Prix des carburants : 100 euros d’aides pour les Français…

Jean Castex a annoncé au JT de 20h de TF1, ce 21 octobre, mettre en place une aide qui devrait soulager le budget des Français : le chèque carburant. Objeko vous donne toutes les informations sur ce sujet qui fait polémique.

Prix des carburants : 100 euros d'aides pour les Français...
© Captures écran TF1 / Istock

Le chèque carburant est la toute nouvelle mesure du gouvernement. Elle permet de maintenir les taxes sur le carburant malgré la flambée des prix à la pompe. Le Premier ministre, Jean Castex, évoque une « indemnité inflation », une compensation. Comme le soulignent divers médias en ligne tels que Auto-moto ou encore Carbu, le prix du litre de gazole a augmenté de 9,7 centimes en un mois seulement.

Durant des semaines, les Français avaient donc espoir que le gouvernement baisse les taxes du l’essence. Mais au lieu de cela, c’est donc le chèque carburant qui fait son entrée. Objeko vous partage les dernières informations sur le sujet, les conditions d’obtention de ce chèque carburant ainsi que son montant.

Le chèque carburant devient une indemnité inflation, impasse sur la baisse des taxes

Le chèque carburant est, selon le gouvernement, la méthode la plus efficace et équitable. Une méthode qui répond ainsi avec performance au problème de la flambée des prix à la pompe. Mais Objeko ne vous surprendra pas en vous disant que tout le monde n’est pas d’accord sur ce point.

« Nous allons décider d’une sorte d’indemnité d’inflation de 100 euros qui sera versée aux français qui gagnent moins de 2 000 euros net par mois. (…) D’abord, les gens qui travaillent, les indépendants, les salariés, les artisans, les agriculteurs, les chômeurs en recherche active d’emploi, les retraités aussi. » détaillait Jean Castex face à Gilles Bouleau sur le plateau du JT de 20h de TF1.

Les réactions sur la Toile ne se font pas attendre et certains dénoncent un paternalisme manipulateur du gouvernement. Ce chèque carburant est alors vu par l’opposition comme une carotte pour faire avancer les ânes en somme. Et le débat n’a visiblement pas fini de faire rage. Cependant, en prenant le parti de ne pas baisser les taxes sur le carburant et en mettant en place ce chèque carburant, ou indemnité inflation, le gouvernement renforce aussi son engagement vis-à-vis de l’incitation à passer aux véhicules électriques.

Cette taxe pèse sur la consommation des produits énergétiques. Elle vise en effet à ralentir la consommation des Français sur les produits polluants notamment. Quand bien même les alternatives ne sont pas toujours abordables ou disponibles. Et que la majorité de la population a besoin de consommer de tels produits pour vivre « normalement ».

Une dépense conséquente mais une compensation insuffisante ?

D’après le gouvernement, le geste est louable bien qu’il ne concerne donc pas la totalité des Français. Jean Castex disait notamment que ce sont environ 38 millions de personnes qui recevraient ce chèque carburant de 100 euros. Et le calcul est vite fait, en rajoutant deux zéros à 38 millions, Objeko leur accorde que la somme est astronomique. Mais d’après les détracteurs de cette mesure, le chèque carburant est bien inférieur au total des taxes que le gouvernement perçoit en retour.

À l’aube des nouvelles élections présidentielles, le gouvernement d’Emmanuel Macron n’a en effet pas intérêt à contrarier les Français. Les futurs électeurs retiendront peut-être plus facilement qu’un « cadeau » leur est fait. Sans compter sur la complexité de la mise en place de telles mesures.

Pour l’obtention du chèque carburant, aucune démarche n’est nécessaire. Ce sont tous les Français qui touchent donc moins de 2 000 euros net par mois qui recevront le chèque carburant, ou indemnisation inflation, de façon automatique. La mesure devrait se mettre en place entre le mois de décembre 2021 et le mois de janvier 2022, d’après nos confrères chez Auto-moto.

Enfin, Jean Castex rappelle que le gouvernement a aussi fait en sorte d’augmenter le pouvoir d’achat des Français durant le quinquennat. Et deux fois plus que durant les quinquennats précédents. Le Premier ministre promet également que ce dernier augmentera en 2021 une nouvelle fois. De telles promesses ne sont pas passées inaperçues. Mais déjà sur la Toile, les opposants dénoncent de nouveaux mensonges. Affaire à suivre.


Julie Bourdin

Julie Bourdin - Rédactrice web passionnée par la culture et par l’actualité. Je me fais un devoir de tenir mes lecteurs informés sur les dernières news.