Salaire des enseignants : Pap Ndiaye promet une grosse augmentation des salaires

Interrogé par le journal "Le Parisien", le ministre de l'Education nationale promet une augmentation des salaires des professeurs débutants en 2023.

© Christophe Ena / AP / SIPA

Pap Ndiaye fait ses premiers pas en tant que ministre de l’Education nationale. Et déjà, il reprend les dossiers urgents de son ministère. En effet, il ne peut ignorer les appels du corps enseignant à voir leurs salaires être revalorisés. Comme le soulignent nos confrères chez France Info, les salaires des enseignants français « sont nettement inférieurs à la moyenne dans les autres pays de l’OCDE ». Cependant, Objeko note que la hausse des salaires des professeurs ne se fera apparemment pas sans conditions.

La première des mesures qui vise la hausse des salaires du corps enseignant concernera les débutants. Pap Ndiaye affirme qu’ils pourront toucher 2 000 euros net par mois. Les enseignants stagiaires et les professeurs titulaires en première année verront donc leurs fiches de paie gonfler d’ici 2023. Dans son interview pour Le Parisien, ce 25 juin, le nouveau ministre de l’Education nationale apporte des détails concrets à son plan de revalorisation des salaires des professeurs.

Pap Ndiaye promet la hausse des salaires des professeurs

Comme nous nous le disions plus haut, la hausse des salaires ne se fera pas sans conditions, ou plutôt sans de « nouvelles tâches », aurait indiqué le ministre. En effet, il va détailler les modalités qui s’attachent à ce plan de revalorisation des salaires des enseignants. Car, rappelons-le, la France fait partie des pays de l’OCDE qui paient le moins bien les représentants de l’éducation de son pays.

L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) est une organisation internationale d’études économiques. Les pays membres sont des pays qui ont en commun un système de gouvernement démocratique et une économie de marché peut-on lire sur le site de l’organisation. Il est aussi indiqué qu’il s’agit d’un forum stratégique international très spécial. Un forum qui tend à promouvoir des politiques qui visent à améliorer le bien-être économique et social des sociétés de ses pays membres. Et Pap Ndiaye souhaite donc faire remonter la France dans ce classement en valorisant le salaire des professeurs.

Inutile sans doute de la préciser, le bien-être économique et social d’un pays passe aussi par le bien-être économique et social de ses fonctionnaires. L’hôpital public et les établissements scolaires sont ainsi les piliers de la bonne santé d’une société. Or, en France, ce sont deux institutions qui vont de plus ne plus mal. Pap Ndiaye entend donc orienter sa fonction de ministre de l’Education en ce sens.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Pap Ndiaye (@pap.ndiayeoff)

Dans les colonnes du journal Le Parisien, il assure que d’ici 2023 les salaires des professeurs démarreraient à hauteur de 2 000 euros net par mois. Or, le ministre n’ignore pas que les salaires étaient beaucoup plus bas. Un reportage de TF1 présentait des salaires compris entre 1 500 et 1 800 euros net par mois pour les professeurs débutants.

Les détails du fond de ce projet

Pour le moment, tout porte à croire que le corps enseignant sera soulagé par cette nouvelle. Cependant, il faudra qu’il prenne son mal en patience pour voir les salaires des professeurs plus anciens revalorisés eux aussi. Le fait de donner la priorité aux débutants c’est une façon de réagir face aux plus bas salaires d’abord. Mais surtout, selon Objeko, une stratégie de Pap Ndiaye pour éviter une pénurie de nouveaux professeurs. En effet, ce métier a beau être une vocation, il est de moins en moins attractifs.

Nos confrères soulignent aussi un autre caractère stratégique de l’annonce du ministre de l’Education nationale. En effet, sa promesse intervient alors que Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, principal syndicat des enseignants du second degré, s’est exprimée sur les ondes de France Inter. Elle avait d’ailleurs prévenu, au début du mois de juin, que l’Education nationale était « quasiment dans un état d’urgence » en raison du manque de professeurs pour la rentrée prochaine.

« Il n’y aura pas, contrairement au mantra ministériel, un professeur devant chaque classe. », avait-elle dit. Invitant évidemment le ministre de l’Education à réagir. Car, la raison de ce manque c’est, selon elle, les salaires qui sont devenus beaucoup trop bas. « Quand un enseignant commence, il gagne 1,14 fois le smic. Dans les années 1980, il gagnait 2,2 fois le smic. », ajoutait la secrétaire générale du Snes-FSU.

Enfin, Objeko vous le disait plus haut, Pap Ndiaye évoque à demi-mots des conditions à une nouvelle hausse des salaires des professeurs. Toujours dans les colonnes du journal Le Parisien, il évoque une « part salariale conditionnée à des tâches nouvelles ». « II s’agit de mieux rémunérer les enseignants et d’ajouter un bonus pour ceux qui voudront aller plus loin. », disait-il. Mais pour le moment, il avouait ne pas être ne mesure de donner plus de détails sur ce volet du projet.