Que contiennent réellement les bâtons de Surimi ? La réponse de 60 millions de consommateurs…

Il y a quelques heures, 60 millions de consommateurs a dévoilé sa conclusion sur l’enquête liée au surimi.

Que contiennent réellement les bâtons de Surimi? La réponse de 60 millions de consommateurs...
Source: MGC préventions

À l’apéro, dans une salade ou en terrine, les bâtonnets de surimi se mangent à toutes les sauces. Pour montrer qu’il n’est pas forcément très bon de consommer des bâtonnets de surimi, le magazine « 60 millions de consommateurs » a décidé de vous dire ce qu’il y a exactement à l’intérieur. La rédaction d’Objeko va ainsi vous montrer les conclusions. Vous êtes prêts ?

Surimi, qu’est-ce que c’est ?

Avant de vous donner les conclusions de l’enquête, la rédaction d’Objeko a décidé de vous dire qu’est ce que le surimi. Ce que nous savons, c’est que c’est une tradition nippone, qui signifie “poisson haché” en japonais. La France est le deuxième consommateur mondial de surimi, après le Japon évidemment. C’est au début des années 1980 qu’il est mis en vente dans les rayons frais de nos supermarchés, depuis on aime agrémenter nos salades estivales ou autres tagliatelles à la crème de ces bâtonnets de poissons. Mais si le goût est tellement bon, est-ce que ce qu’il y a l’intérieur l’est tout autant ? pas certain.

Tout d’abord, pour qu’un bâtonnet puisse avoir le nom de surimi, doit contenir au moins 30% de poisson, sans qu’une liste précise d’espèces ne soit préconisée. C’est en ce sens-là que 60 millions de consommateurs a pris le temps de passer au crible plusieurs marques afin de déterminer si les normes sont respectées. Sur 14 produits testés, aucun ne dépasse la note de 10,5/20. Si les 30% de poisson sont globalement respectés, avec 43 à 44 % du côté de certaines marques, leurs origines restent encore très flou : « La transparence sur les espèces utilisées, leurs provenances et le mode de pêche est quasi nulle » lisait-on dans les conclusions.

Qu’y-a-t-il exactement dans les bâtonnets ?

S’il y a environ 30% de poisson, on ne sait pas exactement de quel poisson il s’agit. Ainsi, 60 millions de consommateurs a décidé de nous en dire plus :« Il s’agit de morceaux de poissons blancs pêchés en pleine mer, principalement le colin d’Alaska, le merlan bleu de l’Atlantique nord ou encore le merlu blanc provenant des côtes d’Argentine ou du Chili, voire d’espèces asiatiques ». Une fois que l’on sait ça, on se demande maintenant, quels ingrédients sont encore présents dans le surimi. Et bien, sur les produits testés, on retrouve un pourcentage élevé d’eau. D’ailleurs, le magazine déclare que dans certains cas, c’est même le premier ingrédient, loin devant le poisson.

On peut retrouver également : « de la fécule de pomme de terre, de l’amidon de blé, du lait ou blanc d’œuf réhydraté, du colorant, des arômes. Le nombre d’ingrédients varie entre huit et treize« . Autre question que l’on se pose, c’est pourquoi, la couleur du surimi est orange ? Là encore, 60 millions de consommateurs à la réponse. Il s’agit ni plus ni mois, grâce à de l’extrait de paprika. Comme vous le voyez donc, votre produit est ultra transformé et ne ressemble pas du tout au surimi que mange les Japonais. Heureusement, le magazine relève des efforts de la part des industriels qui ont intégrés en quantités limitées les nombreux ingrédients.

Trop de sel dans les bâtonnets de surimi

Comme vous pouvez vous en douter, ce qui a vraiment pêcher dans les tests, c’est l’excédent de sucre. En effet, d’après 60 millions de consommateurs, la quantité est trop importante : »La quantité de sel oscille entre 1,5 et 1,8 g par 100 g, soit presque un tiers des apports journaliers recommandés !« , signale le magazine. Des taux qui peuvent être assez dangereux pour la santé lorsqu’on ne fait pas attention. Evidemment, il y a une explication à cette présente de sel dans les bâtonnets. Il peut s’expliquer par le besoin de retenir les 30 à 40% d’eau qui composent le surimi. A cause de cela, le score nutritionnel des produits est de « Très insuffisant » selon le barème de 60 millions de consommateurs qui recommande d’en manger avec modération.

Et ce trop plein de sel explique l’appétence ressentie pour le surimi. Qu’est-ce que ça veut dire ? C’est simple, dès que vous débutez la consommation des bâtonnets, vous avez envie de manger bâtonnet après bâtonnet. Sachez que c’est le cas pour les aliments salés. Or le sel favorise les maladies cardio-vasculaires et les risques d’hypertension. C’est pourquoi il faut bien veiller à la consommation de cette source de sel supplémentaire. La rédaction d’Objeko est d’accord avec ça, et propose à ses abonnés de faire attention. Attention, rien n’interdit de se faire plaisir de temps en temps avec un surimi. Mais le tout, avec modération.


Mieger Tristan

Passionné depuis tout petit par l'écriture et de nature très curieux, je m'intéresse à tous les sujets !