TPMP : Cyril Hanouna renversé avec Benjamin Ledit, Guillaume Genton sort de ses gonds

Les chroniqueurs sont bien au courant des polémiques qui concernent le jeune Tiktokeur Benjamin Ledig, lui qui s'est rendu à plusieurs reprises sur le plateau pour exprimer ses idées. Cyril Hanouna décide d'aborder une nouvelle fois le sujet après que le principal concerné ait été condamné pour "préjudice moral". L'occasion pour Gilles Verdez de s'en prendre à Fabrice Di Vizio, une nouvelle fois invité.

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Benjamin Ledig, la course au buzz ? 

Il y a quelques semaines, Benjamin Ledig se fait connaître par le grand public en publiant une vidéo jugée blasphématoire. On le voit en train de danser et de mimer des actes sexuels dans une église. Rapidement, la vidéo fait le tour des réseaux sociaux et les critiques fusent. Les chrétiens se sentent touchés dans leur foi, et nombreux sont ceux à condamner avec fermeté cette vidéo. Plutôt que de s’excuser, Benjamin Ledig surfe sur la vague de la polémique, et publie d’autres séquences blasphématoires. Il indique vouloir faire de même dans une mosquée et achète même un coran… pour l’utiliser comme chiffon. 

Invité à plusieurs reprises sur le plateau de Touche pas à mon poste, le jeune homme dit ne pas vouloir s’excuser. Il brandit la liberté d’expression et de blasphème comme bouclier, même s’il indique ne pas vouloir pour autant faire du mal aux autres. Sa vie change du jour au lendemain, il est agressé et l’adresse de ses parents se retrouve sur Twitter. Pour autant, hors de question d’arrêter. Dans une série de vidéos Tiktok qu’il décide d’appeler ‘la vérité’, le jeune homme se confie finalement sur ses dernières semaines, et décide, comme il le dit, de se montrer tel qu’il est réellement. 

 

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Benjamin Ledig condamné pour sa vidéo

Et si c’était finalement la justice qui avait le dernier mot dans cette histoire et qui décidait si cette vidéo est condamnable ou non ? Car c’est le grand débat. Si Benjamin Ledig reçoit beaucoup de critiques, certains expliquent qu’il ne mérite pas d’être condamné puisqu’il n’a rien fait de mal selon les textes de loi. Pourtant, le jeune homme a été reconnu coupable de préjudice moral par une ordonnance de référé rendue le 22 avril. « Devant la persistance de ce jeune homme à laisser ces vidéos en ligne, son refus de dialogue et de conciliation qui ont été plusieurs fois proposés, j’ai donc pris la décision de porter l’affaire en référé devant le Tribunal judiciaire de Paris« , disait le curé de l’église où a été tournée la vidéo. 

Le dossier s’est donc retrouvé entre les mains de la justice et une décision a été prise : « Toute activité autre que cultuelle doit être autorisée par le curé affectataire. Au cas présent, en réalisant deux vidéos à l’intérieur de l’église Saint-Paul-Saint-Louis puis en les diffusant sur le réseau social TikTok, sans en avoir obtenu l’autorisation préalable du curé, peu importe qu’il s’agisse ou non d’une performance artistique, M. X a manifestement porté atteinte à l’affectation cultuelle des lieux« . 

« La diffusion de ces vidéos à des millions de personnes et le refus de les supprimer a nécessairement causé un préjudice moral à M. Pierre Vivarès en sa qualité de curé affectataire« . 

 

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Un débat houleux dans Touche pas à mon poste

Les chroniqueurs de TPMP ont pu donner leur avis concernant cette décision de justice. Gilles Verdez, pourtant généralement du côté de la loi, parle d’une « décision scandaleuse et délirante ». « Tout est fou dans cette histoire. Laissez Benjamin s’exprimer ! », lance-t-il à Fabrice Di Vizio, invité ce soir-là. Pas de quoi inquiéter l’avocat : « Le problème avec Gilles Verdez est qu’il a l’art et la manière de commenter les trucs qu’il n’a pas lus ».

Mais c’est mal connaître Gilles Verdez qui est d’humeur à attaquer plutôt qu’à défendre : « Tu ne vas pas recommencer. Ça fait des mois que tu as des documents bidon sur le Covid et là… ». Mais il est coupé par Cyril Hanouna qui regrette le ton agressif de son chroniqueur. 

C’est finalement Guillaume Genton qui a le mot de la fin et qui résume la pensée de la quasi-totalité des personnes présentes sur le plateau, qui considèrent avoir tendu la main au jeune homme quelques semaines en arrière, sans résultat : « La liberté d’expression, c’est exprimer des idées, réfléchir, porter un regard sur quelque chose. Là, c’est le vide intersidéral. Benjamin Ledig se vante de faire parler de lui comme si c’était formidable… Vous arrivez à avoir de la pitié pour ce jeune homme. Mais vous êtes fous ? ».