WhatsApp, iMessage : voici les apps de messagerie qui vous espionnent selon le FBI

Certaines applications ne protègent pas du tout vos données personnelles. C’est ce que nous allons vous dévoiler dans cet article.

WhatsApp, iMessage : voici les apps de messagerie qui vous espionnent selon le FBI
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Vous êtes surveillés sur le web, c’est bien connu. Mais, est-ce que certaines applications protègent vos informations privées ? Toutes les messageries ne possèdent pas la même sécurité. Le FBI vient de dévoiler toutes les applications qui partagent vos données avec le gouvernement. Le célèbre WhatsApp utilisé par beaucoup de personnes serait dans le viseur.

WhatsApp : vos conversations ne sont pas protégées !

 

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Un document vient d’être découvert par Rolling Stone. Celui-ci indique que le FBI utilise les données personnelles d’iMessage et WhatsApp. Ainsi, les états peuvent accéder à tous vos messages, photos, historiques via ces messageries. Et, apparemment, la porte est grande ouverte chez WhatsApp comparé à d’autres applications. En effet, cette dernière vous permet d’accéder à plus de choses. Le document en question explique la possibilité et la « capacité du FBl à accéder légalement au contenu et aux métadonnées des applications de messagerie sécurisée ».

D’ailleurs, c’est le cas aussi des autorités américaines qui ont accès très simplement à vos communications sur WhatsApp, Meta le nouveau nom du groupe Facebook ainsi qu’iMessage d’Apple. Le FBI peut déposer un mandat de perquisition ou une assignation grâce aux informations découvertes dans ces applications. Pourtant, ces applications de messagerie s’expriment régulièrement sur la sécurité des données, grâce au chiffrement de bout en bout. iMessage et WhatsApp ne vous apportent donc pas une grande sécurité malgré ce qu’ils laissent croire.

iMessage : un allié du FBI !

Voici ce que nous apprend la directrice technique du Centre pour la démocratie et la technologie, Mallory Knodel, « Apple a chiffré iCloud, mais ils ont toujours les clés, et tant qu’ils ont la clé, le FBI peut la demander ». Cela signifie avec des mots plus simples, qu’avec une simple demande au tribunal ; vos informations privées iMessage peuvent être remises au FBI ou au gouvernement. En effet, le document du FBI souligne qu’Apple doit donner toutes les informations détenues de ses abonnés. Notamment, sur un historique de 25 jours. Par exemple, ces informations peuvent être des recherches sur des personnes en particulier.

Par contre, les données ne prennent pas en compte les messages réels ni si ces messages ont été échangés entre plusieurs utilisateurs. iMessage ne fait pas figure d’exception dans les applications de messageries espionnées. En effet, d’après le document du FBI, nous pouvons citer aussi Line, Telegram, Viber, Signal, Threema, WeChat et Wickr. Mais, certaines d’entres elles sont plus protectrices avec leurs utilisateurs. En effet, par exemple, Telegram qui refuse de fournir l’adresse IP ou encore les numéros de portable en cas de doute sur un terroriste. De plus, Signal ne fournit que la date et l’horaire d’enregistrement de la dernière utilisation de la messagerie. Tandis que WhatsApp partage tout et n’a aucune restriction ! Toutes vos données sont apportées sur un plateau d’argent, on vous explique ci-dessous.

WhatsApp : le meilleur ami du FBI ?

En effet, il apparaît que c’est WhatsApp qui partage vos données personnelles sans aucune limite. D’après le document “Lawful Access” du FBI, cette application fournit en temps réel toutes les informations et activités des utilisateurs. En réalité, elle n’est pas du tout sécurisée. D’après le FBI, avec un mandat de perquisition, WhatsApp donne aux gouvernements les contacts du carnet d’adresses de la personne en question, mais aussi celui des autres utilisateurs en contact. Bien sûr, le FBI livre aussi les messages et tout leur contenu.

Un élément encore pire, c’est que WhatsApp créée des métadonnées sur chaque utilisateur qui se génèrent toutes les quinze minutes. Ces métadonnées indiquent qui et quand un individu envoie des messages, mais aussi les autres utilisateurs qui se trouvent dans le carnet d’adresses. Cela va très loin. De plus, toutes ces démarches sont très simples pour le FBI. En effet, « si la cible utilise un iPhone et que les sauvegardes iCloud sont activées, les informations stockées sur iCloud peuvent contenir des données WhatsApp, dont notamment le contenu des messages ». WhatsApp va réagir et limiter cet espionnage avec une nouvelle mise à jour. Cette dernière va améliorer la sécurité du dispositif de sauvegarde.

Par contre, ce n’est pas une nouvelle si surprenante que ça. En effet, il y avait déjà vu dans la presse que WhatsApp mentait sur son chiffrement de bout en bout de la messagerie. Edward Snowden, un lanceur d’alerte, avait dévoilé l’information en 2019 en indiquant le manque de sécurité de WhatsApp. « La facilité avec laquelle le FBI surveille nos données en ligne, fouillant les détails intimes de notre vie quotidienne, nous menace tous et ouvre la voie à un régime autoritaire », explique Yan Shapiro, le directeur exécutif de Property of the People, pendant un entretien avec Rolling Stone.

 

 


Celine Cossa

A la base, chargée de communication dans l’édition, j’ai donc déjà une expérience dans l’écriture et l’image. De nature très curieuse, je me suis toujours intéressée aux médias, à l’actualité et à la culture au sens large. Ainsi, associer mon amour des mots et mon goût pour les news a été une évidence !