TPMP : une chroniqueuse porte plainte, gros chamboulement pour Cyril Hanouna sur C8

C'est une affaire qui ne concerne pas la télévision, mais le journalisme français. Après avoir publié un article mensonger, Le Point affronte une tempête de critiques.

© C8

L’article mensonger du Point sur Raquel Garrido et Alexis Corbière

TPMP: C’est un coup de tonnerre qui remue la sphère politique pendant quelques heures. Le journaliste du Point, Aziz Zemouri, publie un article à charge contre Raquel Garrido et Alexis Corbière. Il les accuse d’employer une femme de ménage sans titre de séjour. De plus, ils auraient promis à cette dernière de régulariser sa situation si Jean-Luc Mélenchon est élu Président de la République française. L’article est massivement partagé. Le couple réagit rapidement par le biais de leur avocat. « Tout est faux« , clame-t-il. Mais le mal est fait, la nouvelle se répand. L’article est toujours en ligne malgré le démenti. Des captures d’écran du présumé échange entre Raquel Garrido et son employé.

Le doute s’installe alors. En effet, ces captures d’écran n’ont pas l’air véridiques. Olivier Tesquet, spécialiste des questions numériques pour Télérama, s’interroge. « Fautes de conjugaison grossières, photo de profil identique à celle de son compte Twitter, cet échange a été authentifié ? » Le journaliste a-t-il bien fait son travail ? Ou a-t-il publié (trop) rapidement un article à charge, avec des accusations graves, mais qui font le buzz?

La deuxième option est visiblement la bonne puisque Le Point finit par supprimer l’article, et s’excuse : « Les vérifications complémentaires que nous avons menées nous ont révélé que des erreurs et manquements à la prudence avaient été commis« , explique Etienne Gernelle, le directeur du Point. Il précise qu’un enquête se poursuit « pour comprendre ce qui s’est passé » et présente ses « excuses plates et sincères » à Alexis Corbière et Raquel Garrido.

 

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La réponse du couple au Point

L’homme et la femme politique décident de ne pas en rester. Dans un premier lieu, ils répondent au Point. Leur réponse est même disponible sur le site internet du magazine d’actualité. Raquel Garrido regrette le manque d’investissement du journaliste, qui n’a pas fait son travail. Jamais la député n’a été interrogée au sujet de cette présumée femme de ménage qu’elle emploie.

« ​​Monsieur Zemouri ne nous a pas non plus interrogés sur le fait de savoir si nous aurions été alertés suite à la prétendue interpellation de cette dame par la police, en présence de l’une de nos filles« .

Elle précise par la suite n’avoir jamais eu besoin de s’offrir les services d’une nounou pour ses filles : « Voici les vérités que nous entendons rétablir ici, qu’une enquête contradictoire aurait certainement permis de mettre en évidence. Nous n’avons pas de nounou pour s’occuper de nos filles de 22, 19 et 9 ans. Les grandes n’ont d’évidence pas besoin d’être gardées et la dernière est gardée en famille depuis sa naissance« .

Elle termine sa lettre en expliquant qu’elle allait porter plainte pour la parution de cet article : « Nous avons donc chargé notre avocat de déposer une plainte pour diffamation ainsi qu’une plainte contre X pour faux et usage, dans l’espoir que la lumière soit faite sur l’origine et le récit de cette fausse information« .

 

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Raquel Garrido s’exprime sur le plateau de TPMP

Le lendemain de la parution de l’article, alors qu’elle est en pleine tempête médiatique, Raquel Garrido se rend sur le plateau de Touche pas à mon poste. Elle sait que son ami Cyril Hanouna lui laissera le temps pour dire la vérité. Elle bénéficie en outre d’une belle tribune. L’émission dépasse allégrement le million de téléspectateurs, et tutoie généralement les deux millions.

Ainsi, elle ne cache pas que la parution de cet article mensonger l’a énormément affecté, physiquement comme mentalement : « Je suis dans un état de choc. Je suis dans un état d’épuisement physique et mental avancé. Je ne souhaite pas ça à mon pire ennemi. A 15h, je vois tomber l’info sur les réseaux sociaux. Je récupère l’article et je lis une personne sans papiers, d’origine algérienne,, aurait promené mon enfant et la police les aurait interpellés ».

Et même si l’article est désormais supprimé, elle considère que « le mal est fait« . « Je vais essayer d’obtenir justice. Je ne pardonnerais jamais que mes enfants soient traumatisés, ni que ma fille de 19 ans ait dû répondre aux questions d’un journaliste. On essaie de les protéger et ils ont été trainés dedans. On porte plainte pour diffamation contre Le Point et contre le journaliste. Je veux savoir d’où ça vient !« .