Olivier Véran ajuste les propos d’Emmanuel Macron concernant les allègements du couvre-feu

Sur le plateau du JT de 20h sur France 2, Olivier Véran s’est exprimé sur la phrase “4 à 6 semaines” qu’évoquait Emmanuel Macron.

Olivier Veran
©Antony Speciale / Lorraine Actu

Ce lundi 1er mars, Olivier Véran était l’invité d’Anne-Sophie Lapix sur France 2. Le ministre de la santé a alors réagi aux étonnants propos d’Emmanuel Macron sur le possible allégement des mesures sanitaires dans les prochaines semaines. Pour le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est un peu plus prudent que le Président de la république. La rédaction d’Objeko va vous dire ce qu’il a dit exactement.

Emmanuel Macron donne de l’espoir aux Français

La vie sous couvre-feu sera-t-elle bientôt terminée ? C’est en tout cas ce qu’Emmanuel Macron a déclaré à plusieurs jeunes de Seine-Saint-Denis. En effet, le président de la république a notamment appelé lundi à “tenir” encore “4 à 6 semaines” avant de pouvoir desserrer certaines contraintes face à l’épidémie de coronavirus. Il faut expliquer que cette fourchette n’est pas une annonce au hasard. L’exécutif espère qu’à ce moment-là, grâce à la montée en puissance de la vaccination, couplée à une météo printanière moins propice aux infections, permettra de diminuer la pression hospitalière et le nombre de victimes du Covid-19.

Mais c’est vrai que le Président de la république aurait pu dire 5 semaines, 6 semaines ou encore plus. Il n’y a rien de précis sur la table si ce n’est qu’il n’y aura aucun allègement avant la mi-avril. Comme vous le comprenez donc, jusqu’à cette date, le couvre-feu sera maintenu dans sa forme actuelle, mais il est également possible que certaines régions passent au confinement si c’est nécessaire. Que se passera-t-il après la mi-avril ? Pour le moment personne ne sait. Mais ce qu’on peut vous dire c’est que rien ne rouvrira si la dynamique de l’épidémie ne repart pas à la baisse.

Le ministre de la santé nuance les propos du Président

Ce lundi 1er mars, Olivier Véran a évoqué ce qu’a dit Emmanuel Macron quelques heures plus tôt. Sur le plateau du JT de 20h sur France 2, lorsque Anne-Sophie Lapix lui demande : “On est sauvés quand ? A quel moment on peut commencer à alléger les mesures ?”, il a une réponse plutôt nuancée. En effet, le ministre de la santé explique qu’il ne faisait pas de prévisions, mais qu’il souhaite sortir de là, très rapidement : “Je ne me suis jamais risqué à faire des prévisions, a répondu le ministre de la Santé. Je souhaite comme tous les Français, ardemment, qu’on puisse être protégés le plus vite possible, par la vaccination mais aussi par notre comportement individuel et collectif du quotidien” explique-t-il notamment.

Evidemment, comme c’est son rôle, Anne-Sophie Lapix a relancé Olivier Véran en lui expliquant que si lui ne faisait pas de prévisions, d’autres en font : “Vous ne faites pas de prévisions, mais le président, lui, parle de quatre à six semaines difficiles et ensuite, peut-être, un allégement…”, a-t-elle dit, faisait référence à la sortie d’Emmanuel Macron en Seine-Saint-Denis. Poussé dans ses retranchements, le ministre de la santé a alors du préciser le propos du Président de la république quelques instants plus tard.

Olivier Véran précise le propos d’Emmanuel Macron

Suite à la petite pique d’Anne-Sophie Lapix, Olivier Véran a tenu à faire une précision dans le 20h de France 2. Il explique notamment que si Emmanuel Macron évoque 4 à 6 semaines, c’est surtout parce que d’ici-là, il n’y aura aucun changement : “Le président rappelle, et il a totalement raison, qu’hélas, sur les quatre à six prochaines semaines, il ne faut pas compter qu’on réduise la voilure des mesures” commence-t-il par dire notamment. Il précise ensuite son propos : “Le couvre-feu et les mesures actuelles seront un minimum sur les quatre à six prochaines semaines et nous espérons évidemment ne pas aller au-delà, à l’échelle du pays”.

Enfin, Olivier Véran explique aux Français que la date mise en avant par Emmanuel Macron n’était pas une date butoir. Il n’y a aucune certitude sur l’allégement possible dans 4 à 6 semaines : “Nous espérons que d’ici quatre à six semaines, on puisse retrouver davantage de libertés. Nous l’avons fait l’année dernière, le printemps est moins propice à la circulation du virus. On vaccine, on protège les plus fragiles, on croise les doigts”. La rédaction d‘Objeko fait comme le ministre de la santé, elle croise les doigts.


Mieger Tristan

Mieger Tristan

Passionné depuis tout petit par l'écriture et la musique (même la plus obscure) et de nature très curieuse, je m'intéresse à tous les sujets ! J'aime également les nouvelles technologies et le développement web qui ont été une révélation pour moi.