Wearables : des ventes en hausse mais encore limitées dans l’Hexagone

D’après les dernières études réalisées par l’institut Gfk, les wearables se vendent de mieux en mieux. Mais la France reste loin des pays les plus friands de ce type d’objet.

Un marché en croissance malgré des difficultés

Prédits comme les objets indispensables du futur, les wearables ont finalement bien du mal à s’imposer. L’année 2016 aura été particulièrement dure pour les montres connectées avec la disparition de Pebble et Vector, deux start-ups rachetées par Fitbit. Même cette dernière semble présenter des signes de faiblesse, tout comme Apple qui reste malgré tout en tête de course. D’autres constructeurs bien classés en 2014-2015 ont carrément laissé tomber ce marché comme Motorola. Et ce n’est pas l’arrivée d’Android Wear 2.0 de Google qui semble changer la donne.

Malgré tout, les ventes ont augmenté dans notre pays depuis 2015, passant de 210 millions d’euros à 253 millions d’euros l’année suivante, tous wearables confondus.

Etudes werables ventes

Source : institut Gfk

On constate donc que le grand public est malgré tout attiré par les montres connectées et les traqueurs d’activité. Ces derniers remportent d’ailleurs la palme du succès en France mais aussi en Europe avec plus de 53% d’utilisateurs tous wearables confondus. Les smartwatches restent en seconde position avec 32% d’utilisateurs dans la zone européenne.

Vente de smartwatches en Europe 2016

Source : institut Gfk

On constate que la France est la troisième plus grosse consommatrice de wearables en Europe. Il semble bien que malgré des ventes inférieures aux estimations, il y ait un certain intérêt pour ces objets connectés. La baisse de prix globale de ces appareils n’y est probablement pas étrangère, les smartwatches coûtant 7% moins cher et les traqueurs d’activité 9% moins cher en moyenne que les années précédentes.

Les wearables au service de la santé

Les traqueurs d’activité remportent donc la majorité des suffrages dans le cœur des français (et des européens). D’après les études, ces objets connectés sont utilisés avant tout pour maintenir une bonne condition physique (55%), se motiver à pratiquer du sport (50%) et se motiver à manger/boire plus sainement (34%). Au rang des usages les moins plébiscités, on retrouve le besoin de compétition avec d’autres utilisateurs (8%) et l’entrainement pour un exercice spécifique (14%).

Chiffres traqueurs d'activité

Source : institut Gfk

Les traqueurs d’activités sont donc avant tout des objets vus comme aidant au maintien de la forme. De par leur précision souvent moyenne, ils ne sont pas employés pour des exercices spécifiques. On constate aussi qu’ils ne servent pas à la compétition, malgré de nombreuses applications connectées proposant des classements ou des défis à plusieurs utilisateurs d’une même marque.

Mais alors pourquoi n’y-a-t’il pas eu l’explosion marketing prévue il y a de cela quelques années ? La principale cause est apparemment le manque de notoriété auprès du grand public. Les français semblent avoir des doutes quant à la réelle pertinence des traqueurs et les éventuels bénéfices pour la santé. Environ 37% des personnes estiment que ces produits n’apportent pas l’effet escompté. Les prix élevés restent aussi un obstacle pour 31% des utilisateurs, même si comme nous l’avons vu plus haut ils ont baissé ces dernières années.

On constate aussi que leur répartition est très inégale sur le sol français, avec 42% d’utilisateurs rien que dans le bassin parisien. Le sud-est et la méditerrané viennent ensuite avec 13% chacun. Ces écarts énormes peuvent provenir de la distribution et la mise en avant dans les magasins, plus nombreux en zone urbaine.

Possession de wearbles en France

Source : institut Gfk

Il ne reste plus qu’aux constructeurs et distributeurs à pousser leurs efforts pour produire des wearables toujours plus précis et abordables. Du côté des smartwatches, l’amélioration de l’autonomie sera probablement le plus gros point à travailler dans le futur. C’est du moins ce qui me décidera à changer mon MiBand 2 pour une vraie montre connectée.

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