Sylvain Augier, accro à la morphine : l’animateur de France 2 vit un enfer, « Je ne sais plus faire sans »

Le célèbre animateur de France Télévisions a eu ses années de gloire, mais aussi des périodes très difficiles. Objeko revient sur l’accident qui l’a fait descendre aux enfers.

Sylvain Augier, accro à la morphine : l’animateur de France 2 vit un enfer, "Je ne sais plus faire sans"
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Si vous ne le saviez pas, Sylvain Augier a vécu une période sombre dans sa vie. Il a une passion pour les sports extrêmes en tout genre. Un jour, il a un grave accident de parapente… À partir de là, il traverse une descente aux enfers… on vous raconte tout !

Sylvain Augier, un animateur talentueux avant la descente aux enfers !

On se remémore Sylvain Augier grâce à Thierry Ardisson. En effet, ce dernier a été une personnalité phare de la télévision française pendant des années. En trente ans de carrières, ses émissions ont cartonné, comme Tout le monde en parleOn a tout essayé ou encore Salut les Terriens ! Maintenant, Thierry Ardisson réalise beaucoup de vidéos sur YouTube. En effet, l’animateur de 72 ans a créé sa propre chaîne baptisée « INA Arditube ». Ainsi, on redécouvre des extraits cultes de ses anciens programmes. C’est comme ça qu’on a pu se remémorer Sylvain Augier. Le 8 novembre dernier, Thierry Ardisson partage un reportage sur l’animateur et sur son addiction à la morph*ne.

Sylvain Augier est toulousain de naissance. Et il est brillant ! En effet, il a réussi le concours de l’ENA et a travaillé pour plusieurs grands médias comme France Inter, France 2 et TF1 avant son accident. Ainsi, il a longtemps été considéré comme une personnalité importante et reconnue du groupe France Télévisions. Pour rappel, il commence sa carrière en 1979 en tant que journaliste et reporter sur France Inter. Ensuite, il présentera plusieurs programmes phares jusqu’en 1996. Par exemple, « La carte aux trésors », « Faut pas rêver ». Il réalise également des documentaires pour Arte. La liste est longue et nous ne pouvons pas vous citer toutes ces réalisations. En tout cas, tous ses projets lui ont permis de se faire connaître dans l’hexagone, mais aussi à l’étranger. Il a voyagé un peu partout et a découvert beaucoup de paysages. Voici sa philosophie de vie : « J’ai rêvé de voler quand j’étais enfant. Et j’ai fait mienne cette phrase : « Rêve ta vie, ta vie deviendra un rêve ». Donc, quand le drame lui tombe dessus, cela a dû être très dur pour remonter la pente… On vous raconte.

Une passion pour les sports extrêmes !

À côté de ce beau parcours, il a plusieurs passions dans la vie. Notamment, certains sports extrêmes. Par exemple, il adore l’hélicoptère, mais aussi le parapente. Le drame arrive en 1988 dans les Hautes-Pyrénées, où il est victime d’un grave accident de parapente. Il s’en sort vivant par miracle, mais y laisse une partie de son pied droit. En effet, celui-ci a presque été arraché. Suite à cet accident, il va vivre l’horreur. Un dur et long combat contre la souffrance. Forcément, la dépression est passée par là. Il raconte son calvaire qui a duré des années dans son livre L’instant où tout a basculé.

Un miraculé qui a caché sa douleur pendant des années !

 

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Sylvain Augier a caché sa douleur et son mal-être à tout le monde. Quand l’accident arrive et que son pied droit est amoché, il refuse l’amputation. Donc, derrière ce choix, il passera un an et demi à l’hôpital et subira quinze greffes. La souffrance est tellement insoutenable qu’il prendra l’habitude de la morphine. À force, il n’arrive plus à s’endormir et à se réveiller sans médicaments. Les de*lers en blouse blanche ne l’ont pas aidé non plus à stopper. Il expliquera « Ça a été très dur d’arrêter. On s’habitue, on en a besoin ». Il raconte que dans les plus durs moments, il va se sh**ter dans les toilettes avant des rendez-vous importants. La malchance le poursuit, car un accident de moto lui casse son genou. En plus, France 3 ne lui aura pas fait de cadeaux. En janvier 2006, la chaîne annonce son départ en prétextant qu’il n’avait pas récupéré ses capacités. Il apprendra cette nouvelle comme ça du jour au lendemain. Et encore aujourd’hui, il ne sait pas les raisons de son départ : « Cette décision a été difficile. Je n’ai pas très bien compris. Encore aujourd’hui, je ne comprends pas. Mais je n’ai aucune rancune, j’ai pardonné depuis longtemps. », dit-il.

 


Celine Cossa

A la base, chargée de communication dans l’édition, j’ai donc déjà une expérience dans l’écriture et l’image. De nature très curieuse, je me suis toujours intéressée aux médias, à l’actualité et à la culture au sens large. Ainsi, associer mon amour des mots et mon goût pour les news a été une évidence !