioritaires pour 2022.