PPDA : Sous les plaintes qui s’accumulent: Les avis de la direction de TF1 en son temps révélés !

Patrick Poivre d'Arvor sera-t-il soutenu par son ancienne direction ? La presse tente d'avoir leurs témoignages sur l'affaire.

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Patrick Poivre d’Arvor s’est retrouvé sous les coups d’une plainte pour agression et plus par une auteure. Florence Porcel l’accuse d’avoir abusé d’elle en 2004 et en 2009. Elle sort enfin de son silence car au moment des faits, elle ne pouvait qu’imaginer l’écrasante notoriété de PPDA la faire taire. Depuis sa plainte, Patrick Poivre d’Arvor se défend et nie les faits. Il a engagé une avocate et compte bien faire valoir ses droits.

Mais il y a quelques jours, le 15 mars dernier, Le Monde publie huit nouveaux témoignages de femmes victimes de Patrick Poivre d’Arvor. Un rebondissement qui s’abat sur le journaliste, ancien présentateur du JT de 20h de TF1. Les médias couvrent l’affaire mais n’oublient pas que la justice doit avoir le champ libre pour enquêter. Néanmoins, les avis de la direction de TF1 à l’époque pourrait éclairer les supposés agissements de Patrick Poivre d’Arvor sous un nouveau jour.

Patrick Poivre D’Arvor dans la tourmente

Patrick Poivre d’Arvor était le présentateur vedette du journal du 20h d’Antenne 2 de 1976 à 1983, puis celui de TF1 de 1987 à 2008. Autant dire qu’il était l’un des rois de la télévision. Son départ avait fait éminemment plus de bruits que celui de Jean-Pierre Pernaut, c’est dire à quel point il était suivi des Français. Pour sûr, les plaintes qui pèsent contre lui risquent de noircir le tableau. Aussi, quand il n’y avait encore qu’une seule plainte contre lui, il entendait porter plainte lui aussi pour dénonciation calomnieuse et redorer son blason. En effet, avec les réseaux sociaux, de telles accusations rendues publiques se transforment rapidement en procès par l’opinion.

Néanmoins, maintenant que ce sont huit plaintes supplémentaires qu’il a sur le dos, Patrick Poivre d’Arvor est peut-être en train de revoir sa stratégie de défense avec son avocate. Cette dernière affirme, au nom de son client, que les relations décrites dans les plaintes n’ont jamais été établies sans consentement ou forcées sur les plaignantes. Mais il faut bien avouer que la description de l’une de ses supposées victimes laisse croire que même si il y avait eu usage de la force, Patrick Poivre D’Arvor aurait pu ne pas s’en rendre compte.

Des récits éloquents qui font froid dans le dos

En effet, l’une des femmes agressée raconte avoir été abusée par le journaliste en 2003. Elle était dans le bureau de PPDA, en sa compagnie. Il se serait alors levé brusquement pour l’enlacé sans prévenir. Ensuite, il l’aurait embrassé avant de l’allonger sur une table et d’utiliser ses mains sur elle pendant de longues minutes. Des propos terribles qu’elle conclut en disant qu’il était tout aussi impensable de ne pas y passer que de parler de l’évènement. Le long récit des supposées victimes de Patrick Poivre D’Arvor sont disponible dans Le Monde, l’édition du 15 mars dernier.

Des huit femmes qui témoignent, certaines étaient très proches du journaliste. Parfois son assistante par exemple. En tout cas, elles étaient toutes passionnées par le journalisme et souhaitait avoir des conseils ou l’appui de PPDA. Un récit qui corrobore les faits relatés par Florence Pourcel, la première a avoir porté plainte contre le journaliste. Dans son livre, Pandorini, elle raconte son histoire sou couvert de fiction. Mais c’est bien en écrivant ce livre qu’elle a trouvé le courage de se rendre à la police pour dénoncer son agresseur.

Le silence des « soutiens » de PPDA

La justice n’a pas encore été rendue et il ne faudra pas oublier que la présomption d’innocence est capitale. Les voix des victimes supposées doivent pourtant être entendues. Et la presse a également le droit de faire état de l’enquête. Patrick Poivre D’Arvor ne doit pas être condamnée sur la place publique, l’enquête doit suivre son cours. Si les médias faisait entrave aux enquêteurs, cela compromettrait l’issue de l’affaire. Que ce soit par rapport aux plaignantes ou par rapport à celui qui est visé par elle, il faudra donc tenter de garder son sang froid jusqu’à ce que la justice soit rendue.

C’est d’ailleurs pour cette raison que la production de TF1 de l’époque se mure dans le silence. Tout au moins, c’est en tout cas l’argument qu’ils avancent. Etienne Mougeotte était le directeur des antennes de TF1. Or, les huit nouvelles plaignantes sont d’anciennes salarié de la chaîne. Elle affirment que tout le monde savait ce qui se tramait. Monsieur Mougeotte déclare simplement que l’affaire est entre les mains de la justice. Qu’il ne souhaite donc pas s’exprimer sur le sujet. De même pour Robert Namias, qui était le responsable de l’information de TF1 au moment des faits. Xavier Couture qui était l’ancien haut dirigeant de TF1 ne daigne même pas répondre pour dire qu’il gardera le silence.