Un bébé de 9 semaines secoué gardera des séquelles à vie, d’autres violences soupçonnées…

Aussi triste soit-il, ce fait-divers ne serait que l'arbre qui cache la forêt. Sans plus attendre, Objeko vous raconte le point de vue de tous les protagonistes de cette sombre affaire. Et croyez-nous, vous avez tout intérêt à préparer la boite de mouchoirs !

© Istock

On ne devrait jamais avoir à entendre ou lire de telles histoires sur un bébé. En tout cas, cette affaire défraie la chronique !

Panique à bord pour ce bébé !

2022 commençait bien pour ce couple. Dès le mois de février, la cigogne leur amène le plus beau des cadeaux sur un plateau. Or, très vite, les choses vont déraper jusqu’à atteindre un point de non-retour. Pour les copains ou la famille qui ont eu la chance de faire la connaissance de ce bébé à la maternité, il y a un changement de taille. Et si le coupable se trouve parmi les proches ? Convoqués par la police, puis par la justice, les parents vont devoir répondre de leurs actes. Cher ami d’Objeko, accrochez-vous en bouclant votre ceinture. Nous vous garantissons que vous n’allez pas ressortir indemne de la lecture de notre article.

Ce bébé de 9 semaines marqué à vie !

Deux mois après son arrivée, ce bébé se rend aux urgences. Incapable de respirer seule, les médecins de garde examinent ce nourrisson sous toutes ses coutures. L’objectif est de déterminer ce qui a pu causer cette catastrophe afin qu’elle ne se reproduise pas. Rapidement, ils apprennent que le bout de chou était sous la responsabilité du beau-père. Au fur et à mesure des investigations, le personnel soignant relève des éléments étranges. Par exemple, cet « hématome sous-dural, témoin d’un traumatisme au cerveau » ou bien ces « bleus sur les joues » ne sont certainement pas naturels. En ce qui concerne son épiderme, ils notent qu’elle est aussi blanche un fantôme. Finalement, le fait que son c*rps soit mou renforce ce sentiment d’horreur.

C’est l’évidence, ils doivent absolument avertir la police qu’ils ont face à eux un bébé secoué. Derrière ce terme médical se cache une profonde tragédie. En effet, c’est souvent un membre de l’entourage qui en est l’instigateur. Dans ce fait-divers, le principal suspect mettra un peu de temps avant d’avouer la terrible vérité. Incapable de reconnaitre qu’il a pu causer du tord à cet enfant, il tentera de justifier comme il le peut. A priori, son seul souhait à l’instant T était qu’elle « arrête de pleurer. » Constatant qu’elle a viré au blanc et que son regard est « vide », il essaie de la faire réagir. Sans clairement identifié le mal qui ronge sa victime, lui aussi a remarqué que quelque chose clochait au niveau de la respiration ou de la dureté du c*rps.

Succession de chocs pendant le procès !

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par MesOpinions (@mesopinions)

Mais pendant ces minutes où tout a basculé, que faisait la mère de ce bébé ? Visiblement, elle aurait eu des suspicions à l’encontre de son compagnon, mais a choisi de les dissimuler au fond de sa carapace. Au premier abord, on pourrait croire que la justice se montrera intraitable avec un tel comportement. Pour autant, l’avocate de la génitrice essaie de justifier son attitude afin d’obtenir la relaxe. « Elle a déjà perdu un enfant [qui] avait 4 mois. » En précisant la nature de cet ancien « traumatisme« ,  elle pense que les deux affaires sont malheureusement liées. Ce « manque de discernement« , soyez sûrs et certains que sa cliente le regrette. Très persuasif, l’accusé aurait réussi à lui faire gober bien des couleuvres.

Vient l’heure des réquisitoires. Maître Charlotte Deboislaville insiste sur un point. Son client n’a pas agi avec une volonté de nuire à ce bébé, mais bien pour qu’elle arrête de pleurer. Hélas, il semblerait qu’en quelques mois d’existence, ce nourrisson soit la malheureuse victime d’autres épisodes de cet acabit. Chaque année, la protection de l’enfance déplore l’augmentation des cas. Entre 200 et 400 subissent le même sort. Le constat des autorités sanitaires est sans appel. Au moins un sur dix succombe à ses blessures.

Comme toujours dans ce genre de cas, un avocat est là pour défendre le bébé et c’est tant mieux. Émue, Maitre Murielle Bellier décrit son ressenti. « J’ai un sentiment amer. Certaines ecchymoses sont plus anciennes. » Pour preuve, elle ne supporte pas le bruit et « sursaute au moindre » son inconnu. Pour elle, c’est le signe qu’il y a eu des antécédents. Aujourd’hui, est-ce que les 18 mois de prison ferme de son bourreau suffiront à apaiser ses souffrances ? Non, puisque rien ne sera plus jamais comme avant. En grandissant, ce bébé « aura des séquelles à vie [tels que cet] œil qui part dans tous les sens, sa tête ne tient pas au tronc et a une jambe qui tressaille. » 

Merci à nos confrères de journal Le Parisien-Aujourd’hui en France